Les plateformes : actrices de la recherche sur le cancer

Le groupe de travail “Plateformes technologiques” du Cancéropôle Île-de-France a organisé le 15 mars 2019 un symposium visant à coordonner le développement technologique des plateformes franciliennes à l’horizon 2030.

Les réflexions menées pendant la journée ont porté sur les futures technologies (quelles technologies émergeront et amélioreront la recherche), les limites actuelles (financement, partenariats complexes, techniques…) et sur l’organisation des plateformes. Des experts internationaux invités pour cette journée ont partagé leur expérience dans des domaines allant de la bio-informatique à la thérapie, en passant par l’imagerie et l’immunologie. Les plateformes franciliennes, quant à elles, ont présenté leur activité lors de sessions posters. Cette journée était soutenue par les sociétés Bruker et Fluidigm.

L’objectif de la journée : alimenter les réflexions et faire émerger de manière concertée des orientations futures pour les plateformes franciliennes.

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Coordination de la journée

Groupe de travail Plateformes technologiques, coordonné par Sergio Roman-Roman et Jessica Zucman Rossi.
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Compte-rendu multimédia de la journée

INTRODUCTION

Le Président du Cancéropôle IDF, Président du Cancéropôle Île-de-France, ouvre cette journée dédiée aux technologies de pointe pour la recherche sur le cancer, et souhaite à tous les participants de repartir avec de nouvelles idées et approches sur la question.

Hervé FRIDMAN, Cancéropôle IDF

BIOINFORMATIQUE & DATA SCIENCE

LES PLATEFORMES DE BIOINFORMATIQUE DANS LA TEMPÊTE DE LA GÉNOMIQUE

Les progrès rapides des technologies de la génomique et la diversité des environnements dans lesquels la génomique est un élément clé, des instituts de recherche aux hôpitaux, posent un défi considérable à l’organisation des installations de recherche en général et de la bioinformatique en particulier. À l’avenir, ces demandes ne feront qu’augmenter à mesure que le besoin de considérer d’autres sources, y compris les images, les appareils à distance et les sources textuelles (DSE ou publications), augmentera. Pour Alfonso VALENCIA, la communauté a la responsabilité de développer des solutions évolutives s’appuyant sur les infrastructures publiques (matériel, bases de données et logiciels) et en liaison avec l’expertise scientifique locale. Ces projets de collaboration devraient être accessibles aux bioinformaticiens, aux biologistes et aux cliniciens, et intégrer le besoin évident de formation interdisciplinaire. Il a abordé ces sujets à la lumière de son expérience dans les domaines de la science, des plateformes de service, des infrastructures de soutien et des organisations professionnelles.

ALFONSO VALENCIA – Barcelona Supercomputing CenterDiaporama

PLATEFORMES DE SERVICES ET FAIR DATA POUR LA RECHERCHE SUR LE CANCER

Les plateformes sont essentielles à la production structurée d’ensembles de données à grande échelle allant de la génomique et de la transcriptomique à la protéomique et à la métabolomique. Sven NAHNSEN a parlé du besoin des plateformes pour permettre des soins personnalisés et axés sur les données ainsi que des recherches de pointe sur le cancer. Il a également discuté du rôle des données massives, de l’autonomisation des usagers cliniques et de l’analyse automatisée des données pour l’intégration de données hétérogènes sur le cancer. Comme exemple d’utilisation de la plateforme, il a présenté l’infrastructure de données de QBC appliquée aux études oncologiques ainsi que l’approche de Tübingen pour l’individualisation de la thérapie du cancer par des vaccins à base de peptides.

SVEN NAHNSEN – Quantitative Biology Center, University of TübingenDiaporama

MACHINE LEARNING POUR LA MÉDECINE DE PRÉCISION

La capacité à recueillir des données pour caractériser finement l’état d’un patient, à l’aide par exemple de technologies génomiques et d’imagerie, ouvre la voie à des stratégies thérapeutiques adaptées à chaque patient individuellement. Le machine learning est aujourd’hui la principale technologie utilisée pour optimiser ces stratégies, basée sur l’analyse automatique de grandes quantités de données. Jean-Philippe VERT a parlé de certains progrès récents dans ce domaine, ainsi que des défis qui restent à relever.

JEAN-PHILIPPE VERT – Google Brain, FranceDiaporama

SCREENING & THÉRAPIE

PROFILAGE DE LA RÉPONSE MÉDICAMENTEUSE POUR UN TRAITEMENT PERSONNALISÉ DE LA LEUCÉMIE PÉDIATRIQUE

En dépit d’une grande amélioration de la survie des enfants atteints de leucémie lymphoblastique aiguë, le traitement de la leucémie aiguë récidivante et réfractaire reste difficile. L’équipe de Jean-Pierre BOURQUIN et Beat BORNHAUSER a établi une approche de médecine de précision fonctionnelle pour identifier les vulnérabilités spécifiques de la maladie résistante. L’idée est d’orienter les décisions de traitement à l’aide de tests de médicaments en temps réel sur des échantillons prélevés chez les patients. Leur approche de dépistage fonctionnel est basée sur une puissante plateforme d’analyse automatisée basée sur l’imagerie qui génère des profils de réponse des cellules leucémiques dérivées des patients aux
agents chimiothérapeutiques actuels et nouveaux. Ceci permet de détecter une forte activité anti-leucémique des agents thérapeutiques disponibles ou nouveaux et des médicaments auxquels une leucémie donnée est résistante. Grâce à leur approche fonctionnelle, ils ont pu détecter une activité inattendue et très pertinente d’agents thérapeutiques chez des patients atteints d’une maladie réfractaire, ce qui a permis d’obtenir des réponses thérapeutiques en clinique.

BEAT BORNHAUSER – Children’s Hospital, University of ZurichDiaporama

LES ORGANOÏDES DE TUMEUR DE LA TÊTE ET DU COU COMME PLATEFORMES POUR LA MÉDECINE PERSONNALISÉE

Des études antérieures ont décrit les organoïdes tumoraux comme pouvant modéliser la diversité des types de carcinomes humains existants. Else DRIEHUIS présente ici les conditions d’une culture à long terme d’organoïdes muqueux humains. À l’aide de ce protocole, un panel de lignées organoïdes dérivées du carcinome épidermoïde de la tête et du cou (HNSCC) a été établi. Ce panel récapitule les caractéristiques génétiques et moléculaires précédemment décrites pour le HNSCC. Les organoïdes conservent leur potentiel tumorigène lors de la xénotransplantation. Elle observe par ailleurs des réponses différentielles à un panel de médicaments incluant le cisplatine, le carboplatine, le cetuximab et la radiothérapie in vitro. Le dépistage de médicaments révèle une sensibilité sélective à des drogues ciblées qui ne sont normalement pas utilisées dans le traitement des patients atteints du cancer du sein avec HNSCC. Ces observations peuvent inspirer une approche personnalisée de la prise en charge du HNSCC et élargir le répertoire des médicaments du HNSCC.

ELSE DRIEHUIS – Hubrecht InstituteDiaporama

PHÉNOTYPAGE MULTIPARAMÉTRIQUE : IMAGERIE & IMMUNOLOGIE

CARTOGRAPHIE MOLÉCULAIRE ET CELLULAIRE HAUTEMENT MULTIPLEXÉE DES TISSUS DES CANCERS DU POUMON ET DU SEIN EN 2 ET 3 DIMENSIONS À L’AIDE DE LA CYTOMÉTRIE DE PASSE PAR IMAGERIE

Une compréhension holistique des structures des tissus et des organes exige que les constituants moléculaires puissent être détectés dans leur contexte original. La cytométrie de masse par imagerie (IMC) permet de détecter jusqu’à 50 antigènes et acides nucléiques spécifiques simultanément à l’aide d’anticorps à marqueurs métalliques ou de sondes d’acides nucléiques, respectivement. Raul CATENA et son équipe utilisent l’IMC et une nouvelle variante en 3D, la tomographie de masse, pour effectuer une analyse phénotypique approfondie de centaines de tumeurs afin de déchiffrer et de mieux comprendre la composition du microenvironnement tumoral. Leurs données, après une analyse approfondie à l’aide d’outils informatiques avancés, révèlent une hétérogénéité spatiale et cellulaire, des interactions préférentielles de cellule à cellule, des motifs détaillés d’architecture tissulaire et des micro-environnements uniques. L’IMC et la tomographie de masse fournissent des informations précieuses sur le microenvironnement tissulaire, la compréhension de son environnement cellulaire, l’organisation des tissus, les interactions moléculaires entre ses composants et donc les bases fondamentales de la malignité des cancers.

RAUL CATENA – Institute for Molecular Life Science, University of ZurichDiaporama

BIOIMAGING AUSTRIA-CMI : IMAGERIE MULTIMODALE CORRÉLÉE À DIFFÉRENTES ÉCHELLES

Le Correlated Multimodal Imaging Node Austria (CMI) est l’initiative officielle autrichienne de bio-imagerie en Europe des plus grands experts en imagerie en Autriche. Il a été créé sous la forme d’un consortium de huit universités et instituts de recherche de Vienne et de ses environs (www.bioimaging-austria.at) afin d’être pionniers en imagerie multimodale corrélée à différentes échelles dans les sciences du vivant. L’imagerie corrélée recueille des informations holistiques sur l’échantillon selon deux modalités complémentaires ou plus qui – combinées séquentiellement – créent une vue composite très informative de l’échantillon. Le CMI offre une multitude de technologies d’imagerie de base et de pointe, de l’IRM à la microscopie à super-résolution, de nombreux pipelines d’imagerie multimodale corrélée et divers services de soutien, comme l’analyse des données et des images, aux chercheurs et aux scientifiques à l’échelle nationale et internationale. Les techniques d’imagerie du CMI couvrent toute la gamme de résolution des études précliniques et biologiques et fournissent des informations complémentaires sur la structure, la fonction et la composition moléculaire des échantillons. Plus de 30 techniques d’imagerie permettent à la fois l’imagerie in vivo et ex vivo et l’analyse moléculaire. En particulier, le CMI développe et met en place des flux de travail multimodaux entièrement nouveaux à la pointe de l’imagerie corrélée, qui peuvent impliquer plus de deux modalités d’imagerie. Le CMI va explicitement au-delà de la CLEM (microscopie électronique et de la lumière corrélative) et de l’imagerie hybride, et fait ainsi progresser considérablement le domaine de l’imagerie corrélée. Au cours des dernières années, l’imagerie et les plates-formes d’imagerie ont évolué rapidement et imposent des exigences élevées en matière de technologie, d’innovation et de gestion. Avec la création du CMI, l’Autriche répond au besoin naissant dans la recherche internationale de plates-formes centralisées avec des approches d’imagerie à la fois hautement spécialisées et holistiques.

ANDREAS WALTER – BioImaging Austria CMI

PLASTICITÉ, ENGORGEMENT ET REMODELAGE TISSULAIRE PENDANT L’INVASION ET LES MÉTASTASES

L’invasion unicellulaire ou collective résulte de la coordination de l’adhésion cellulaire, de la déformabilité et de la dynamique de l’actine par rapport à l’environnement tissulaire. Lorsqu’elles sont surveillées in vivo, à l’aide d’une deuxième et d’une troisième génération de multiphotons intravitaux harmoniques et d’une microscopie à fluorescence, les microniches tissulaires fournissent des pistes favorisant l’invasion qui permettent une migration collective le long des pistes les plus résistantes. En tant que voies principales, le guidage par contact non destructif est assuré par des pistes périmusculaires, vasculaires et neurologiques multi-interfaces préformées de topographie 1D, 2D et 3D, fournissant un substrat pour les invasions dépendantes ou non de l’intégrine. L’analyse ultrastructurale 3D révèle qu’un espace confiné de moindre résistance est fourni par des conduits tissulaires constitutifs (« autoroutes «) dont la géométrie, la nanotropographie et la composition moléculaire sont les principales voies d’invasion par guidage par contact combiné à un mécanisme de « blocage « cellulaire. De façon constante, des sphéroïdes de mélanomes mésenchymateux ou de cellules tumorales épithéliales sont passés d’une dissémination collective à une dissémination unicellulaire face à des tissus 3D de faible confinement, en fermant les voies intégrine et cadhérine, alors que l’acquisition de la densité tissulaire des jonctions cellule-cellule et la polarisation et migration supracellulaire se faisaient plus fréquentes. En conclusion, l’invasion du cancer est maintenue par des programmes physico-chimiques qui équilibrent l’adhésion intrinsèque des cellules et le couplage mécanique avec l’espace physique et les repères moléculaires rencontrés.

PETER FRIEDL – Radboud University

CONCLUSION

Philippe HUPE

PHILIPPE HUPE – Institut Curie

14e Colloque annuel : Résistances Thérapeutiques

Le 18 janvier 2019, le Cancéropôle Île-de-France a organisé son colloque annuel sur le thème des résistances thérapeutiques. Cette journée, soutenue par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, a été coordonnée par Sergio Roman-Roman (Institut Curie) et Eric Deutsch (Gustave Roussy).

La résistance aux thérapies anticancéreuses, qu’elle soit primaire ou secondaire, a de lourdes conséquences en terme d’efficacité de traitement. C’est pourquoi des travaux de recherches sont menés, notamment sur l’hétérogénéité de la tumeur, dans le but de contrer les résistances et trouver des stratégies thérapeutiques adaptées.

Lors de ce Colloque, le sujet de la résistance thérapeutique a été discuté à travers différentes thématiques :

  • Immunothérapie
  • Radiothérapie
  • Marqueurs circulants
  • Thérapie ciblée

Les jeunes chercheurs lauréats du prix 2019 du Cancéropôle Île-de-France ont également présenté leurs travaux.

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Coordination de la journée

Sergio ROMAN-ROMAN (Institut Curie), Eric DEUTSCH (Gustave Roussy)

Compte-rendu multimédia de la journée

INTRODUCTION

Hervé FRIDMAN, Président du Cancéropôle Île-de-France, ouvre la journée en présentant le Cancéropôle Île-de-France et en insistant sur l’importance des travaux menés pour mieux comprendre les résistances aux traitements. En effet, on rencontre plus d’échecs lors d’essais thérapeutiques en oncologie que dans des essais concernant d’autres pathologies. Le cancer est une maladie complexe, pour laquelle de multiples mécanismes de résistance aux thérapies se mettent en oeuvre. Mieux comprendre la façon dont ces résistances se mettent en place est donc indispensable pour rendre les traitements plus efficients.

Hervé FRIDMAN, Cancéropôle IDF

 

LEUCÉMIES LYMPHOÏDES CHRONIQUES (LLC) AGRESSIVES ET RÉSISTANCES AUX DROGUES

Florence NGUYEN KHAC présente quelques études sur les leucémies lymphoïdes chroniques (LLC), leucémie la plus fréquente de l’adulte âgé caucasien, en se focalisant sur les cas de LLC qui résistent aux traitements.

Florence NGUYEN KHAC, Sorbonne Université, AP-HP Hôpital de la Pitié SalpêtrièreDiaporama

 

CANCERS VIRO-INDUITS ET RÉSISTANCE : EXEMPLES DE CANCERS DES VOIES AÉRODIGESTIVES SUPÉRIEURES

Cécile BADOUAL est anatomopathologiste à l’AP-HP HEGP et travaille dans une équipe de recherche au PARCC. Les cancers des voies aérodigestives supérieures, le plus souvent des carcinomes épidermoïdes, concernent essentiellement deux types de populations : une associé à des comportements alcolo-tabagiques, et une seconde présentant des cancers viro-induits (papillomavirus), qui vont mieux répondre aux thérapies et avoir un meilleur taux de survie. Le micro-environnement des cellules tumorales semble jouer un rôle fondamental dans ces différences de réponses.

Cécile BADOUAL, AP-HP HEGPDiaporama

 

HYPERPROGRESSION SOUS IMMUNOTHÉRAPIE ANTI-PD1/PD-L1

Stéphane CHAMPIAT, oncologue médicale à Gustave Roussy dans le département des phases I, parle de l’hyper-progression tumorale, phénomène qui arrive sous immunothérapie. On observe en effet chez les patients sous immunothérapie deux types de réponse : une amélioration de l’état du patient, ou une aggravation très rapide. La question posée est de mieux caractériser ce phénomène, d’évaluer la proportion de personnes susceptibles de présenter une hyper-progression tumorale, et enfin de savoir quels sont les facteurs qui augmente le risque.

Stéphane CHAMPIAT, Gustave RoussyDiaporama

 

IMPORTANCE DES MÉCANISMES NON GÉNÉTIQUES DANS L’ÉVOLUTION TUMORALE ET LA RÉSISTANCE THÉRAPEUTIQUE

Le modèle utilisé par l’équipe de Jean-Christophe MARINE est le mélanome cutané, maladie à haute potentialité métastatique et présentant de grandes résistances à la plupart des agents chimiothérapeutiques. Son équipe étudie les problèmes survenant lors de thérapies ciblées et lors d’immunothérapie, et Chris Marine se focalise dans cette présentation sur les mécanismes intervenant dans des cas de résistances à des thérapies ciblées.

Christophe MARINE, VIBDiaporama

 

LIBÉRER TOUT LE POTENTIEL DE MÉDECINE DE PRÉCISION AVEC INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Nikos PARAGIOS est professeur de mathématiques à l’Ecole Centrale Supelec, et il présente l’évolution de l’intelligence artificielle ces dernières années et quelques applications possibles en cancérologie : contourage automatique en radiothérapie, optimisation du plan de traitement en radiothérapie.

Nikos PARAGIOS, Ecole centraleDiaporama

 

ETUDE DES MÉCANISMES DE LA RÉPONSE TUMORALE À LA RADIOTHÉRAPIE ET DE L’HÉTÉROGÉNÉITÉ TUMORALE DANS LE GLIOBLASTOME

Elisabeth MOYAL travaille sur le glioblastome, qui reste incurable malgré les nouvelles techniques en radiothérapie. Son travail consiste à étudier les mécanismes biologiques de résistance à la radiothérapie (plasticité radio-induite, hétérogénéité tumorale, …) et à une optimiser la définition de la cible en radiothérapie, tout en préservant les organes à risque.

Elisabeth MOYAL, IUCT OncopoleDiaporama

 

TRADUCTION DES ARNm ET RÉSISTANCE AUX THÉRAPIES CIBLÉES ET AU NOUVELLES IMMUNOTHÉRAPIES DANS LE MÉLANOME

Caroline ROBERT fait un état des lieux clinique du traitement du mélanome, où tout avance très vite depuis quelques années grâce aux thérapies ciblées et à l’immunothérapie. Il reste malgré tout des résistances à ces thérapies, et elle s’est associée à Stéphane VAGNER pour trouver d’autres moyens de lutter contre ces résistances. Ce dernier travaille en biologie moléculaire et s’intéresse au complexe eIF4F impliqué dans la traduction d’ARN messagers et point de convergence de nombreux mécanismes de résistances associées à des mutations.

Caroline ROBERT, Gustave Roussy, Université Paris Saclay
Stephan VAGNER, Institut Curie, CNRSDiaporama

 

Jeunes talents et prix du Cancéropôle Île-de-France

A mi-journée, les trois lauréats du Prix 2019 du Cancéropôle IDF ont été invités à présenter leurs travaux et se sont vus remettre leurs prix :

  • Stéphanie GACHET, Institut de Recherche Saint Louis,
    La délétion 6q accélère la progression tumorale des leucémies T en modulant les fonctions ribosomales et mitochondriales
  • Roman CHABANON, Gustave Roussy,
    Exploiter les défauts de réparation de l’ADN pour moduler l’immunité anti-cancéreuse : une étude du potentiel immunologique des inhibiteurs de PARP
  • Luis J CASTRO-VEGA, PARCC, U970
    Génétique et génomique intégrée des phéochromocytomes et paragangliomes

Cancers et fins de vie : quelles recherches en SHS ?

 

Le 22 septembre 2017, s’est tenu le séminaire Cancers et Fins de vie, organisé par le groupe de travail «Sciences Humaines et Sociales». Ce séminaire s’est focalisé sur le sujet de la fin de vie en oncologie de manière transdisciplinaire.

 

Les cliniciens et chercheurs en sociologie, psycho-oncologie, philosophie et droit ont discuté de manière croisée de la souffrance réfractaire en fin de vie, mais également de la question controversée de la demande de hâter la mort.

Cette journée, placée sous l’angle de la recherche, avait deux objectifs :
1. dynamiser la recherche à venir grâce à des revues de littératures dans l’ensemble des
disciplines des sciences humaines et sociales, couplées à une table ronde
2. discuter de travaux de recherche récents ou en cours de manière à leur faire bénéficier du
regard de chercheurs issus de l’ensemble des disciplines des SHS

 

Le groupe de travail Sciences Humaines et Sociales, pluri-institutionnel et pluridisciplinaire, intervient notamment lors de l’évaluation des projets de recherche soumis au Cancéropôle IDF et organise des
journées sur des problématiques spécifiques des cancers pour faire émerger des idées et questions scientifiques à l’interface entre les disciplines.

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Coordination scientifique

Groupe de travail « Sciences Humaines et Sociales » du Cancéropôle IDF, piloté par Sylvie Dolbeault, Institut Curie et Edwige Rude-Antoine, CNRS, CENJ Institut Marcel Mauss.
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Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION

Sylvie Dolbeault ouvre cette journée en présentant les actions du groupe de travail “sciences humaines et sociales” du Cancéropôle Île-de-France. Cette journée est l’occasion de réunir les différentes thématiques des sciences humaines autour de la question sur les fins de vie. Le séminaire s’articulera sur plusieurs points, toujours pour la recherche : difficultés rencontrées par les chercheurs, organisation du travail, collaborations…

Alexis Burnod précise que la journée servira également à faire germer des idées transdisciplinaires grâce aux différentes interventions des orateurs.

Sylvie DOLBEAULT, Institut Curie
Alexis BURNOD, Institut Curie

 

CONTEXTE ET ENJEUX

La question de fin de vie est un sujet sensible. Les directives et textes de lois encadrent les situations de fin de vie et les prises de décisions médicales. Dans ce contexte, il est également important d’analyser et de comprendre la demande de la personne malade.

Sarah DAUCHY, Gustave Roussy – diaporama

 

PANORAMA DU DROIT SUR LA FIN DE VIE ET RECHERCHES JURIDIQUES ASSOCIEES

Bénédicte Bevière-Boyer est juriste à l’Université Paris VIII. Elle évoque les différentes réglementations autour de la fin de vie. Les droits de fin de vie évoluent rapidement grâce à la collaboration entre les juristes et les médecins / praticiens.

Bénédicte BEVIERE-BOYER, Université Paris VIII – diaporama

 

DEMANDE DE HÂTER LA MORT

La demande de hâter la mort est une réalité. Guy Lebeer, sociologue, participe aux présentation suivantes sur ce sujet compliqué.

Guy LEBEER, Université Libre de Bruxelles

 

CONTRIBUTION A LA RÉFLEXION SUR L’AIDE EN FIN DE VIE

La réflexion sur l’aide en fin de vie est menée par plusieurs disciplines : juridique, politique, scientifique etc. Comment ces disciplines interagissent-elles ? Quelle est la place de la souffrance dans cette étape ? Comment se déroule l’assistance au suicide ? Quel est le rôle du médecin ?

Patrice GUEX, Faculté de biologie et de médecine, Université de Lausanne – diaporama

 

QUELQUES OBSERVATIONS SUR LA FIGURATION DES MORTS ANTÉRIEURES DANS LES RÉCITS DE SUICIDES ASSISTES

Anthony Stavrianakis présente son implication et l’histoire croisée de plusieurs personnes malades qui ont été accompagnées en fin de vie.

Anthony STAVRIANAKIS – CERMES3, CNRS

13e COLLOQUE ANNUEL DU CANCEROPOLE : CANCERS RARES

 

Le 9 février 2018, s’est tenu le 13ème colloque annuel du Cancéropôle Île-de-France. Cette journée, organisée par le groupe de travail «Cancers rares», a été l’occasion d’évoquer les différentes thématiques autour des cancers rares. Trois interventions de type keynote permettront de revenir sur des outils et réseaux utiles pour la communauté.

 

Le groupe de travail Cancers rares a été mis en place en 2015 par le Cancéropôle Île-de-France et a pour mission de favoriser une recherche translationnelle et clinique autour des cancers rares en facilitant le développement de nouvelles méthodologies, soutenir l’action d’associations impliquées dans les cancers rares et de proposer des actions d’animation scientifique. Ses membres sont des chercheurs, cliniciens, anatomopathologistes franciliens impliqués dans des thématiques “cancers rares”.

Wolf-Hervé Fridman, Président du Cancéropôle Île-de-France, et Pierre Laurent-Puig, Directeur Scientifique du Cancéropôle Île-de-France, ouvrent cette journée en présentant les missions du Cancéropôle et son implication dans les cancers rares. Wolf-Hervé Fridman évoque les approches multi-institutionnelles autour des cancers rares et l’importance de continuer la recherche dans ce domaine. Pierre Laurent-Puig poursuit en évoquant que la recherche reste importance dans ce domaine afin de développer des thérapies adaptées.

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Coordination scientifique

Groupe de travail “Cancers rares” du Cancéropôle Île-de-France piloté par Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO (AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou).
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Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, coordinatrice du groupe de travail Cancers rares, introduit cette journée en présentant les actions menées par le groupe au sein du Cancéropôle : les missions, les enquêtes, le soutien à la recherche …

Plusieurs points sont soulevés, tels que la définition du cancer rare, les perspectives pour les soins ou la catégorisation des cancers rares. Une liste des cancers rares, effectuée par le groupe de travail, est disponible sur le mini-site du groupe de travail.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP HEGP, INSERM – diaporama

 

KEYNOTE : THE CANCER GENOME ATLAS ADVANCES FOR RARE CANCERS

Présentation en anglais

Venu des Etats-Unis, Thomas Giordano présente l’outil TCGA qui permet d’appréhender les processus moléculaires des différents types de cancer via des données en libre d’accès. Cet outil comporte des données intéressantes et exploitables sur les cancers rares.

Thomas GIORDANO, University of Michigan, USA – diaporama

 

GÉNÉTIQUE ET GÉNOMIQUE DU MÉLANOME UVEAL, UNE TUMEUR RARE ET GRAVE DE L’ADULTE

Le mélanome uvéal est une tumeur de l’œil qui se développe chez adulte. Cette tumeur est différente des autres mélanomes, de par sa forme génétique et son agressivité. A ce jour, aucun traitement n’existe. Marc-Henri Stern détail ici les particularités de ce mélanome.

Marc-Henri STERN, Institut Curie, INSERM – diaporama

 

 

L’APPORT DU NGS DANS QUELQUES EXEMPLES DE TUMEURS CÉRÉBRALES RARES

Marc Sanson étudie la génétique moléculaire des tumeurs cérébrales et explique l’importance du NGS dans l’étude des cancers rares. Tout d’abord, il explique que le NGS peut faciliter le développement de thérapies ciblées, en prenant en exemple les gliomes diffus et leur études par l’outil TCGA. Ensuite, il démontrera l’utilité du NGS pour les tumeurs extrêmement rares et expliquera l’apport du programme EXORARE pour deux patientes.

Marc SANSON, AP-HP PSL, INSERM – diaporama

 

CANCERS RARES EN PÉDIATRIE : ORGANISATION FRANÇAISE ET EUROPÉENNE

Daniel Orbach présente comment s’organisent les soins en France et en Europe en onco-pédiatrie. Plusieurs points sont soulevés : comment sont pris en charge les traitements pédiatriques ? Quelles sont les différences avec les prises en charge pour adulte ? Comment évolue la prise en charge lors de la transition pédiatrie / adolescence-jeune adulte ? Qu’en est-il pour les tumeurs très rares pédiatriques ?

Daniel ORBACH, Institut Curie – diaporama

 

HÉTÉROGÉNÉITÉ MOLÉCULAIRE DES MÉSOTHELIOMES PLEURAUX MALINES

Didier Jean décrit les caractéristiques des mésothéliomes pleuraux, qui sont spécifiques de par leur hétérogénéité, leur génotype et leur profil mutationnel.

Didier JEAN, INSERM – diaporama

 

 

 

 

DISSÉMINATION MÉTASTATIQUE DE L’OSTÉOSARCOME : VERS UNE THÉRAPIE CIBLÉE ?

L’ostéosarcome est une tumeur osseuse qui touche en grande majorité les personnes âgées entre 15 et 20 ans. Il est le sarcome le plus fréquent du tissu osseux bien qu’il reste un cancer rare.

Olivia FROMIGUE, Gustave Roussy – diaporama

KEYNOTE : EuroBloodNet, UNE RÉSEAU EUROPÉEN SUR LES HÉMOPATHIES MALIGNES RARES

EuroBloodNet est un réseau européen pour les maladies hématologiques rares. En tant que coordinateur de ce réseau, Pierre Fenaux présente les différentes missions : accès au soin a domicile, mise en place de la télémédecine, accès aux essais cliniques, diffusion des bonnes pratiques médicales…

Pierre FENAUX, AP-HP, ERN EuroBloodNet – diaporama

 

LEUCÉMIE MYELOMONOCYTAIRE CHRONIQUE, LE RÔLE DES CELLULES MATURES DU CLONE

La leucémie myélomonocytaire se détecte par une simple prise de sang, qui révèle une concentration importance de monocytes dans le sang. Comment comprendre cette maladie grâce au NGS ? Les études génomiques ont démontré des signatures moléculaires caractéristiques.

Eric SOLARY, Gustave Roussy – diaporama

COMMENT LES VIRUS HUMAINS INDUISENT-ILS LA LYMPHOMAGENESE ?

Les virus peuvent également être responsables de certains cancers. C’est le cas par exemple de certains lymphomes. Yegor Vassetsky étudie l’implication des virus dans un lymphome, au niveau moléculaire et cellulaire.

Yegor VASSETZKY, Gustave Roussy – diaporama

 

Bio-informatique et Cancer : Partage de données cliniques pour la recherche sur le cancer

Le groupe de travail Intégration de données du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 18 octobre 2017, une journée de séminaire autour du partage de données cliniques. Cette journée était couplée avec le séminaire Enjeux et besoins des NGS.

La question du partage des données cliniques pour la recherche est aujourd’hui incontournable dans le domaine du cancer. De grandes bases de données sont constituées et mettent à disposition les données de patients pour la recherche. Comment structurer l’accès à ces données pour les exploiter de manière intégrée et optimisée, et accélérer la recherche sur le cancer faisant appel au Big Data ?

Lors de cette journée, la question du partage de données est abordée de manière transversale, depuis la clinique jusqu’à la recherche fondamentale. Le regard du patient et les questions éthiques, sociétales et organisationnelles qui se posent sont partie intégrante de la thématique.

A l’occasion de cette réunion, le travail d’intégration de données cliniques et biologiques mené par le groupe de travail du Cancéropôle IDF a été présenté, ainsi que des initiatives complémentaires menées dans le même domaine.

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Coordination scientifique

Groupe de travail «Intégration de données» du Cancéropôle IDF, piloté par Anita Burgun (AP-HP, Hôpital Européen Georges Pompidou).
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Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Anita Burgun, coordinatrice du groupe de travail “Intégration de données” du Cancéropôle Île-de-France, ouvre cette journée. Plusieurs points seront abordés lors ce séminaire, notamment le partage des donnée génomiques et cliniques, l’accès aux métadonnées, la question de protection des données cliniques …

Anita BURGUN, AP-HP, Hôpital Européen Georges Pompidou

 

INTÉGRATION DES DONNÉES GÉNOMIQUES ET CLINIQUES

Les données génomiques et cliniques semblent bien distinctes. Est-il possible de traiter ces deux types de données ensemble ? Quel est l’avantage d’un traitement rassemblé ? Marie De Tayrac explique que l’intégration de données permet d’optimiser le diagnostic, la prévention et le traitement des maladies humaines en fonction des variations génétiques individuelles.

Marie DE TAYRAC – CNRS, Université de Rennes, CHU de Rennes – diaporama

 

SOLUTIONS SHRINE EN ONCOLOGIE : TRAVAIL DU GROUPE “INTÉGRATION DE DONNÉES” DU CANCEROPOLE ÎLE-DE-FRANCE

Bastien Rance et David Baudoin présentent l’outil Shrine qui permet l’ouverture et la disponibilité des données recensées dans plusieurs sites d’île-de-France. Le groupe de travail “Intégration de données” du Cancéropôle a travaillé plusieurs années sur cet outil de partage.

Bastien RANCE et David BAUDOIN, AP-HP, Hôpital Européen Georges Pompidou – diaporama

 

PARTAGE DES DONNÉES DU GROUPE OSIRIS

Cette présentation met l’accent sur un travail collaboratif qui a été mené par le groupe OSIRIS, rassemblant les SIRICs (Sites de Recherche Intégrée sur le Cancer). Les solutions techniques sont importantes pour le partage de données, mais l’accent est également porté par OSIRIS sur la qualité des données et l’utilisation facilitée des données…

Yec’han LAYZET, Institut Bergonie
Vianney JOUHET, CHU de Bordeaux
diaporama


 

 

SIGNATURE ONCOGENIQUES : POURQUOI EST-IL IMPORTANT D’INTÉGRER LES DONNÉES ?

Eric Letouzé présente, à travers son travail sur le cancer du foie, comment l’analyse des données génomiques peut déterminer les mécanisme moléculaires impliqués en oncologie. La notion de données s’impose alors : de quelles données parle-t-on : Exome / Génome ? Comment peut-on comprendre le comportement des cellules tumorales via l’intégration de données ?

Eric LETOUZE, INSERM – diaporama

 

PARTAGE DE DONNÉES DE PHASES PRÉCOCES : LE PARCOURS DU COMBATTANT DU GROUPE DLT-TARGETT

La collecte de données peut s’avérer extrêmement complexe et difficile. Xavier Paoletti explique les difficultés qu’il a rencontré dans le cadre du partage de données en recherche clinique.

Xavier PAOLETTI, Institut Gustave Roussy – diaporama

 

INTÉGRER LES DONNÉES GÉNOMIQUES A L’AP-HP

Le système hospitalier est un milieu complexe régit par des normes différentes du milieu académique. Lorsque la plateforme de bio-informatique de l’AP-HP s’est mise en place, les équipes ont du réfléchir au traitement et à l’intégration des données au niveau de cette plateforme. Alban Lermine explique les difficultés rencontrées au sein d’une plateforme où sont traitées différentes analyses, tels que le séquençage de l’ADN et le traitement des données des patients.

Alban LERMINE, AP-HP – diaporama

 

OUVRIR LES DONNEES CLINIQUES A LA RECHERCHE SUR LE CANCER

Alain Livartowski est oncologue et partage son expérience sur l’utilisation des données cliniques pour développer la recherche clinique.

Alain LIVARTOWSKI, Institut Curie – diaporama

 

BIOBANKING DYNAMIQUE EN ONCOLOGIE

Aujourd’hui, l’échantillon biologique est devenu un outil clinique et de recherche. A l’Institut Curie, des moyens sont mis en place pour analyser les échantillons qui transitent par l’hôpital et pour installer des entrepôts de données. La tâche est complexe, d’autant plus que les échantillons sont hétérogènes.

Julien GUERIN et Thomas BALEZEAU, Institut Curie – diaporama

 

 

Bio-informatique et Cancer : Enjeux et besoins des NGS pour la recherche sur le cancer

 

Le groupe de travail NGS & Cancer du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 17 octobre 2017, une journée de séminaire pour les personnes qui souhaitent mettre en place les technologies NGS dans leur institution ou laboratoire et qui voudraient bénéficier d’un retour d’expérience. Cette journée était couplée avec le séminaire Partage de données.

 

En complément des formations pratiques en salle et de la formation en ligne ouverte à tous, le groupe de travail NGS & Cancer a souhaité organiser cette journée pour discuter de manière
large de l’utilisation de la technologie NGS, Next-Generation Sequencing, pour répondre à des
questions de recherche dans le domaine du cancer.
Nous proposons de répondre aux questions concrètes qui se posent dans un tel contexte,
notamment :

• Quels sont les apports du NGS pour la recherche fondamentale et clinique dans le domaine du
cancer ?
• Quel est l’intérêt de cette technologie versus les techniques de type puces ?
• Pourquoi internaliser / externaliser le séquençage et / ou l’analyse ?

 

Retrouvez le programme de la journée

 

Coordination scientifique

Groupe de travail «NGS & Cancer » du Cancéropôle IDF, piloté par Jean-Charles Cadoret (Institut Jacques Monod, Université Paris Diderot), Marc Deloger (Institut Curie), Nicolas Servant (Institut Curie)
En savoir plus sur le groupe de travail

 

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Nicolas Servant ouvre la journée en présentant le groupe de travail NGS & Cancer du Cancéropôle Île-de-France. Ce groupe permet le développement et la mise en place des formations NGS accessibles aux chercheurs et cliniciens. A travers ce séminaire, le groupe de travail a voulu permettre les échanges autour du séquençage, de la bio-informatique et de la clinique, et développer l’utilisation des technologies NGS.

Nicolas SERVANT, Institut Curie 

 

ETAT DES LIEUX DES TECHNOLOGIES ACTUELLES

Recul et évolution des technologies NGS. D’où venons-nous, où allons-nous ?

Stéphane Le Crom est professeur à l’Université Pierre et Marie Curie et est responsables de plusieurs plateformes. Son implication dans ces plateformes lui permet d’expliquer l’évolution des technologies NGS, de décrire les technologies utilisées aujourd’hui, et de faire un état des lieux complet sur les technologies actuelles.

Stéphane LE CROM, Université Pierre et Marie Curie – diaporama

 

 

 

 

 

Faut-il abandonner les autres technologies ?

Les technologies NGS persistent dans le temps. Comment ces technologies peuvent-elles résister ? Dans quel contexte ? Marc Deloger, spécialiste des expressions ARN, nous explique comment ces technologies évoluent pour toujours avoir la même finalité: mesurer l’expression d’un gène. Il détaille ici plusieurs techniques telles que la RT-qPCR, les microarrays, et le RNA-seq.

Marc DELOGER, Institut Curie – diaporama

 

Nicolas Servant soulève plusieurs questions concernant le séquençage ADN et les oligo arrays. Quelles sont les différences entre les différentes technologies? Quelles sont les limites ? Quels sont les impacts en terme d’analyse ? Quelles sont les conditions d’utilisation ? Les puces à ADN sont-elles toujours performantes ?

Nicolas SERVANT, Institut Curie – diaporama

 

Jean-Charles Cadoret développe ici les caractéristiques des ChIP-Seq et des Methyl-DNA microarrays : utilisation, coût, capacité d’analyse, disponibilité du matériel…

Jean-Charles CADORET, Institut Jacques Monod, Université Paris Diderot – diaporama

 

 

Externalisation des ressources de séquençage et / ou d’analyse

Eric Solary est PU-PH et Directeur de Recherche à l’institut Gustave Roussy. Dans cet institut, une unité de séquençage clinique très haut-débit s’est mise en place. Le but est de créer un partenariat entre structure privée et académique afin de développer le séquençage des exomes et le RNA-seq. Ce partenariat permet d’optimiser les coûts et de monter différents projets.

Eric SOLARY, Institut Gustave Roussy – diaporama

 

La plateforme de l’Institut Curie effectue du séquençage à haut débit dans le domaine fondamental, translationnel ou encore diagnostic. Des choix stratégiques ont dû s’effectuer au moment de l’installation de la plateforme, notamment en terme de partenariat. La plateforme se développe finalement de manière interne. Sylvain Baulande explique les avantages et inconvénients de ce système de gestion.

Sylvain BAULANDE, Institut Curie – diaporama

 

Alban LERMINE et Julie DIGEON partagent leur expérience concernant l’utilisation du séquençage et de la bio-informatique au sein de l’AP-HP. Ils font un bilan sur la situation actuelle, les ressources internes et externes,  l’organisation pour récupérer des résultats …

Alban LERMINE et Julie DIGEON, AP-HP – diaporama

 

 

 

 

LES ENJEUX DE LA BIO-INFORMATIQUE

Les enjeux actuels de la bio-informatique en cancérologie

Philippe Hupe et Daniel Gautheret développent les enjeux de la bio-informatique : quelles sont les meilleurs pratiques actuelles ? Y-a-t-il un retard entre l’arrivée d’une nouvelle technologie et l’arrivée des outils d’analyses ? Comment faire pour que les chercheurs puissent interpréter au mieux les résultats ? Comment améliorer les ressources bio-informatiques (calcul, stockage …)?

Philippe HUPE, Institut Curie
Daniel GAUTHERET, Institut Gustave Roussy, Université Paris Sud – diaporama

 

Mise en place d’une plateforme de bio-informatique

Alban Lermine a participé activement à la création de la plateforme bio-informatique et séquençage au sein de l’AP-HP. Il revient sur cette création à travers les prévisions, les coûts, les moyens humains et matériels nécessaires, la mise en place et la maintenance de l’innovation …

Alban LERMINE, AP-HP – diaporama

 

L’IMPACT DES NGS DANS LA RECHERCHE CLINIQUE

Le passage des NGS en diagnostic, rêve ou réalité ?

Pierre Laurent-Puig retrace les différentes techniques qui peuvent être utilisées dans le cadre du NGS. Il effectue le lien entre les questions technologiques du NGS et le domaine clinique.

Pierre LAURENT-PUIG, AP-HP HEGP, Université Paris Descartes – diaporama

 

L’apport du NGS dans la recherche clinique

Cette dernière discussion, sous forme de table ronde, soulève des questions concernant l’utilisation du NGS dans le domaine clinique. Le NGS apporte de nombreuses informations et connaissances dans le domaine fondamental, mais la question d’utiliser autant de ressources pour la recherche clinique se pose. Certains pensent que ces technologies peuvent faciliter le diagnostic, d’autres pensent à la médecine de précision …

Christophe LE TOURNEAU, Institut Curie
Marie DE TAYRAC, CNRS, Université de Rennes, CHU de Rennes – 
diaporama
Fabrice ANDRE, Institut Guctave Roussy

Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

Le groupe de travail “Oncogériatrie” du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 19 mai 2017, une journée pour aborder le sujet du dépistage de la fragilité en oncogériatrie et celui des essais cliniques dédiés. 

L’objectif de la journée a été de réunir gériatres, oncologues, infirmiers des UCOGs franciliens et des centres périphériques et privés autour d’une question de recherche, dans un objectif de fédération des UCOGs. La question de la fragilité des patients en oncogériatrie a ainsi été abordée au cours d’une journée subdivisée en trois temps :

  • Un premier temps a été consacré à la question du dépistage de cette fragilité ainsi que de la prise de décision médicale associée ;
  • Un deuxième temps a permis la présentation d’essais cliniques en cours dédiés à ce sujet ;
  • Enfin, le reste de la journée a été dédiée à la dimension sociologique de ces travaux.

Les échanges ont été riches autour de ces questions et ont permis, une fois encore, de pointer du doigt la nécessité d’avoir des essais cliniques dédiés pour les personnes âgées.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
> Télécharger le programme de la journée

Coordination scientifique

Groupe de travail « Oncogériatrie » du Cancéropôle IDF, piloté par Elena Paillaud Laurent-Puig (UCOG Paris Sud, AP-HP Hôpital Henri Mondor).
> En savoir plus sur le groupe de travail

19/05/17 - Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Elena Paillaud Lauren-Puig pilote le groupe de travail Oncogériatrie du Cancéropôle IDF et ouvre cette journée en rappelant ses objectifs : discuter de la recherche en oncogériatrie axée autour des UCOGs. La journée sera l’occasion pour les professionnels franciliens d’échanger sur les outils de dépistage de la fragilité du sujet âgé : ces outils sont mis en place pour aider les cancérologues à prendre des décisions thérapeutiques, et pour dépister les patients qui nécessitent un suivi particulier. Un second temps permettra de faire un point sur les essais cliniques menés spécifiquement sur le sujet âgé. Enfin, Elena Paillaud fait un bref point sur la cohorte ELCAPA.

Elena PAILLAUD LAURENT-PUIG, UCOG Paris Sud, AP-HP Hôpital Henri Mondor

I – FRAGILITÉ, DÉCISION, TRAITEMENT

Comment standardiser les données gériatriques dans les essais : Mini
Data Set Gériatrique

Philippe Caillet présente un outil qui a pour but de standardiser les variables gériatriques qui sont nécessaires pour améliorer les essais dans le domaine de l’oncogériatrie, le mini-data set gériatrique. L’objectif est d’uniformiser la manière dont est faite la recherche et améliorer les connaissances en oncogériatrie.Le mini data set gériatrique permet en effet de réellement standardiser les mesures recueillies lors de l’évaluation gériatrique.

Philippe CAILLET, UCOG Paris Sud, AP-HP Hôpital Henri Mondor diaporama

 

Évaluation de la concordance entre 4 classifications de fragilité des
patients âgés atteints de cancer et comparaison de leurs performances
pronostiques

Emilie Ferrat présente son travail de thèse en épidémiologie, effectuée au sein de l’équipe CePIA à l’aide de la cohorte ELCAPA. Elle revient sur la définition de la fragilité, et sur 4 outils qui existent pour évaluer la fragilité des patients. L’objectif de l’étude est de vérifier la concordance de 4 classifications : Balducci, SIOG 1 et 2, et typologie en classes latentes.

Emilie FERRAT, UCOG Paris Sud, Université Paris-Est Créteil diaporama

 

Vitesse de marche et cancer du sujet âgé

Frédéric Pamoukdjian est oncogériatre. Il présente dans un premier temps un rappel de ce qui encadre le concept de vitesse de marche en gériatrie et, dans un second temps, revient sur l’intérêt de l’utilisation de cette mesure en population oncogériatrique.

Frédéric PAMOUKDJIAN, UCOG Paris-Seine-Saint-Denis, AP-HP Hôpital René Muret diaporama

 

Suivi des sujets âgés sous thérapies ciblées orales : intérêt du dosage
plasmatique et point sur les interactions médicamenteuses potentielles

L’objectif du travail présenté par Pascaline Boudou-Rouquette est de montrer l’intérêt du suivi plasmatique en routine des patients âgés sous thérapie orale, et notamment sous inhibiteur de tyrosine kinase et les facteurs potentiels de variabilité de cette exposition. En effet, la posologie des thérapies orales est identique pour tous les patients,malgré des différences de physiologie entre les patients. Un suivi thérapeutique pharmacologique devrait permettre d’adapter plus facilement la posologie des médicaments de manière à permettre un effet maximal et le moins d’effet secondaires possibles.

Pascaline BOUDOU-ROUQUETTE, UCOG Paris Ouest, AP-HP Hôpital Cochin diaporama

19/05/17 - Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

II – ESSAIS CLINIQUES DÉDIÉS

Etude ESOGIA : quelles interprétations possibles, quels enseignements
pour de futurs essais ?

L’enjeu de l’étude ESOGIA présentée par Romain Corre est de comparer deux stratégies d’attribution de la chimiothérapie chez des patients âgés porteurs d’un cancer bronchique métastatique. L’étude compare une stratégie dite standard basée sur le performance status et l’âge à une stratégie « optimisée » basée sur les données d’une évaluation gériatrique. Il détaille dans un second temps les éléments de la littérature permettant de préciser la place de l’évaluation gériatrique standardisée (EGS) dans cette indication.

Romain CORRE, UCOG de Bretagne, CHU de Rennes diaporama

 

Diagnostic de dépression chez les personnes âgées en cours de
chimiothérapie

Olivier Drunat est psycho-gériatre, et s’est intéressé à la problématique de la dépression chez le sujet âgé au cours d’une chimiothérapie. Cette association est fréquente chez le sujet âgé, et Olivier Drunat présente lors de son intervention des outils pour permettre de mieux diagnostiquer la dépression.

Olivier DRUNAT, UCOG Nord, AP-HP Hôpital Bretonneau, HUPNVS diaporama

 

Essais en cours en oncologie digestive

34 à 48% des cancers digestifs sont diagnostiqués après 75 ans. Malgré cela, les inclusions dans les essais cliniques ne concernent que très peu les personnes âgées, d’où l’importance de mener des essais spécifiques en oncogériatrie. Thomas Aparicio fait une présentation en deux temps : après un rapide focus sur les essais terminés, il revient sur les essais cliniques en oncologie digestive en cours ou à venir en oncogériatrie digestive.

Thomas APARICIO, AP-HP Hôpital Saint Louis diaporama

19/05/17 - Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

III – SANTÉ SOCIALE

QualiSAGe : une étude sociologique du recrutement des personnes âgées dans les essais cliniques en cancérologie

Benjamin Derbez est sociologue et parle du volet sociologique de l’essai SAGe, qui vise à comprendre les facteurs de non inclusion des sujets âgés dans des essais cliniques en oncologie. Cette étude mobilise des méthodes mixtes issues de différentes disciplines, et mélange des approches quantitatives et qualitatives. Après avoir présenté le contexte soci-économique et quelques éléments de terrain, il présente le schéma de l’étude qui s’appuie sur une cohorte prospective socio-épidémiologique multicentrique.

Benjamin DERBEZ, Université Paris-Est Créteil diaporama

 

Analyse des besoins ressentis d’amélioration des compétences par les
patients prenant une chimiothérapie orale à domicile, leurs aidants et les
professionnels

Sophie Moulias parle d’une étude en cours qui part sur l’idée de faire un projet d’éducation thérapeutique chez les patients âgés atteints de cancer et prenant une chimiothérapie orale. L’évaluation des besoin de la population est faite auprès des patients, des aidants et des professionnels de ville et d’hôpital. C’est ce dernier volet qu’elle présente aujourd’hui. L’étude s’appuie sur 14 entretiens réalisés en face à face auprès de 5 oncologues dont 2 oncogériatres, ainsi que 9 médecins traitants.

Sophie MOULIAS, AP-HP Hôpital Ambroise Paré diaporama

19/05/17 - Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

Approches palliatives en oncologie

Le groupe de travail “Sciences Humaines et sociales” du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 6 octobre 2016, une journée sur le sujet des soins palliatifs en cancérologie. 

Cette journée, à destination des chercheurs, cliniciens, patients et représentants de patients, a eu pour but de faire un point sur les soins palliatifs et les questions que cette discipline pose aux sciences humaines et sociales. Lors de cette journée de recherche translationnelle, les intervenants, cliniciens et chercheurs, ont discuté de protocoles de recherche en cours et de leurs apports à la clinique. Les cliniciens présents ont parlé de leur pratique et des questions qu’elle pose à la recherche en sciences humaines et sociales. Un temps de témoignage a permis d’ancrer l’ensemble de la journée dans la réalité vécue par les patients, pour lesquels les soins palliatifs sont encore un sujet difficile à aborder.

La journée a été découpée en 2 temps :

  • Soins palliatifs : en parler, quand, pourquoi et comment ?
  • Les spécificités liées à l’âge

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.

> Télécharger le programme de la journée

Coordination scientifique

Groupe de travail «Sciences Humaines et sociales » du Cancéropôle IDF, piloté par Sylvie Dolbeault (Institut Curie) et Edwige Rude-Antoine (CNRS, CENJ Institut Marcel Mauss).
> En savoir plus sur le groupe de travail “Sciences Humaines et Sociales”

06/10/2016 - Approches palliatives en oncologie : quels contours, quelles perspectives ?

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Sarah Dauchy est psychiatre et parle des enjeux cliniques et de recherche complexes et majeurs des approches palliatives en oncologie. Les soins palliatifs ont largement progressé ces dernières années au niveau social, juridique, ainsi que sur le positionnement des institutions sur le sujet. Et pourtant, au quotidien en cancérologie, il semble toujours compliqué d’anticiper. Une recherche notamment clinique sur le sujet est indispensable.

Sarah DAUCHY, Gustave Roussy

 

KEYNOTE : Soins palliatifs, fin de vie : de quoi parle-t-on ? Perspectives ouvertes pour la recherche

Régis Aubry choisit, dans son intervention, de faire le pont entre ce qu’étaient les soins palliatifs lors de leur naissance il y a une vingtaine d’année : si le nom n’a pas changé, ce qu’il recouvre a considérablement évolué, en lien avec des changements du contexte au cours de ces 20 dernières années. Sont à prendre en compte les changements dus aux avancées techniques et scientifiques en médecine, les changement du rapport de notre société vis à vis de la question de la mort et de la fin de vie et, enfin, la poussée sans précédent des droits des personnes malades dans notre société.

Régis AUBRY, CHRU Besançon, Comité Consultatif National d’Ethique

 

Témoignages

Pour échanger autour du sujet des soins palliatifs et notamment de la manière de communiquer sur ce sujet avec les patients, il est indispensable d’avoir un regard sur la manière dont ce type particulier de soin est perçu par les patients eux-mêmes. Catherine Barre-Gascoin vit depuis 7 ans avec un cancer du sein aujourd’hui métastasé, et partage au travers d’une vidéo son regard sur le sujet. François Mayu est quant à lui bénévole pour l’association de soins palliatifs ASP Fondatrice et fait un retour sur la perception des patients suivis par les bénévoles à l’Institut Curie des soins palliatifs. Ils témoignent tous les deux de la peur encore associée au terme “soins palliatifs” et de la confusion parfois volontairement entretenue avec les soins de support.

Catherine BARRE-GASCOIN, patiente et auteure du blog Les crabes dansent au Croisic

François MAYU, Association Soins Palliatifs ASP Fondatrice

 

06/10/2016 - Approches palliatives en oncologie : quels contours, quelles perspectives ?

TEMPS 1 : SOINS PALLIATIFS : EN PARLER, QUAND, POURQUOI ET COMMENT ?

Quels bénéfices prouvés des soins palliatifs ?

Carole Bouleuc est oncologue médicale et chef du département des soins de supports et montre comment la littérature médicale a pu démontrer l’impact positif des soins palliatifs sur la qualité de vie et la durée de vie des patients. Le constat de départ a été la constatation qu’il était très souvent administré aux patients des chimiothérapies en fin de vie. Cela a été considéré comme un constat d’échec d’une médecine technique qui poursuit des soins agressifs même en fin de vie, qui ont un effet délétère sur les patients. Aujourd’hui, des critères de qualité de la fin de vie ont été définis pour éviter cela.

Carole BOULEUC, Institut Curie diaporama

 

TABLE RONDE : La décision d’arrêt des traitements en oncologie

François Goldwasser évoque l’importance de la définition d’un objectif de soin pour que le traitement soit adapté. Il revient également sur l’importance de passer d’une logique de travail de médecin référent solitaire à celle d’une prise de décision collective, prenant en compte les différentes dimensions des besoins du patient.

François GOLDWASSER, AP-HP Hôpital Cochin

 

François Blot est réanimateur, et souligne les difficultés de communication entre les médecins oncologues, les médecins de soins palliatifs, et les patients. Il y a, pour lui, deux niveaux sur lesquels agir : au niveau politique et de manière locale, avec des actions de proximité chacun dans son service. Il partage aujourd’hui son expérience à Gustave Roussy où il a permis d’intégrer aux RCP pluridisciplinaires un palliatologue et un réanimateur.

François BLOT, Gustave Roussy

 

Les essais cliniques de phases précoces : du palliatif sans soins palliatifs ?

Benjamin Derbez est sociologue et présente une recherche qualitative de type ethnographique menée il y a quelques années dans des services de recherche clinique en cancérologie franciliens, sur 24 mois. Son travail traite des frontières invisibles entre l’innovation thérapeutique et le palliatif pur afin de déterminer dans quelle mesure on peut parler de palliatif dans les essais cliniques de phases précoces, au travers des concepts de l’identité sociale, des trajectoires de maladies, et du contexte de conscience.

Benjamin DERBEZ, Université Paris Est-Créteil Val-de-Marne, CEpiA diaporama

 

KEYNOTE : Principe de non-malfaisance et fin de vie

Gérard Dabouis est ancien chef de service d’Oncologie Médicale, et aujourd’hui se porte vers la démarche de recherche en lien avec son travail à la consultation d’éthique clinique du Pôle Hospitalier Jules Verne de Nantes. Il s’est intéressé au principe de non malfaisance décrit par Beauchamp et Childress, qui implique de s’abstenir intentionnellement d’agir, au contraire de la bienfaisance qui contient une forme d’action. Dans le cadre des situations de fin de vie, ce principe de non-malfaisance qui prend en compte le désir du patient apporte une aide à la décision dans des situations éthiquement difficiles.

Gérard DABOUIS, MSH Ange Guépin, CNRS, Université de Nantes diaporama

 

LES SPÉCIFICITÉS LIÉES À L’ÂGE

Qu’est-ce que la Qualité de vie en soin palliatif pédiatrique ?

Serge Sultan travaille en psycho-oncologie pédiatrique et parle des progrès très importants de ces dernières années au Canada. L’objectif des soins palliatifs en pédiatrie est d’assurer la meilleure qualité de vie possible aux enfants dont la maladie rend probable leur décès avant l’âge adulte. Il revient sur les recherches menées sur le sujet et notamment sur les outils qui permettent de mesurer spécifiquement la qualité de vie et qui nécessitent d’être réadaptés pour la pédiatrie. Il présente enfin les résultats d’une étude dont l’objectif est de décrire ce qu’est la qualité de vie d’enfants atteints de cancer et suivis en soins palliatifs.

Serge SULTAN, Université de Montréal, CHU Sainte-Justine diaporama

 

Des AJA en soins palliatifs en oncologie : de la décision à l’accompagnement

Valérie Laurence et Etienne Seigneur travaillent tous deux à l’Institut Curie dans l’Unité AJA. En s’appuyant sur un cas clinique, ils mettent en évidence les problématiques rencontrées, propres aux adolescents et jeunes adultes en soins palliatifs en oncologie. L’objectif est de travailler ensemble avec le patient, dans le respect de leur choix.

Valérie LAURENCE et Etienne SEIGNEUR, Institut Curie diaporama

 

Spécificités du soin palliatif en gériatrie

Marie Laurent est maître de conférence en gériatrie, et mène des recherches au sein du laboratoire CEpiA. Elle revient sur les spécificités des soins palliatifs pour les personnes âgées atteintes de cancer : les différences physiologiques et l’existence de polypathologies conduit en effet à une prise en charge particulière. Elle revient sur les spécificités thérapeutiques et les différences de symptômes observés chez les personnes âgées atteintes de cancer. De la même façon qu’en pédiatrie, l’oncogériatrie nécessite la mise en place d’outils spécifiques pour évaluer ces symptômes et évaluer leurs besoins en soins palliatifs.

Marie LAURENT, AP-HP Hôpital Albert Chenevier diaporama

 

06/10/2016 - Approches palliatives en oncologie : quels contours, quelles perspectives ?

La médecine prédictive et ses enjeux : réflexions autour de l’oncogénétique

Le groupe de travail Sciences Humaines et Sociales du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 27 mai 2016, une journée consacrée aux enjeux de la médecine prédictive, et plus particulièrement de l’oncogénétique, pour la recherche en sciences humaines et sociales. 

L’effort international du séquençage du génome humain et le développement massif de la génétique médicale ces dernières années a eu pour conséquence l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques des cancers, ainsi qu’une

La médecine de précision utilise des biomarqueurs tumoraux spécifiques et offre aux patients des traitements individualisés déterminés par leur constitution génétique et adaptés à leur âge. La médecine prédictive, quant à elle, s’appuie sur des analyses génétiques pour déterminer le risque d’une personne de développer une maladie. Ces dernières années ont vu la mise en place dans les hôpitaux de consultations d’oncogénétique visant à déterminer le risque génétique de développer un cancer. Ces progrès médicaux s’accompagnent immanquablement de questions juridiques, éthiques, sociétales, psychologiques. Comment peut-on aider des personnes à prendre leurs décisions préventives ? Avec quel type d’outils ? Quels sont les impacts psychiques de la démarche génétique en 2016 ? Quels enjeux individuels cliniques, éthiques, médicaux, juridiques, économiques mais aussi quels enjeux collectifs, sociétaux ?

Cette journée a réuni des chercheurs des différentes disciplines des sciences humaines et sociales, et leur a permis de faire le constat des changements rapides du monde de la génétique médicale, d’une augmentation de la complexité, de l’évolution de la temporalité dans ce domaine. Des témoignages de patients et personnes concernées par cette démarche de médecine préventive ont apporté leur expertise tout au long de la journée pour envisager avec un nouveau regard la notion de consentement éclairé ou encore le rôle des patients, experts mais aussi messagers, dans la transmission de l’information.

La journée était découpée en 5 temps :

  1. Questions posées par l’oncogénétique aux disciplines des sciences humaines et sociales
  2. Le consentement et ses enjeux
  3. Les outils d’aide à la décision et à la prescription
  4. Les conséquences sociétales
  5. Nouvelles formes de prédiction : celle de l’efficacité thérapeutique

Retrouvez ici les diaporama des orateurs invités.
> Télécharger le programme de la journée

Coordination scientifique

Groupe de travail “Sciences Humaines et sociales” du Cancéropôle Île-de-France, piloté par Sylvie DOLBEAULT (Institut Curie) et Edwige RUDE-ANTOINE (CNRS, CENJ Institut Marcel Mauss).

27/05/2016 - La médecine prédictive et ses enjeux : réflexions autour de l'oncogénétique

 

Diaporamas des intervenants

TEMPS 1 : QUESTIONS POSÉES PAR L’ONCOGÉNÉTIQUE AUX SHS

Olivier Caron Position de l’oncogénéticien
Olivier Caron, Gustave Roussy
diaporama

 Laetitia Mendes Témoignage
Laetitia Mendès, association Geneticancer
diaporama

TEMPS 2 : LE CONSENTEMENT ET SES ENJEUX

sem2016-genethshs-photo-03-fontaine Enjeux juridiques du consentement en oncogénétique
Frédérique Fontaine, Institut Curie
diaporama

Aude Michel Annonce de la mutation BRCA et stratégies de réduction du risque : quels enjeux psychologiques ?
Aude Michel, Université de Montpellier, MIS
diaporama

Sandrine Montgolfier Le consentement à l’information de la parentèle en oncogénétique : expression d’un véritable choix du patient ?
Benjamin Derbez, Inserm, IRIS
Sandrine de Montgolfier, Université Paris Est Créteil Marne La Vallée, IRIS
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Edwige Bourstyn Enjeux thérapeutiques : la chirurgie de réduction de risque
Edwige Bourstyn, AP-HP Hôpital Saint Louis
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27/05/2016 - La médecine prédictive et ses enjeux : réflexions autour de l'oncogénétique

TEMPS 3 : COMMUNICATION ET AIDE À LA DÉCISION

Ellen Smets En famille : communication de l’information du risque génétique
Ellen Smets, Academisch Medisch Centrum, Amsterdam
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Anne Brédart La communication clinicien – patient en oncogénétique : enjeux actuels
Anne Brédart, Institut Curie, Université Paris Descartes
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TEMPS 5 : NOUVELLE FORME DE PRÉDICTION : CELLE DE L’EFFICACITÉ THÉRAPEUTIQUE

Dominique Stoppa-Lyonnet Oncogénétique : des défis encore à relever !
Dominique Stoppa-Lyonnet, Institut Curie, Université Paris Descartes
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27/05/2016 - La médecine prédictive et ses enjeux : réflexions autour de l'oncogénétique

Cancers rares : faciliter l’accès aux thérapies innovantes

Le groupe de travail Cancers rares du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 24 mars 2016, une journée de séminaire pour permettre aux chercheurs, cliniciens et industriels d’envisager de nouvelles manières de favoriser l’accès aux nouvelles molécules pour des patients atteints et pour la recherche sur les cancers rares. Les problèmes étant notamment de nature réglementaire, des représentants des agences de santé ont également participé aux discussions afin de réfléchir ensemble à des mécanismes facilitateurs.

Les cancers rares sont un problème de santé publique : difficiles à diagnostiquer et à être pris en charge, l’errance diagnostique est en moyenne de trois ans et demi. En recherche, les professionnels se retrouvent confrontés à des difficultés propres à la thématique :

  • Difficultés d’obtention des financements résultant du statut « Rares» dans les appels d’offre Cancers, et du statut de « Cancers » dans les appels d’offre Maladies Rares
  • Manque d’attrait pour les partenaires industriels car seul un petit nombre de patients sont concernés

Les objectifs du groupe de travail monté par le Cancéropôle Île-de-France en 2014 sont de favoriser une recherche translationnelle et clinique autour des cancers rares, soutenir l’action d’associations impliquées dans les cancers rares, et proposer des actions d’animation scientifique autour des cancers rares de manière à rassembler la communauté concernée. Cette journée répond à ce triple objectif, et a été articulée autour de deux questions :

  • peut-on adapter le chemin de décision dans les laboratoires pharmaceutiques à la problématique des cancers rares ?
  • peut-on faciliter la délivrance des traitements innovants pour les cancers rares ?

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Coordination scientifique

Groupe de travail “Cancers rares” du Cancéropôle Île-de-France piloté par Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO (AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou).
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24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Anne-Paule Gimenez-Roqueplo ouvre la journée en présentant le groupe de travail Cancers rares du Cancéropôle Île-de-France, dont l’organisation de cette journée est l’une des actions ayant pour but de  faire progresser la recherche sur ce type de cancers, mais également de faciliter le transfert des connaissances sur les différents types de cancers.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou diaporama

INTRODUCTION DE LA MATINÉE

Organisation de la prise en charge des cancers rares par les agences de santé

Iris Pauporté travaille au département Recherche clinique de l’Institut National du Cancer. Conscient de la difficulté de mettre en place des essais cliniques, de financement, elle explique comment l’INCa a pu construire un cadre pour permettre à la recherche sur les cancers rares d’évoluer. Cela est passé notamment par la labellisation de 14 réseaux nationaux Cancers rares cliniques, et 4 réseaux anatomopathologiques.

Iris PAUPORTE, Institut National du Cancer – diaporama

Traitements médicaux émergents des tumeurs ténosynoviales à cellules géantes

Philippe Cassiers’est intéressé à une tumeur rare bénigne, à agressivité locale et dont l’incidence est de 1,8 sur 1 million. Des données de cytogénétique ont mis en évidence un rôle de la cytokine CSF1 dans la . Cette cytokine étant impliquée dans d’autres phénomènes en immuno-oncologie, des industriels ont développés des molécules médicamenteuses ciblant spécifiquement le récepteur de CSF1. Cela a donc permis la mise en place d’essais cliniques sur les tumeurs ténosynoviales à cellules géantes.

Philippe CASSIER, Centre Léon Bérard diaporama

TABLE RONDE : Peut-on adapter le chemin de décision dans les laboratoires pharmaceutiques à la problématique des cancers rares ?

24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

Critère de jugement, bénéfice clinique et niveau de preuve en cancérologie

Franck Bonnetain est méthodologiste, et revient sur la notion de critère de jugement dans un essai clinique. Il s’agit de mesures faites durant un essai qui servent à définir et à répondre à la question de recherche et l’objectif fixé par l’essai clinique. En cancérologie, il y a d’une part les marqueurs cliniques (qualité de vie, durée de vie) et les marqueurs biologiques qui permettent de suivre l’évolution de la pathologie.

Franck BONNETAIN, CHU de Bensançon diaporama

Inhibiteurs de BRAF dans la maladie d’Erdheim-Chester et dans l’hystiocytose langerhansienne

Julien Haroche, interniste à l’Hôpital de la Pitié Salpétrière, s’est intéressé à la maladie rare de Erdheim-Chester qui est une forme d’histiocytose non langerhansienne. Au début des années 2010, plusieurs équipes, dont celle de Julien Haroche, ont constaté que les malades présentaient une mutation du gène BRAF, gène également impliqué dans certains types de cancers non rares. Des essais cliniques ont pu être réalisés avec des traitements ciblés développés pour ces autres types de cancers, et ont montré une bonne efficacité.

Julien HAROCHE, AP-HP Hôpital de la Pitié Salpétrière diaporama

L’accès au marché des médicaments innovants en Europe

Gilles Chalanson donne dans sa présentation le point de vue des industriels sur l’accès au marché des médicaments innovants. Il s’agit, pour les industries pharmaceutiques, d’un double enjeu : d’une part un enjeu de délais d’accès aux médicaments par les patients, enjeu partagé avec les patients et les autorités de santés, mais également un enjeu de retour sur investissement, avec les questions du prix du médicament et du remboursement par les systèmes de santé.

Gilles CHALANSON, expert en économie de la santé diaporama

24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

INTRODUCTION DE L’APRÈS-MIDI

Témoignages

Créée en 2010 par la famille et les amis du jeune Franck, 14 ans, décédé d’une gliomatose cérébrale, l’association s’investit au profit de la recherche sur le cancer chez les enfants mais aussi dans le soutien des familles touchées par cette maladie. Alexandre Andlauer et Solène Loth présentent les actions de l’association à destination de la recherche : organisation d’une conférence mondiale, création d’un réseau entre les différentes équipes de recherche qui travaillent sur le sujet via les familles concernées, financement de projets de recherche, aide aux services d’oncopédiatrie.

Alexandre ANDLAUER et Solène LOTH, Association Franck, un Rayon de Soleil diaporama


Médecine de précision en oncologie pédiatrique : biologie moléculaire et décisions thérapeutiques

Les cancers pédiatriques sont des cancers rares, dont le taux de survie à 5 ans est de 82%. Des progrès sont encore nécessaires, et Gudrun Schleirmacher fait un point sur les travaux en cours en médecine de précision pour le traitement des cancers pédiatriques et sur l’organisation particulière en Réunion de Concertation Pluridisciplinaires (RCP) moléculaires mise en place à l’Institut Curie, qui permet d’adresser les patients vers les essais cliniques correspondant à leur situation.

Gudrun SCHLEIERMACHER, Institut Curie – diaporama

TABLE RONDE : Peut-on faciliter la délivrance des traitements innovants pour les cancers rares ?

24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

Comment faciliter la prise en charge des médicaments des maladies rares ?

La mise sur le marché d’un nouveau médicament est accordée par l’ANSM et l’Agence Européenne du Médicament. La Commission de la Transparence de l’HAS intervient, quant à elle, dans l’accès ou non d’un médicament au remboursement par les services de santé français. Anne D’Andon présente les dispositifs qui soutiennent l’innovation médicale en permettant d’améliorer la qualité des données, d’accélérer les évaluations technologiques, de donner un accès précoce aux innovations présumées et de financer l’innovation sur le marché.

Anne D’ANDON, HAS évaluation du médicament diaporama

24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes