L’étude des mécanismes fondamentaux de l’oncogénèse s’appuie sur un réseau de plus de 200 équipes de recherche labellisées par une université d’Ile-de-France, l’Inserm ou le CNRS. Les compétences existent dans tous les domaines de la biologie cellulaire et moléculaire, de l’immunologie et de l’infectiologie, de l’embryologie et du développement, de la chimie et du médicament, et de l’intégration des données pour apporter des réponses aux questions évoquées. Le rôle du Cancéropôle est d’accompagner l’appropriation des progrès technologiques (haut-débit, analyse de données, imagerie cellulaire et moléculaire, analyses à l’échelle uni- ou pauci-cellulaire), de favoriser le travail en réseaux autour de programmes (incluant l’organisation de manifestations scientifiques incitatrices), et de valoriser les projets conduisant à une preuve de concept.
La recherche translationnelle et clinique s’appuie sur les équipes de recherche labellisées connectées, pour la plupart d’entre elles, à un réseau de plus de 200 services dédiés à la cancérologie, au sein de l’AP-PH et de centres de lutte contre le cancer. Ce réseau permet la collection et l’analyse des échantillons tumoraux, la mise au point de modèles animaux et d’outils d’analyse (imagerie), la mise en œuvre d’études physiopathologiques, l’analyse de l’hétérogénéité tumorale, la recherche de bio-marqueurs et de cibles. Ce réseau permet aussi des travaux de pharmacologie (pharmacologie moléculaire, pharmaco-génomique, pharmaco-économie) et des études précliniques que le Cancéropôle se donne pour mission de renforcer lorsqu’elles favorisent le progrès thérapeutique et la valorisation économique.
La recherche en épidémiologie et en sciences humaines et sociales vient compléter le dispositif. Les équipes de recherche en épidémiologie gèrent des registres et des cohortes de sujets sains et de patients et identifient des facteurs de risque qu’elles cherchent ensuite à corriger ou réduire. L’émergence des sciences humaines et sociales permet de prendre en compte les aspects sociologiques, psychologiques, anthropologiques, nutritionnels, éthiques et économiques de la maladie cancéreuse. Le Cancéropôle s’est donné comme objectif de participer, par les travaux qu’il soutient et coordonne, à la réduction des inégalités face à la maladie.