Cancers et fins de vie : quelles recherches en SHS ?

 

Le 22 septembre 2017, s’est tenu le séminaire Cancers et Fins de vie, organisé par le groupe de travail «Sciences Humaines et Sociales». Ce séminaire s’est focalisé sur le sujet de la fin de vie en oncologie de manière transdisciplinaire.

 

Les cliniciens et chercheurs en sociologie, psycho-oncologie, philosophie et droit ont discuté de manière croisée de la souffrance réfractaire en fin de vie, mais également de la question controversée de la demande de hâter la mort.

Cette journée, placée sous l’angle de la recherche, avait deux objectifs :
1. dynamiser la recherche à venir grâce à des revues de littératures dans l’ensemble des
disciplines des sciences humaines et sociales, couplées à une table ronde
2. discuter de travaux de recherche récents ou en cours de manière à leur faire bénéficier du
regard de chercheurs issus de l’ensemble des disciplines des SHS

 

Le groupe de travail Sciences Humaines et Sociales, pluri-institutionnel et pluridisciplinaire, intervient notamment lors de l’évaluation des projets de recherche soumis au Cancéropôle IDF et organise des
journées sur des problématiques spécifiques des cancers pour faire émerger des idées et questions scientifiques à l’interface entre les disciplines.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
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Coordination scientifique

Groupe de travail « Sciences Humaines et Sociales » du Cancéropôle IDF, piloté par Sylvie Dolbeault, Institut Curie et Edwige Rude-Antoine, CNRS, CENJ Institut Marcel Mauss.
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Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION

Sylvie Dolbeault ouvre cette journée en présentant les actions du groupe de travail “sciences humaines et sociales” du Cancéropôle Île-de-France. Cette journée est l’occasion de réunir les différentes thématiques des sciences humaines autour de la question sur les fins de vie. Le séminaire s’articulera sur plusieurs points, toujours pour la recherche : difficultés rencontrées par les chercheurs, organisation du travail, collaborations…

Alexis Burnod précise que la journée servira également à faire germer des idées transdisciplinaires grâce aux différentes interventions des orateurs.

Sylvie DOLBEAULT, Institut Curie
Alexis BURNOD, Institut Curie

 

CONTEXTE ET ENJEUX

La question de fin de vie est un sujet sensible. Les directives et textes de lois encadrent les situations de fin de vie et les prises de décisions médicales. Dans ce contexte, il est également important d’analyser et de comprendre la demande de la personne malade.

Sarah DAUCHY, Gustave Roussy – diaporama

 

PANORAMA DU DROIT SUR LA FIN DE VIE ET RECHERCHES JURIDIQUES ASSOCIEES

Bénédicte Bevière-Boyer est juriste à l’Université Paris VIII. Elle évoque les différentes réglementations autour de la fin de vie. Les droits de fin de vie évoluent rapidement grâce à la collaboration entre les juristes et les médecins / praticiens.

Bénédicte BEVIERE-BOYER, Université Paris VIII – diaporama

 

DEMANDE DE HÂTER LA MORT

La demande de hâter la mort est une réalité. Guy Lebeer, sociologue, participe aux présentation suivantes sur ce sujet compliqué.

Guy LEBEER, Université Libre de Bruxelles

 

CONTRIBUTION A LA RÉFLEXION SUR L’AIDE EN FIN DE VIE

La réflexion sur l’aide en fin de vie est menée par plusieurs disciplines : juridique, politique, scientifique etc. Comment ces disciplines interagissent-elles ? Quelle est la place de la souffrance dans cette étape ? Comment se déroule l’assistance au suicide ? Quel est le rôle du médecin ?

Patrice GUEX, Faculté de biologie et de médecine, Université de Lausanne – diaporama

 

QUELQUES OBSERVATIONS SUR LA FIGURATION DES MORTS ANTÉRIEURES DANS LES RÉCITS DE SUICIDES ASSISTES

Anthony Stavrianakis présente son implication et l’histoire croisée de plusieurs personnes malades qui ont été accompagnées en fin de vie.

Anthony STAVRIANAKIS – CERMES3, CNRS

13e COLLOQUE ANNUEL DU CANCEROPOLE : CANCERS RARES

 

Le 9 février 2018, s’est tenu le 13ème colloque annuel du Cancéropôle Île-de-France. Cette journée, organisée par le groupe de travail «Cancers rares», a été l’occasion d’évoquer les différentes thématiques autour des cancers rares. Trois interventions de type keynote permettront de revenir sur des outils et réseaux utiles pour la communauté.

 

Le groupe de travail Cancers rares a été mis en place en 2015 par le Cancéropôle Île-de-France et a pour mission de favoriser une recherche translationnelle et clinique autour des cancers rares en facilitant le développement de nouvelles méthodologies, soutenir l’action d’associations impliquées dans les cancers rares et de proposer des actions d’animation scientifique. Ses membres sont des chercheurs, cliniciens, anatomopathologistes franciliens impliqués dans des thématiques “cancers rares”.

Wolf-Hervé Fridman, Président du Cancéropôle Île-de-France, et Pierre Laurent-Puig, Directeur Scientifique du Cancéropôle Île-de-France, ouvrent cette journée en présentant les missions du Cancéropôle et son implication dans les cancers rares. Wolf-Hervé Fridman évoque les approches multi-institutionnelles autour des cancers rares et l’importance de continuer la recherche dans ce domaine. Pierre Laurent-Puig poursuit en évoquant que la recherche reste importance dans ce domaine afin de développer des thérapies adaptées.

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Coordination scientifique

Groupe de travail “Cancers rares” du Cancéropôle Île-de-France piloté par Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO (AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou).
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Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, coordinatrice du groupe de travail Cancers rares, introduit cette journée en présentant les actions menées par le groupe au sein du Cancéropôle : les missions, les enquêtes, le soutien à la recherche …

Plusieurs points sont soulevés, tels que la définition du cancer rare, les perspectives pour les soins ou la catégorisation des cancers rares. Une liste des cancers rares, effectuée par le groupe de travail, est disponible sur le mini-site du groupe de travail.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP HEGP, INSERM – diaporama

 

KEYNOTE : THE CANCER GENOME ATLAS ADVANCES FOR RARE CANCERS

Présentation en anglais

Venu des Etats-Unis, Thomas Giordano présente l’outil TCGA qui permet d’appréhender les processus moléculaires des différents types de cancer via des données en libre d’accès. Cet outil comporte des données intéressantes et exploitables sur les cancers rares.

Thomas GIORDANO, University of Michigan, USA – diaporama

 

GÉNÉTIQUE ET GÉNOMIQUE DU MÉLANOME UVEAL, UNE TUMEUR RARE ET GRAVE DE L’ADULTE

Le mélanome uvéal est une tumeur de l’œil qui se développe chez adulte. Cette tumeur est différente des autres mélanomes, de par sa forme génétique et son agressivité. A ce jour, aucun traitement n’existe. Marc-Henri Stern détail ici les particularités de ce mélanome.

Marc-Henri STERN, Institut Curie, INSERM – diaporama

 

 

L’APPORT DU NGS DANS QUELQUES EXEMPLES DE TUMEURS CÉRÉBRALES RARES

Marc Sanson étudie la génétique moléculaire des tumeurs cérébrales et explique l’importance du NGS dans l’étude des cancers rares. Tout d’abord, il explique que le NGS peut faciliter le développement de thérapies ciblées, en prenant en exemple les gliomes diffus et leur études par l’outil TCGA. Ensuite, il démontrera l’utilité du NGS pour les tumeurs extrêmement rares et expliquera l’apport du programme EXORARE pour deux patientes.

Marc SANSON, AP-HP PSL, INSERM – diaporama

 

CANCERS RARES EN PÉDIATRIE : ORGANISATION FRANÇAISE ET EUROPÉENNE

Daniel Orbach présente comment s’organisent les soins en France et en Europe en onco-pédiatrie. Plusieurs points sont soulevés : comment sont pris en charge les traitements pédiatriques ? Quelles sont les différences avec les prises en charge pour adulte ? Comment évolue la prise en charge lors de la transition pédiatrie / adolescence-jeune adulte ? Qu’en est-il pour les tumeurs très rares pédiatriques ?

Daniel ORBACH, Institut Curie – diaporama

 

HÉTÉROGÉNÉITÉ MOLÉCULAIRE DES MÉSOTHELIOMES PLEURAUX MALINES

Didier Jean décrit les caractéristiques des mésothéliomes pleuraux, qui sont spécifiques de par leur hétérogénéité, leur génotype et leur profil mutationnel.

Didier JEAN, INSERM – diaporama

 

 

 

 

DISSÉMINATION MÉTASTATIQUE DE L’OSTÉOSARCOME : VERS UNE THÉRAPIE CIBLÉE ?

L’ostéosarcome est une tumeur osseuse qui touche en grande majorité les personnes âgées entre 15 et 20 ans. Il est le sarcome le plus fréquent du tissu osseux bien qu’il reste un cancer rare.

Olivia FROMIGUE, Gustave Roussy – diaporama

KEYNOTE : EuroBloodNet, UNE RÉSEAU EUROPÉEN SUR LES HÉMOPATHIES MALIGNES RARES

EuroBloodNet est un réseau européen pour les maladies hématologiques rares. En tant que coordinateur de ce réseau, Pierre Fenaux présente les différentes missions : accès au soin a domicile, mise en place de la télémédecine, accès aux essais cliniques, diffusion des bonnes pratiques médicales…

Pierre FENAUX, AP-HP, ERN EuroBloodNet – diaporama

 

LEUCÉMIE MYELOMONOCYTAIRE CHRONIQUE, LE RÔLE DES CELLULES MATURES DU CLONE

La leucémie myélomonocytaire se détecte par une simple prise de sang, qui révèle une concentration importance de monocytes dans le sang. Comment comprendre cette maladie grâce au NGS ? Les études génomiques ont démontré des signatures moléculaires caractéristiques.

Eric SOLARY, Gustave Roussy – diaporama

COMMENT LES VIRUS HUMAINS INDUISENT-ILS LA LYMPHOMAGENESE ?

Les virus peuvent également être responsables de certains cancers. C’est le cas par exemple de certains lymphomes. Yegor Vassetsky étudie l’implication des virus dans un lymphome, au niveau moléculaire et cellulaire.

Yegor VASSETZKY, Gustave Roussy – diaporama

 

Bio-informatique et Cancer : Partage de données cliniques pour la recherche sur le cancer

Le groupe de travail Intégration de données du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 18 octobre 2017, une journée de séminaire autour du partage de données cliniques. Cette journée était couplée avec le séminaire Enjeux et besoins des NGS.

La question du partage des données cliniques pour la recherche est aujourd’hui incontournable dans le domaine du cancer. De grandes bases de données sont constituées et mettent à disposition les données de patients pour la recherche. Comment structurer l’accès à ces données pour les exploiter de manière intégrée et optimisée, et accélérer la recherche sur le cancer faisant appel au Big Data ?

Lors de cette journée, la question du partage de données est abordée de manière transversale, depuis la clinique jusqu’à la recherche fondamentale. Le regard du patient et les questions éthiques, sociétales et organisationnelles qui se posent sont partie intégrante de la thématique.

A l’occasion de cette réunion, le travail d’intégration de données cliniques et biologiques mené par le groupe de travail du Cancéropôle IDF a été présenté, ainsi que des initiatives complémentaires menées dans le même domaine.

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Coordination scientifique

Groupe de travail «Intégration de données» du Cancéropôle IDF, piloté par Anita Burgun (AP-HP, Hôpital Européen Georges Pompidou).
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Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Anita Burgun, coordinatrice du groupe de travail “Intégration de données” du Cancéropôle Île-de-France, ouvre cette journée. Plusieurs points seront abordés lors ce séminaire, notamment le partage des donnée génomiques et cliniques, l’accès aux métadonnées, la question de protection des données cliniques …

Anita BURGUN, AP-HP, Hôpital Européen Georges Pompidou

 

INTÉGRATION DES DONNÉES GÉNOMIQUES ET CLINIQUES

Les données génomiques et cliniques semblent bien distinctes. Est-il possible de traiter ces deux types de données ensemble ? Quel est l’avantage d’un traitement rassemblé ? Marie De Tayrac explique que l’intégration de données permet d’optimiser le diagnostic, la prévention et le traitement des maladies humaines en fonction des variations génétiques individuelles.

Marie DE TAYRAC – CNRS, Université de Rennes, CHU de Rennes – diaporama

 

SOLUTIONS SHRINE EN ONCOLOGIE : TRAVAIL DU GROUPE “INTÉGRATION DE DONNÉES” DU CANCEROPOLE ÎLE-DE-FRANCE

Bastien Rance et David Baudoin présentent l’outil Shrine qui permet l’ouverture et la disponibilité des données recensées dans plusieurs sites d’île-de-France. Le groupe de travail “Intégration de données” du Cancéropôle a travaillé plusieurs années sur cet outil de partage.

Bastien RANCE et David BAUDOIN, AP-HP, Hôpital Européen Georges Pompidou – diaporama

 

PARTAGE DES DONNÉES DU GROUPE OSIRIS

Cette présentation met l’accent sur un travail collaboratif qui a été mené par le groupe OSIRIS, rassemblant les SIRICs (Sites de Recherche Intégrée sur le Cancer). Les solutions techniques sont importantes pour le partage de données, mais l’accent est également porté par OSIRIS sur la qualité des données et l’utilisation facilitée des données…

Yec’han LAYZET, Institut Bergonie
Vianney JOUHET, CHU de Bordeaux
diaporama


 

 

SIGNATURE ONCOGENIQUES : POURQUOI EST-IL IMPORTANT D’INTÉGRER LES DONNÉES ?

Eric Letouzé présente, à travers son travail sur le cancer du foie, comment l’analyse des données génomiques peut déterminer les mécanisme moléculaires impliqués en oncologie. La notion de données s’impose alors : de quelles données parle-t-on : Exome / Génome ? Comment peut-on comprendre le comportement des cellules tumorales via l’intégration de données ?

Eric LETOUZE, INSERM – diaporama

 

PARTAGE DE DONNÉES DE PHASES PRÉCOCES : LE PARCOURS DU COMBATTANT DU GROUPE DLT-TARGETT

La collecte de données peut s’avérer extrêmement complexe et difficile. Xavier Paoletti explique les difficultés qu’il a rencontré dans le cadre du partage de données en recherche clinique.

Xavier PAOLETTI, Institut Gustave Roussy – diaporama

 

INTÉGRER LES DONNÉES GÉNOMIQUES A L’AP-HP

Le système hospitalier est un milieu complexe régit par des normes différentes du milieu académique. Lorsque la plateforme de bio-informatique de l’AP-HP s’est mise en place, les équipes ont du réfléchir au traitement et à l’intégration des données au niveau de cette plateforme. Alban Lermine explique les difficultés rencontrées au sein d’une plateforme où sont traitées différentes analyses, tels que le séquençage de l’ADN et le traitement des données des patients.

Alban LERMINE, AP-HP – diaporama

 

OUVRIR LES DONNEES CLINIQUES A LA RECHERCHE SUR LE CANCER

Alain Livartowski est oncologue et partage son expérience sur l’utilisation des données cliniques pour développer la recherche clinique.

Alain LIVARTOWSKI, Institut Curie – diaporama

 

BIOBANKING DYNAMIQUE EN ONCOLOGIE

Aujourd’hui, l’échantillon biologique est devenu un outil clinique et de recherche. A l’Institut Curie, des moyens sont mis en place pour analyser les échantillons qui transitent par l’hôpital et pour installer des entrepôts de données. La tâche est complexe, d’autant plus que les échantillons sont hétérogènes.

Julien GUERIN et Thomas BALEZEAU, Institut Curie – diaporama

 

 

Bio-informatique et Cancer : Enjeux et besoins des NGS pour la recherche sur le cancer

 

Le groupe de travail NGS & Cancer du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 17 octobre 2017, une journée de séminaire pour les personnes qui souhaitent mettre en place les technologies NGS dans leur institution ou laboratoire et qui voudraient bénéficier d’un retour d’expérience. Cette journée était couplée avec le séminaire Partage de données.

 

En complément des formations pratiques en salle et de la formation en ligne ouverte à tous, le groupe de travail NGS & Cancer a souhaité organiser cette journée pour discuter de manière
large de l’utilisation de la technologie NGS, Next-Generation Sequencing, pour répondre à des
questions de recherche dans le domaine du cancer.
Nous proposons de répondre aux questions concrètes qui se posent dans un tel contexte,
notamment :

• Quels sont les apports du NGS pour la recherche fondamentale et clinique dans le domaine du
cancer ?
• Quel est l’intérêt de cette technologie versus les techniques de type puces ?
• Pourquoi internaliser / externaliser le séquençage et / ou l’analyse ?

 

Retrouvez le programme de la journée

 

Coordination scientifique

Groupe de travail «NGS & Cancer » du Cancéropôle IDF, piloté par Jean-Charles Cadoret (Institut Jacques Monod, Université Paris Diderot), Marc Deloger (Institut Curie), Nicolas Servant (Institut Curie)
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Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Nicolas Servant ouvre la journée en présentant le groupe de travail NGS & Cancer du Cancéropôle Île-de-France. Ce groupe permet le développement et la mise en place des formations NGS accessibles aux chercheurs et cliniciens. A travers ce séminaire, le groupe de travail a voulu permettre les échanges autour du séquençage, de la bio-informatique et de la clinique, et développer l’utilisation des technologies NGS.

Nicolas SERVANT, Institut Curie 

 

ETAT DES LIEUX DES TECHNOLOGIES ACTUELLES

Recul et évolution des technologies NGS. D’où venons-nous, où allons-nous ?

Stéphane Le Crom est professeur à l’Université Pierre et Marie Curie et est responsables de plusieurs plateformes. Son implication dans ces plateformes lui permet d’expliquer l’évolution des technologies NGS, de décrire les technologies utilisées aujourd’hui, et de faire un état des lieux complet sur les technologies actuelles.

Stéphane LE CROM, Université Pierre et Marie Curie – diaporama

 

 

 

 

 

Faut-il abandonner les autres technologies ?

Les technologies NGS persistent dans le temps. Comment ces technologies peuvent-elles résister ? Dans quel contexte ? Marc Deloger, spécialiste des expressions ARN, nous explique comment ces technologies évoluent pour toujours avoir la même finalité: mesurer l’expression d’un gène. Il détaille ici plusieurs techniques telles que la RT-qPCR, les microarrays, et le RNA-seq.

Marc DELOGER, Institut Curie – diaporama

 

Nicolas Servant soulève plusieurs questions concernant le séquençage ADN et les oligo arrays. Quelles sont les différences entre les différentes technologies? Quelles sont les limites ? Quels sont les impacts en terme d’analyse ? Quelles sont les conditions d’utilisation ? Les puces à ADN sont-elles toujours performantes ?

Nicolas SERVANT, Institut Curie – diaporama

 

Jean-Charles Cadoret développe ici les caractéristiques des ChIP-Seq et des Methyl-DNA microarrays : utilisation, coût, capacité d’analyse, disponibilité du matériel…

Jean-Charles CADORET, Institut Jacques Monod, Université Paris Diderot – diaporama

 

 

Externalisation des ressources de séquençage et / ou d’analyse

Eric Solary est PU-PH et Directeur de Recherche à l’institut Gustave Roussy. Dans cet institut, une unité de séquençage clinique très haut-débit s’est mise en place. Le but est de créer un partenariat entre structure privée et académique afin de développer le séquençage des exomes et le RNA-seq. Ce partenariat permet d’optimiser les coûts et de monter différents projets.

Eric SOLARY, Institut Gustave Roussy – diaporama

 

La plateforme de l’Institut Curie effectue du séquençage à haut débit dans le domaine fondamental, translationnel ou encore diagnostic. Des choix stratégiques ont dû s’effectuer au moment de l’installation de la plateforme, notamment en terme de partenariat. La plateforme se développe finalement de manière interne. Sylvain Baulande explique les avantages et inconvénients de ce système de gestion.

Sylvain BAULANDE, Institut Curie – diaporama

 

Alban LERMINE et Julie DIGEON partagent leur expérience concernant l’utilisation du séquençage et de la bio-informatique au sein de l’AP-HP. Ils font un bilan sur la situation actuelle, les ressources internes et externes,  l’organisation pour récupérer des résultats …

Alban LERMINE et Julie DIGEON, AP-HP – diaporama

 

 

 

 

LES ENJEUX DE LA BIO-INFORMATIQUE

Les enjeux actuels de la bio-informatique en cancérologie

Philippe Hupe et Daniel Gautheret développent les enjeux de la bio-informatique : quelles sont les meilleurs pratiques actuelles ? Y-a-t-il un retard entre l’arrivée d’une nouvelle technologie et l’arrivée des outils d’analyses ? Comment faire pour que les chercheurs puissent interpréter au mieux les résultats ? Comment améliorer les ressources bio-informatiques (calcul, stockage …)?

Philippe HUPE, Institut Curie
Daniel GAUTHERET, Institut Gustave Roussy, Université Paris Sud – diaporama

 

Mise en place d’une plateforme de bio-informatique

Alban Lermine a participé activement à la création de la plateforme bio-informatique et séquençage au sein de l’AP-HP. Il revient sur cette création à travers les prévisions, les coûts, les moyens humains et matériels nécessaires, la mise en place et la maintenance de l’innovation …

Alban LERMINE, AP-HP – diaporama

 

L’IMPACT DES NGS DANS LA RECHERCHE CLINIQUE

Le passage des NGS en diagnostic, rêve ou réalité ?

Pierre Laurent-Puig retrace les différentes techniques qui peuvent être utilisées dans le cadre du NGS. Il effectue le lien entre les questions technologiques du NGS et le domaine clinique.

Pierre LAURENT-PUIG, AP-HP HEGP, Université Paris Descartes – diaporama

 

L’apport du NGS dans la recherche clinique

Cette dernière discussion, sous forme de table ronde, soulève des questions concernant l’utilisation du NGS dans le domaine clinique. Le NGS apporte de nombreuses informations et connaissances dans le domaine fondamental, mais la question d’utiliser autant de ressources pour la recherche clinique se pose. Certains pensent que ces technologies peuvent faciliter le diagnostic, d’autres pensent à la médecine de précision …

Christophe LE TOURNEAU, Institut Curie
Marie DE TAYRAC, CNRS, Université de Rennes, CHU de Rennes – 
diaporama
Fabrice ANDRE, Institut Guctave Roussy

Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

Le groupe de travail “Oncogériatrie” du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 19 mai 2017, une journée pour aborder le sujet du dépistage de la fragilité en oncogériatrie et celui des essais cliniques dédiés. 

L’objectif de la journée a été de réunir gériatres, oncologues, infirmiers des UCOGs franciliens et des centres périphériques et privés autour d’une question de recherche, dans un objectif de fédération des UCOGs. La question de la fragilité des patients en oncogériatrie a ainsi été abordée au cours d’une journée subdivisée en trois temps :

  • Un premier temps a été consacré à la question du dépistage de cette fragilité ainsi que de la prise de décision médicale associée ;
  • Un deuxième temps a permis la présentation d’essais cliniques en cours dédiés à ce sujet ;
  • Enfin, le reste de la journée a été dédiée à la dimension sociologique de ces travaux.

Les échanges ont été riches autour de ces questions et ont permis, une fois encore, de pointer du doigt la nécessité d’avoir des essais cliniques dédiés pour les personnes âgées.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
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Coordination scientifique

Groupe de travail « Oncogériatrie » du Cancéropôle IDF, piloté par Elena Paillaud Laurent-Puig (UCOG Paris Sud, AP-HP Hôpital Henri Mondor).
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19/05/17 - Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Elena Paillaud Lauren-Puig pilote le groupe de travail Oncogériatrie du Cancéropôle IDF et ouvre cette journée en rappelant ses objectifs : discuter de la recherche en oncogériatrie axée autour des UCOGs. La journée sera l’occasion pour les professionnels franciliens d’échanger sur les outils de dépistage de la fragilité du sujet âgé : ces outils sont mis en place pour aider les cancérologues à prendre des décisions thérapeutiques, et pour dépister les patients qui nécessitent un suivi particulier. Un second temps permettra de faire un point sur les essais cliniques menés spécifiquement sur le sujet âgé. Enfin, Elena Paillaud fait un bref point sur la cohorte ELCAPA.

Elena PAILLAUD LAURENT-PUIG, UCOG Paris Sud, AP-HP Hôpital Henri Mondor

I – FRAGILITÉ, DÉCISION, TRAITEMENT

Comment standardiser les données gériatriques dans les essais : Mini
Data Set Gériatrique

Philippe Caillet présente un outil qui a pour but de standardiser les variables gériatriques qui sont nécessaires pour améliorer les essais dans le domaine de l’oncogériatrie, le mini-data set gériatrique. L’objectif est d’uniformiser la manière dont est faite la recherche et améliorer les connaissances en oncogériatrie.Le mini data set gériatrique permet en effet de réellement standardiser les mesures recueillies lors de l’évaluation gériatrique.

Philippe CAILLET, UCOG Paris Sud, AP-HP Hôpital Henri Mondor diaporama

 

Évaluation de la concordance entre 4 classifications de fragilité des
patients âgés atteints de cancer et comparaison de leurs performances
pronostiques

Emilie Ferrat présente son travail de thèse en épidémiologie, effectuée au sein de l’équipe CePIA à l’aide de la cohorte ELCAPA. Elle revient sur la définition de la fragilité, et sur 4 outils qui existent pour évaluer la fragilité des patients. L’objectif de l’étude est de vérifier la concordance de 4 classifications : Balducci, SIOG 1 et 2, et typologie en classes latentes.

Emilie FERRAT, UCOG Paris Sud, Université Paris-Est Créteil diaporama

 

Vitesse de marche et cancer du sujet âgé

Frédéric Pamoukdjian est oncogériatre. Il présente dans un premier temps un rappel de ce qui encadre le concept de vitesse de marche en gériatrie et, dans un second temps, revient sur l’intérêt de l’utilisation de cette mesure en population oncogériatrique.

Frédéric PAMOUKDJIAN, UCOG Paris-Seine-Saint-Denis, AP-HP Hôpital René Muret diaporama

 

Suivi des sujets âgés sous thérapies ciblées orales : intérêt du dosage
plasmatique et point sur les interactions médicamenteuses potentielles

L’objectif du travail présenté par Pascaline Boudou-Rouquette est de montrer l’intérêt du suivi plasmatique en routine des patients âgés sous thérapie orale, et notamment sous inhibiteur de tyrosine kinase et les facteurs potentiels de variabilité de cette exposition. En effet, la posologie des thérapies orales est identique pour tous les patients,malgré des différences de physiologie entre les patients. Un suivi thérapeutique pharmacologique devrait permettre d’adapter plus facilement la posologie des médicaments de manière à permettre un effet maximal et le moins d’effet secondaires possibles.

Pascaline BOUDOU-ROUQUETTE, UCOG Paris Ouest, AP-HP Hôpital Cochin diaporama

19/05/17 - Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

II – ESSAIS CLINIQUES DÉDIÉS

Etude ESOGIA : quelles interprétations possibles, quels enseignements
pour de futurs essais ?

L’enjeu de l’étude ESOGIA présentée par Romain Corre est de comparer deux stratégies d’attribution de la chimiothérapie chez des patients âgés porteurs d’un cancer bronchique métastatique. L’étude compare une stratégie dite standard basée sur le performance status et l’âge à une stratégie « optimisée » basée sur les données d’une évaluation gériatrique. Il détaille dans un second temps les éléments de la littérature permettant de préciser la place de l’évaluation gériatrique standardisée (EGS) dans cette indication.

Romain CORRE, UCOG de Bretagne, CHU de Rennes diaporama

 

Diagnostic de dépression chez les personnes âgées en cours de
chimiothérapie

Olivier Drunat est psycho-gériatre, et s’est intéressé à la problématique de la dépression chez le sujet âgé au cours d’une chimiothérapie. Cette association est fréquente chez le sujet âgé, et Olivier Drunat présente lors de son intervention des outils pour permettre de mieux diagnostiquer la dépression.

Olivier DRUNAT, UCOG Nord, AP-HP Hôpital Bretonneau, HUPNVS diaporama

 

Essais en cours en oncologie digestive

34 à 48% des cancers digestifs sont diagnostiqués après 75 ans. Malgré cela, les inclusions dans les essais cliniques ne concernent que très peu les personnes âgées, d’où l’importance de mener des essais spécifiques en oncogériatrie. Thomas Aparicio fait une présentation en deux temps : après un rapide focus sur les essais terminés, il revient sur les essais cliniques en oncologie digestive en cours ou à venir en oncogériatrie digestive.

Thomas APARICIO, AP-HP Hôpital Saint Louis diaporama

19/05/17 - Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

III – SANTÉ SOCIALE

QualiSAGe : une étude sociologique du recrutement des personnes âgées dans les essais cliniques en cancérologie

Benjamin Derbez est sociologue et parle du volet sociologique de l’essai SAGe, qui vise à comprendre les facteurs de non inclusion des sujets âgés dans des essais cliniques en oncologie. Cette étude mobilise des méthodes mixtes issues de différentes disciplines, et mélange des approches quantitatives et qualitatives. Après avoir présenté le contexte soci-économique et quelques éléments de terrain, il présente le schéma de l’étude qui s’appuie sur une cohorte prospective socio-épidémiologique multicentrique.

Benjamin DERBEZ, Université Paris-Est Créteil diaporama

 

Analyse des besoins ressentis d’amélioration des compétences par les
patients prenant une chimiothérapie orale à domicile, leurs aidants et les
professionnels

Sophie Moulias parle d’une étude en cours qui part sur l’idée de faire un projet d’éducation thérapeutique chez les patients âgés atteints de cancer et prenant une chimiothérapie orale. L’évaluation des besoin de la population est faite auprès des patients, des aidants et des professionnels de ville et d’hôpital. C’est ce dernier volet qu’elle présente aujourd’hui. L’étude s’appuie sur 14 entretiens réalisés en face à face auprès de 5 oncologues dont 2 oncogériatres, ainsi que 9 médecins traitants.

Sophie MOULIAS, AP-HP Hôpital Ambroise Paré diaporama

19/05/17 - Du dépistage de la fragilité aux essais cliniques dédiés en oncogériatrie

Approches palliatives en oncologie

Le groupe de travail “Sciences Humaines et sociales” du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 6 octobre 2016, une journée sur le sujet des soins palliatifs en cancérologie. 

Cette journée, à destination des chercheurs, cliniciens, patients et représentants de patients, a eu pour but de faire un point sur les soins palliatifs et les questions que cette discipline pose aux sciences humaines et sociales. Lors de cette journée de recherche translationnelle, les intervenants, cliniciens et chercheurs, ont discuté de protocoles de recherche en cours et de leurs apports à la clinique. Les cliniciens présents ont parlé de leur pratique et des questions qu’elle pose à la recherche en sciences humaines et sociales. Un temps de témoignage a permis d’ancrer l’ensemble de la journée dans la réalité vécue par les patients, pour lesquels les soins palliatifs sont encore un sujet difficile à aborder.

La journée a été découpée en 2 temps :

  • Soins palliatifs : en parler, quand, pourquoi et comment ?
  • Les spécificités liées à l’âge

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.

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Coordination scientifique

Groupe de travail «Sciences Humaines et sociales » du Cancéropôle IDF, piloté par Sylvie Dolbeault (Institut Curie) et Edwige Rude-Antoine (CNRS, CENJ Institut Marcel Mauss).
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06/10/2016 - Approches palliatives en oncologie : quels contours, quelles perspectives ?

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Sarah Dauchy est psychiatre et parle des enjeux cliniques et de recherche complexes et majeurs des approches palliatives en oncologie. Les soins palliatifs ont largement progressé ces dernières années au niveau social, juridique, ainsi que sur le positionnement des institutions sur le sujet. Et pourtant, au quotidien en cancérologie, il semble toujours compliqué d’anticiper. Une recherche notamment clinique sur le sujet est indispensable.

Sarah DAUCHY, Gustave Roussy

 

KEYNOTE : Soins palliatifs, fin de vie : de quoi parle-t-on ? Perspectives ouvertes pour la recherche

Régis Aubry choisit, dans son intervention, de faire le pont entre ce qu’étaient les soins palliatifs lors de leur naissance il y a une vingtaine d’année : si le nom n’a pas changé, ce qu’il recouvre a considérablement évolué, en lien avec des changements du contexte au cours de ces 20 dernières années. Sont à prendre en compte les changements dus aux avancées techniques et scientifiques en médecine, les changement du rapport de notre société vis à vis de la question de la mort et de la fin de vie et, enfin, la poussée sans précédent des droits des personnes malades dans notre société.

Régis AUBRY, CHRU Besançon, Comité Consultatif National d’Ethique

 

Témoignages

Pour échanger autour du sujet des soins palliatifs et notamment de la manière de communiquer sur ce sujet avec les patients, il est indispensable d’avoir un regard sur la manière dont ce type particulier de soin est perçu par les patients eux-mêmes. Catherine Barre-Gascoin vit depuis 7 ans avec un cancer du sein aujourd’hui métastasé, et partage au travers d’une vidéo son regard sur le sujet. François Mayu est quant à lui bénévole pour l’association de soins palliatifs ASP Fondatrice et fait un retour sur la perception des patients suivis par les bénévoles à l’Institut Curie des soins palliatifs. Ils témoignent tous les deux de la peur encore associée au terme “soins palliatifs” et de la confusion parfois volontairement entretenue avec les soins de support.

Catherine BARRE-GASCOIN, patiente et auteure du blog Les crabes dansent au Croisic

François MAYU, Association Soins Palliatifs ASP Fondatrice

 

06/10/2016 - Approches palliatives en oncologie : quels contours, quelles perspectives ?

TEMPS 1 : SOINS PALLIATIFS : EN PARLER, QUAND, POURQUOI ET COMMENT ?

Quels bénéfices prouvés des soins palliatifs ?

Carole Bouleuc est oncologue médicale et chef du département des soins de supports et montre comment la littérature médicale a pu démontrer l’impact positif des soins palliatifs sur la qualité de vie et la durée de vie des patients. Le constat de départ a été la constatation qu’il était très souvent administré aux patients des chimiothérapies en fin de vie. Cela a été considéré comme un constat d’échec d’une médecine technique qui poursuit des soins agressifs même en fin de vie, qui ont un effet délétère sur les patients. Aujourd’hui, des critères de qualité de la fin de vie ont été définis pour éviter cela.

Carole BOULEUC, Institut Curie diaporama

 

TABLE RONDE : La décision d’arrêt des traitements en oncologie

François Goldwasser évoque l’importance de la définition d’un objectif de soin pour que le traitement soit adapté. Il revient également sur l’importance de passer d’une logique de travail de médecin référent solitaire à celle d’une prise de décision collective, prenant en compte les différentes dimensions des besoins du patient.

François GOLDWASSER, AP-HP Hôpital Cochin

 

François Blot est réanimateur, et souligne les difficultés de communication entre les médecins oncologues, les médecins de soins palliatifs, et les patients. Il y a, pour lui, deux niveaux sur lesquels agir : au niveau politique et de manière locale, avec des actions de proximité chacun dans son service. Il partage aujourd’hui son expérience à Gustave Roussy où il a permis d’intégrer aux RCP pluridisciplinaires un palliatologue et un réanimateur.

François BLOT, Gustave Roussy

 

Les essais cliniques de phases précoces : du palliatif sans soins palliatifs ?

Benjamin Derbez est sociologue et présente une recherche qualitative de type ethnographique menée il y a quelques années dans des services de recherche clinique en cancérologie franciliens, sur 24 mois. Son travail traite des frontières invisibles entre l’innovation thérapeutique et le palliatif pur afin de déterminer dans quelle mesure on peut parler de palliatif dans les essais cliniques de phases précoces, au travers des concepts de l’identité sociale, des trajectoires de maladies, et du contexte de conscience.

Benjamin DERBEZ, Université Paris Est-Créteil Val-de-Marne, CEpiA diaporama

 

KEYNOTE : Principe de non-malfaisance et fin de vie

Gérard Dabouis est ancien chef de service d’Oncologie Médicale, et aujourd’hui se porte vers la démarche de recherche en lien avec son travail à la consultation d’éthique clinique du Pôle Hospitalier Jules Verne de Nantes. Il s’est intéressé au principe de non malfaisance décrit par Beauchamp et Childress, qui implique de s’abstenir intentionnellement d’agir, au contraire de la bienfaisance qui contient une forme d’action. Dans le cadre des situations de fin de vie, ce principe de non-malfaisance qui prend en compte le désir du patient apporte une aide à la décision dans des situations éthiquement difficiles.

Gérard DABOUIS, MSH Ange Guépin, CNRS, Université de Nantes diaporama

 

LES SPÉCIFICITÉS LIÉES À L’ÂGE

Qu’est-ce que la Qualité de vie en soin palliatif pédiatrique ?

Serge Sultan travaille en psycho-oncologie pédiatrique et parle des progrès très importants de ces dernières années au Canada. L’objectif des soins palliatifs en pédiatrie est d’assurer la meilleure qualité de vie possible aux enfants dont la maladie rend probable leur décès avant l’âge adulte. Il revient sur les recherches menées sur le sujet et notamment sur les outils qui permettent de mesurer spécifiquement la qualité de vie et qui nécessitent d’être réadaptés pour la pédiatrie. Il présente enfin les résultats d’une étude dont l’objectif est de décrire ce qu’est la qualité de vie d’enfants atteints de cancer et suivis en soins palliatifs.

Serge SULTAN, Université de Montréal, CHU Sainte-Justine diaporama

 

Des AJA en soins palliatifs en oncologie : de la décision à l’accompagnement

Valérie Laurence et Etienne Seigneur travaillent tous deux à l’Institut Curie dans l’Unité AJA. En s’appuyant sur un cas clinique, ils mettent en évidence les problématiques rencontrées, propres aux adolescents et jeunes adultes en soins palliatifs en oncologie. L’objectif est de travailler ensemble avec le patient, dans le respect de leur choix.

Valérie LAURENCE et Etienne SEIGNEUR, Institut Curie diaporama

 

Spécificités du soin palliatif en gériatrie

Marie Laurent est maître de conférence en gériatrie, et mène des recherches au sein du laboratoire CEpiA. Elle revient sur les spécificités des soins palliatifs pour les personnes âgées atteintes de cancer : les différences physiologiques et l’existence de polypathologies conduit en effet à une prise en charge particulière. Elle revient sur les spécificités thérapeutiques et les différences de symptômes observés chez les personnes âgées atteintes de cancer. De la même façon qu’en pédiatrie, l’oncogériatrie nécessite la mise en place d’outils spécifiques pour évaluer ces symptômes et évaluer leurs besoins en soins palliatifs.

Marie LAURENT, AP-HP Hôpital Albert Chenevier diaporama

 

06/10/2016 - Approches palliatives en oncologie : quels contours, quelles perspectives ?

La médecine prédictive et ses enjeux : réflexions autour de l’oncogénétique

Le groupe de travail Sciences Humaines et Sociales du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 27 mai 2016, une journée consacrée aux enjeux de la médecine prédictive, et plus particulièrement de l’oncogénétique, pour la recherche en sciences humaines et sociales. 

L’effort international du séquençage du génome humain et le développement massif de la génétique médicale ces dernières années a eu pour conséquence l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques des cancers, ainsi qu’une

La médecine de précision utilise des biomarqueurs tumoraux spécifiques et offre aux patients des traitements individualisés déterminés par leur constitution génétique et adaptés à leur âge. La médecine prédictive, quant à elle, s’appuie sur des analyses génétiques pour déterminer le risque d’une personne de développer une maladie. Ces dernières années ont vu la mise en place dans les hôpitaux de consultations d’oncogénétique visant à déterminer le risque génétique de développer un cancer. Ces progrès médicaux s’accompagnent immanquablement de questions juridiques, éthiques, sociétales, psychologiques. Comment peut-on aider des personnes à prendre leurs décisions préventives ? Avec quel type d’outils ? Quels sont les impacts psychiques de la démarche génétique en 2016 ? Quels enjeux individuels cliniques, éthiques, médicaux, juridiques, économiques mais aussi quels enjeux collectifs, sociétaux ?

Cette journée a réuni des chercheurs des différentes disciplines des sciences humaines et sociales, et leur a permis de faire le constat des changements rapides du monde de la génétique médicale, d’une augmentation de la complexité, de l’évolution de la temporalité dans ce domaine. Des témoignages de patients et personnes concernées par cette démarche de médecine préventive ont apporté leur expertise tout au long de la journée pour envisager avec un nouveau regard la notion de consentement éclairé ou encore le rôle des patients, experts mais aussi messagers, dans la transmission de l’information.

La journée était découpée en 5 temps :

  1. Questions posées par l’oncogénétique aux disciplines des sciences humaines et sociales
  2. Le consentement et ses enjeux
  3. Les outils d’aide à la décision et à la prescription
  4. Les conséquences sociétales
  5. Nouvelles formes de prédiction : celle de l’efficacité thérapeutique

Retrouvez ici les diaporama des orateurs invités.
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Coordination scientifique

Groupe de travail “Sciences Humaines et sociales” du Cancéropôle Île-de-France, piloté par Sylvie DOLBEAULT (Institut Curie) et Edwige RUDE-ANTOINE (CNRS, CENJ Institut Marcel Mauss).

27/05/2016 - La médecine prédictive et ses enjeux : réflexions autour de l'oncogénétique

 

Diaporamas des intervenants

TEMPS 1 : QUESTIONS POSÉES PAR L’ONCOGÉNÉTIQUE AUX SHS

Olivier Caron Position de l’oncogénéticien
Olivier Caron, Gustave Roussy
diaporama

 Laetitia Mendes Témoignage
Laetitia Mendès, association Geneticancer
diaporama

TEMPS 2 : LE CONSENTEMENT ET SES ENJEUX

sem2016-genethshs-photo-03-fontaine Enjeux juridiques du consentement en oncogénétique
Frédérique Fontaine, Institut Curie
diaporama

Aude Michel Annonce de la mutation BRCA et stratégies de réduction du risque : quels enjeux psychologiques ?
Aude Michel, Université de Montpellier, MIS
diaporama

Sandrine Montgolfier Le consentement à l’information de la parentèle en oncogénétique : expression d’un véritable choix du patient ?
Benjamin Derbez, Inserm, IRIS
Sandrine de Montgolfier, Université Paris Est Créteil Marne La Vallée, IRIS
diaporama

Edwige Bourstyn Enjeux thérapeutiques : la chirurgie de réduction de risque
Edwige Bourstyn, AP-HP Hôpital Saint Louis
diaporama

27/05/2016 - La médecine prédictive et ses enjeux : réflexions autour de l'oncogénétique

TEMPS 3 : COMMUNICATION ET AIDE À LA DÉCISION

Ellen Smets En famille : communication de l’information du risque génétique
Ellen Smets, Academisch Medisch Centrum, Amsterdam
diaporama

Anne Brédart La communication clinicien – patient en oncogénétique : enjeux actuels
Anne Brédart, Institut Curie, Université Paris Descartes
diaporama

TEMPS 5 : NOUVELLE FORME DE PRÉDICTION : CELLE DE L’EFFICACITÉ THÉRAPEUTIQUE

Dominique Stoppa-Lyonnet Oncogénétique : des défis encore à relever !
Dominique Stoppa-Lyonnet, Institut Curie, Université Paris Descartes
diaporama

27/05/2016 - La médecine prédictive et ses enjeux : réflexions autour de l'oncogénétique

Cancers rares : faciliter l’accès aux thérapies innovantes

Le groupe de travail Cancers rares du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 24 mars 2016, une journée de séminaire pour permettre aux chercheurs, cliniciens et industriels d’envisager de nouvelles manières de favoriser l’accès aux nouvelles molécules pour des patients atteints et pour la recherche sur les cancers rares. Les problèmes étant notamment de nature réglementaire, des représentants des agences de santé ont également participé aux discussions afin de réfléchir ensemble à des mécanismes facilitateurs.

Les cancers rares sont un problème de santé publique : difficiles à diagnostiquer et à être pris en charge, l’errance diagnostique est en moyenne de trois ans et demi. En recherche, les professionnels se retrouvent confrontés à des difficultés propres à la thématique :

  • Difficultés d’obtention des financements résultant du statut « Rares» dans les appels d’offre Cancers, et du statut de « Cancers » dans les appels d’offre Maladies Rares
  • Manque d’attrait pour les partenaires industriels car seul un petit nombre de patients sont concernés

Les objectifs du groupe de travail monté par le Cancéropôle Île-de-France en 2014 sont de favoriser une recherche translationnelle et clinique autour des cancers rares, soutenir l’action d’associations impliquées dans les cancers rares, et proposer des actions d’animation scientifique autour des cancers rares de manière à rassembler la communauté concernée. Cette journée répond à ce triple objectif, et a été articulée autour de deux questions :

  • peut-on adapter le chemin de décision dans les laboratoires pharmaceutiques à la problématique des cancers rares ?
  • peut-on faciliter la délivrance des traitements innovants pour les cancers rares ?

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
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Coordination scientifique

Groupe de travail “Cancers rares” du Cancéropôle Île-de-France piloté par Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO (AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou).
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24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Anne-Paule Gimenez-Roqueplo ouvre la journée en présentant le groupe de travail Cancers rares du Cancéropôle Île-de-France, dont l’organisation de cette journée est l’une des actions ayant pour but de  faire progresser la recherche sur ce type de cancers, mais également de faciliter le transfert des connaissances sur les différents types de cancers.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou diaporama

INTRODUCTION DE LA MATINÉE

Organisation de la prise en charge des cancers rares par les agences de santé

Iris Pauporté travaille au département Recherche clinique de l’Institut National du Cancer. Conscient de la difficulté de mettre en place des essais cliniques, de financement, elle explique comment l’INCa a pu construire un cadre pour permettre à la recherche sur les cancers rares d’évoluer. Cela est passé notamment par la labellisation de 14 réseaux nationaux Cancers rares cliniques, et 4 réseaux anatomopathologiques.

Iris PAUPORTE, Institut National du Cancer – diaporama

Traitements médicaux émergents des tumeurs ténosynoviales à cellules géantes

Philippe Cassiers’est intéressé à une tumeur rare bénigne, à agressivité locale et dont l’incidence est de 1,8 sur 1 million. Des données de cytogénétique ont mis en évidence un rôle de la cytokine CSF1 dans la . Cette cytokine étant impliquée dans d’autres phénomènes en immuno-oncologie, des industriels ont développés des molécules médicamenteuses ciblant spécifiquement le récepteur de CSF1. Cela a donc permis la mise en place d’essais cliniques sur les tumeurs ténosynoviales à cellules géantes.

Philippe CASSIER, Centre Léon Bérard diaporama

TABLE RONDE : Peut-on adapter le chemin de décision dans les laboratoires pharmaceutiques à la problématique des cancers rares ?

24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

Critère de jugement, bénéfice clinique et niveau de preuve en cancérologie

Franck Bonnetain est méthodologiste, et revient sur la notion de critère de jugement dans un essai clinique. Il s’agit de mesures faites durant un essai qui servent à définir et à répondre à la question de recherche et l’objectif fixé par l’essai clinique. En cancérologie, il y a d’une part les marqueurs cliniques (qualité de vie, durée de vie) et les marqueurs biologiques qui permettent de suivre l’évolution de la pathologie.

Franck BONNETAIN, CHU de Bensançon diaporama

Inhibiteurs de BRAF dans la maladie d’Erdheim-Chester et dans l’hystiocytose langerhansienne

Julien Haroche, interniste à l’Hôpital de la Pitié Salpétrière, s’est intéressé à la maladie rare de Erdheim-Chester qui est une forme d’histiocytose non langerhansienne. Au début des années 2010, plusieurs équipes, dont celle de Julien Haroche, ont constaté que les malades présentaient une mutation du gène BRAF, gène également impliqué dans certains types de cancers non rares. Des essais cliniques ont pu être réalisés avec des traitements ciblés développés pour ces autres types de cancers, et ont montré une bonne efficacité.

Julien HAROCHE, AP-HP Hôpital de la Pitié Salpétrière diaporama

L’accès au marché des médicaments innovants en Europe

Gilles Chalanson donne dans sa présentation le point de vue des industriels sur l’accès au marché des médicaments innovants. Il s’agit, pour les industries pharmaceutiques, d’un double enjeu : d’une part un enjeu de délais d’accès aux médicaments par les patients, enjeu partagé avec les patients et les autorités de santés, mais également un enjeu de retour sur investissement, avec les questions du prix du médicament et du remboursement par les systèmes de santé.

Gilles CHALANSON, expert en économie de la santé diaporama

24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

INTRODUCTION DE L’APRÈS-MIDI

Témoignages

Créée en 2010 par la famille et les amis du jeune Franck, 14 ans, décédé d’une gliomatose cérébrale, l’association s’investit au profit de la recherche sur le cancer chez les enfants mais aussi dans le soutien des familles touchées par cette maladie. Alexandre Andlauer et Solène Loth présentent les actions de l’association à destination de la recherche : organisation d’une conférence mondiale, création d’un réseau entre les différentes équipes de recherche qui travaillent sur le sujet via les familles concernées, financement de projets de recherche, aide aux services d’oncopédiatrie.

Alexandre ANDLAUER et Solène LOTH, Association Franck, un Rayon de Soleil diaporama


Médecine de précision en oncologie pédiatrique : biologie moléculaire et décisions thérapeutiques

Les cancers pédiatriques sont des cancers rares, dont le taux de survie à 5 ans est de 82%. Des progrès sont encore nécessaires, et Gudrun Schleirmacher fait un point sur les travaux en cours en médecine de précision pour le traitement des cancers pédiatriques et sur l’organisation particulière en Réunion de Concertation Pluridisciplinaires (RCP) moléculaires mise en place à l’Institut Curie, qui permet d’adresser les patients vers les essais cliniques correspondant à leur situation.

Gudrun SCHLEIERMACHER, Institut Curie – diaporama

TABLE RONDE : Peut-on faciliter la délivrance des traitements innovants pour les cancers rares ?

24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

Comment faciliter la prise en charge des médicaments des maladies rares ?

La mise sur le marché d’un nouveau médicament est accordée par l’ANSM et l’Agence Européenne du Médicament. La Commission de la Transparence de l’HAS intervient, quant à elle, dans l’accès ou non d’un médicament au remboursement par les services de santé français. Anne D’Andon présente les dispositifs qui soutiennent l’innovation médicale en permettant d’améliorer la qualité des données, d’accélérer les évaluations technologiques, de donner un accès précoce aux innovations présumées et de financer l’innovation sur le marché.

Anne D’ANDON, HAS évaluation du médicament diaporama

24/03/2016 - Cancers rares : faciliter l'accès aux thérapies innovantes

La diversité tumorale à travers les plateformes technologiques franciliennes

Le 14 janvier 2016, un colloque rassemblant les responsables des grandes plateformes technologiques franciliennes oeuvrant dans le domaine du cancer et leurs usagers a été organisé par le groupe de travail Plateformes du Cancéropôle Île-de-France pour discuter des apports et besoins en terme de structuration. La journée a rassemblé près de 150 personnes et plus de 20 posters.

Comment sont utilisées les plateformes technologiques franciliennes par les chercheurs dans le domaine du cancer ? Quelles avancées les travaux qui y sont menés ont-ils permis ? Cette journée a permis de rendre compte du panorama des plateformes technologiques franciliennes au travers de projets de recherche qui y ont été menés, mais également aux plateformes technologiques franciliennes de se présenter et à leurs responsables d’échanger avec les chercheurs et industriels travaillant dans le domaine du cancer.

Les travaux présentés ont concerné :

  • la génomique
  • la protéomique
  • la bioinformatique
  • l’imagerie
  • l’immunologie
  • les modèles précliniques

Une session poster a également permis, tout au long de la journée, des échanges avec les responsables des plateformes identifiées.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.

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Coordination scientifique

Groupe de travail «Plateformes» du Cancéropôle IDF, piloté par Sergio Roman-Roman (Institut Curie) et Jessica Zucman-Rossi (INSERM). Comité scientifique d’organisation : Sergio Roman-Roman, Jessica Zucman-Rossi, Jean-Michel Camadro, Daniel Gautheret, Patrick Gonin, Philippe Hupe, Corine Laplace, Patrick Mayeux, Jean Salamero, Catherine Sautes Fridman, Niclas Setterblad, Jean Soulier, Eric Tartour, Patricia Vrignaud.
> En savoir plus sur le groupe de travail “Plateformes”

14/01/2016 - La diversité tumorale à travers les plateformes technologiques franciliennes

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Co-responsable du groupe de travail “Plateformes” avec Sergio Roman-Roman, Jessica Zucman-Rossi rappelle les objectifs de la journée qui sont de faire un bilan des activités des différentes plateformes relevantes du Cancéropôle IDF, c’est à dire qui ont une activité en recherche en cancérologie. Le groupe de travail a effectué un recensement de ces plateformes pour construire le programme de la journée qui va permettre un échange scientifique sur des projets innovants et à la pointe de la recherche qui n’auraient pu être menés à bien sans l’appui des plateformes franciliennes. Un second objectif est, lors des tables rondes, de définir les besoins des plateformes franciliennes oeuvrant pour la recherche sur le cancer.

Jessica ZUCMAN-ROSSI, INSERM, Co-pilote du groupe de travail Plateformes

 

14/01/2016 - La diversité tumorale à travers les plateformes technologiques franciliennes

AXES GÉNOMIQUE, PROTÉOMIQUE, BIOINFORMATIQUE

Evolution clonale des tumeurs hématologiques

Nathalie Droin travaille sur la leucémie myélomonocytaire chronique, qui peut évoluer en leucémie aiguë. Ses recherches visent à identifier les mutations au niveau d’un clone cellulaire, pour cette pathologie qui est à dominance clonale. Elle s’est appuyée pour cela sur la plateforme de génomique de Gustave Roussy, qui permet des études de type microarray, séquençage classique et NGS, pour faire des analyses à l’échelle d’une cellule.

Nathalie DROIN, Gustave Roussy diaporama

Isocitrate déshydrogénase et métabolisme dans les leucémies aiguës myéloïdes

La leucémie aigüe myéloïde présente, comme d’autres types de cancers, des reprogrammations métaboliques et énergétiques. L’équipe de Jean-Emmanuel Sarry a notamment travaillé sur la plateforme de métabolomique du CEA Saclay, afin d’étudier l’impact d’une mutation de l’enzyme Isocytrate désydrogénase 1 sur le métabolisme des cellules tumorales. Les résultats montrent une redirection du flux métabolique pour soutenir la voie de production de l’hydroxyglutarate, cela ayant pour conséquence une dépendance métabolique et des changements redox qui pourraient être ciblés pour augmenter l’effet des chimiothérapies chez les patients.

Jean-Emmanuel Sarry, Centre de Recherche en Cancérologie de Toulouse – diaporama

Analyse de conformation de la chromatine et application au cancer

Nicolas Servant travaille sur la plateforme de bio-informatique de l’Institut Curie. Il présente un développement bio-informatique mis en place pour répondre à une question sur la conformation de la chromatine, étudiée par l’équipe d’Edith Heard, qui permet de générer des cartes d’interactions normalisées qui peuvent être exploitées par les chercheurs, à partir des données brutes sorties du séquenceur. La plateforme a développé un pipeline de manière à pouvoir le réutiliser sur différents projets de recherche.

Nicolas Servant, Institut Curie – diaporama

 

14/01/2016 - La diversité tumorale à travers les plateformes technologiques franciliennes

AXE IMAGERIE, IMMUNOLOGIE, MODÈLES PRÉCLINIQUES

Observation dynamique et à haute résolution de la cascade métastatique

Jacky Goetz présente 3 procédures développée avec la plateforme de microscopie électronique à l’EMBL à Heidelberg, qui ont pour objectif de combiner différentes technologies d’imagerie pour apporter plus de résolution à des événements visualisés in vivo via des approches de microscopie intravitale. Cela permet par exemple d’étudier un événement biologique, et traquer des événements biologiques rares tels que l’extravasation et l’intravasation des cellules tumorales circulantes.

Jacky Goetz – INSERM, Strasbourg

Diversité des voies de sécrétion et applications thérapeutiques

Gaëlle Boncompain est chercheuse à l’Institut Curie et parle de la diversité des voies de sécrétions et comment elles peuvent être ciblées dans le cadre de certaines maladies. L’objectif de son équipe est de comprendre comment une même cellule peut prendre en charge le transport de cargo divers, impliqués dans des fonctions diverses. Le système rush mis au point a pour objectif de synchroniser le trafic intracellulaire, qui peut être utilisé en conditions physiologiques pour les cellules. Ce travail a été réalisé en collaboration avec les plateformes de criblage, d’imagerie et de bio-informatique de l’Institut Curie.

Gaëlle Boncompain, CNRS, Institut Curie

Cycle de vie des images en microscopie : de l’acquisition au partage des données

Perrine Paul-Gilloteaux décrit les besoins d’une plateforme d’imagerie concernant la gestion des données : acquisition, analyse, partage et réutilisation, en se basant sur l’expérience de la plateforme Pict de l’Institut Curie. On se trouve aujourd’hui, en imagerie, dans un contexte d’hétérogénéité des données et d’hétérogénéité des problèmes et des questions données. Deux grands schémas sont possibles : avoir un seul serveur qui regroupe l’ensemble des données, ou des instances locales mais interopérables ? Un choix sur les données à conserver à long terme doit également être fait.

Perrine Paul-Gilloteaux, Institut Curie, Université de Nantesdiaporama

Une option thérapeutique prometteuse pour le cancer du foie présentant des mutations de la beta-caténine : inhiber miR-34a

Angélique Gougelet présente l’un des travaux de son équipe qui concerne le rôle de miR-34a dans le cancer du foie. Le modèle créé par l’équipe consiste à invalider APC qui est le frein majeur de la voie béta caténine : ce modèle est hépatospécifique et inductible par le tamoxifène, qui mime la pathologie humaine. Pour ce travail, elle s’est appuyée sur la plateforme d’imagerie in vivo de l’Institut Cochin, qui permet de faire de l’IRM, du micro PET Scan, de la bioluminescence et de l’échographie.

Angélique Gougelet, Institut Cochindiaporama

Activité préclinique de l’inhibiteur de MDM2 RG7112 dans les glioblastomes MDM2 amplifiés et TP53 normal

Maïté Verreault présente une partie des travaux réalisés par l’équipe GlioTex à l’Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière, qui montrent une activité préclinique d’un inhibiteur de MDM2 dans les modèles précliniques de glioblastomes MDM2 amplifiés et TP53 normal. Ces travaux se sont appuyés sur les plateformes technologiques de bioinformatique et degénotypage et séquençage de l’ICM , ainsi que le Centre d’Expérimentations fonctionnelles de l’UPMC (Pitié Salpêtrière).

Maïté Verreault, Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière, UPMCdiaporama

 

14/01/2016 - La diversité tumorale à travers les plateformes technologiques franciliennes

CONCLUSION

Deux tables rondes faisant intervenir les responsables de grandes plateformes franciliennes ont permis d’évaluer, au regard des interventions de la journée, les besoins dans les différentes discipline ainsi que les prochains grands enjeux que les plateformes franciliennes dans le domaine du cancer vont rencontrer ces prochaines années. Lors de la conclusion, Jessica Zucman-Rossi en fait la synthèse.

  • Répertoire des plateformes en Île-de-France : cette journée a été très illustrative de la richesse technologique des plateformes franciliennes. Un prochain objectif sera de réaliser un annuaire des plateformes franciliennes. Si les demandes sont très élevées pour certaines plateformes, avec de forte connection au réseau de plateformes européennes, cela pourra permettre d’améliorer la visibilité de plateformes émergentes et d’avoir une vision d’ensemble de l’offre en Île-de-France.
  • Points limitants pour les plateformes existantes : Tout au long des échanges, un sujet a semblé revenir comme étant un enjeu majeur, aussi bien pour les plateformes de bio-informatique que de d’imagerie et d’immunologie : il s’agit de l’intégration des données entre différentes plateformes, du transfert des données, incluant des problématiques telles que donner l’accès à des méthodes d’analyse les plus performantes possibles, des problèmes de stockage et de flux. Cela passe d’une part par la mise en place d’infrastructures et l’achat de matériel, mais aussi par le financement de personnels pérennes pour répondre à des besoins récurrents et permanents.
    Il semble par ailleurs très pertinent d’organiser un forum pour discuter de la thématique du partage de données, se mettre d’accord sur des standards, etc…  et coordonner la manière dont les différents sites travaillent. Pour répondre à cette problématique, le Cancéropôle IDF, via son groupe “Intégration de données”, a mis en place un projet commun de type preuve de concept d’intégration des données cliniques et biologiques à partir de programmes de recherche existants, en particulier des trois SIRIC très impliqués dans la recherche translationnelle. Une journée de séminaire sur le sujet permettra de discuter de toutes ces questions, le 18 octobre 2017.
  • Les investissements en nouvelles technologies : dans chacun des domaines il y a beaucoup de choses dans lesquelles il serait intéressant d’investir, à hiérarchiser pour upgrader les plateformes existantes. Des priorités ont été établies et ont fait l’objet en 2016-2017 d’un financement par le Cancéropôle IDF dans le cadre du 3e plan cancer, notamment dans les domaines suivants :
    • en imagerie, financement de technologies de support devenues essentielles : imprimantes 3D pour permettre la microfluidique, et technologies numériques pour permettre le traitement et la gestion de grandes quantité de données
    • en protéomique, du matériel permettant des analyses de protéines entières par spectrométrie de masse et la préparation de nanocolonnes d’HPLC
    • en génomique des systèmes de générations de banques qui permettront des approches single-cell, et de qualification haute sensibilité et haut débit des acides nucléiques
    • concernant les modèles expérimentaux, des logiciels permettant un meilleur suivi des études in vivo : traçabilité, vérification du strict suivi des réglementations
    • technologies innovantes ultrasensibles pour les plateformes d’immunologie : scanner, détection des protéines ou cytokines avec une haute sensibilité, immunohistochimie

 

11e Colloque annuel du Cancéropôle Île-de-France

Le 11e colloque annuel du Cancéropôle Île-de-France, organisé le 15 décembre 2015, a permis aux chercheurs et cliniciens franciliens de discuter de manière interdisciplinaire du thème de l’hétérogénéité tumorale. 

La journée s’est découpée en 5 sessions thématiques :

  • Hétérogénéité des tumeurs
  • Hétérogénéité et microenvironnement
  • Hétérogénéité culturelle face au cancer
  • Le cancer une maladie hétérogène : apports de la bioinformatique
  • Les approches technologiques pour apprécier l’hétérogénéité tumorale

En début de journée, le Pr Christine Chomienne a présenté le nouvel appel à projet de l’ITMO Cancer sur ce même sujet.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.

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Coordination scientifique

Pierre Laurent-Puig, Directeur Scientifique du Cancéropôle Île-de-France (AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou, Université Paris Descartes, Centre de Recherche des Saint Pères).

15/12/2015 - 11e Colloque annuel : hétérogénéité tumorale

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Pierre Laurent-Puig ouvre la journée en présentant l’activité du moment du Cancéropôle Île-de-France, et notamment celle de ses groupes de travail en oncogériatrie, cancers rares, immunologie ainsi que celle développée autour des plateformes disponibles pour les équipes de recherche d’Île-de-France.

Pierre LAURENT-PUIG, Directeur scientifique du Cancéropôle Île-de-France

Appel à projet “Hétérogénéité des tumeurs dans leur écosystème”

Le Pr Christine Chomienne, nouvellement nommée à la direction de l’ITMO Cancer et à la direction de la recherche à l’INCa a présenté l’appel à projet “Hétérogénéité tumorale et écosystème” en ouverture du colloque annuel 2015 du Cancéropôle Île-de-France. Cet appel à projet lancé au premier semestre 2016 visait à identifier et financer des projets de recherche multidisciplinaires sur le sujet de l’hétérogénéité fonctionnelle des relations cellulaires des tumeurs dans leur écosystème.

Christine CHOMIENNE, directrice de l’ITMO Cancer Aviesan et directrice de la recherche de l’INCa – diaporama

Hétérogénéité des tumeurs

Hétérogénéité tumorale et évolution clonale des tumeurs solides

Dans une première partie de son exposé, Eric Letouze présente quelques études récentes sur l’hétérogénéité tumorale dans les tumeurs solides en insistant sur les stratégies utilisées et les premiers enseignements de ces études. Il parle, dans un second temps, des premiers travaux de son équipe sur l’hétérogénéité et l’évolution clonale des tumeurs hépatiques.

Eric LETOUZE, INSERM – diaporama

Hétérogénéité et microenvironnement

Immunoscore à l’ère de l’immunothérapie des cancers

Quelle est l’importance du micro-environnement de la tumeur et de l’immunité naturelle des patients ? Comment peut-on expliquer les tumeurs très fortement ou très faiblement infiltrées d’un point de vue immunitaire ? Jérôme Galon répond à ces questions dans son exposé et parle également du test immunoscore, qui pourra jouer un rôle important chez les patients, notamment pour la prédiction de la réponse à l’immunothérapie.

Jérôme GALON, INSERM Centre de Recherche des Cordeliers – diaporama

15/12/2015 - 11e Colloque annuel : hétérogénéité tumorale

Hétérogénéité culturelle face au cancer

Hétérogénéité culturelle et lutte contre les inégalités de santé face au cancer : la piste de la littératie

Comment faire pour ajuster des discours et les rendre compréhensibles par les patients ? Pour Marie-France Mamzer, la littératie est un angle pertinent pour s’attaquer aux difficultés à faire adopter par la plupart des membres de la population des comportements qui soient propices à un dépistage précoce et à une prise en charge adaptée de leur maladie.

Marie-France MAMZER, Université Paris Descartes – diaporama

Le cancer, une maladie hétérogène : apports de la bio-informatique

Apport de la bioinformatique et des données du séquençage à haut débit dans l’étude de l’hétérogénéité tumorale

Valentina BOEVA étudie l’hétérogénéité tumorale sous un angle bio-informatique : elle s’intéresse à l’hétérogénéité génomique et à l’existence de sous-clones différents qui possèdent des mutations différentes. Les travaux bio-informatiques permettent de répondre à deux types de questions :

  • reconstruire l’architecture clonale de la tumeur avoir des information sur son évolution
  • déterminer les mutations causales, à l’origine du développement tumoral initial, et les distinguer des mutations secondaires qui permettent notamment l’échappement au traitement.

Valentina BOEVA, Institut Curie – diaporama

Entrepôts de données et hétérogénéité des patients

Le mouvement open data vise à réutiliser des données collectées dans le cadre du soin mais également de la recherche, et de plus en plus de projets de recherche “data driven” utilisent les grandes bases de données pour répondre à de nouvelles questions. Anita Burgun présente, dans ce contexte très dynamique de recherche à partir des données, les problématiques liées à l’hétérogénéité des données patients.

Anita BURGUN, AP-HP, Hôpital Européen Georges Pompidou – diaporama

15/12/2015 - 11e Colloque annuel : hétérogénéité tumorale

Les apports technologiques pour apprécier l’hétérogénéité tumorale

Apport de l’anatomopathologie et les nouvelles techniques de biologie moléculaire

En anatomopathologie, l’analyse de prélèvements tumoraux présente quasiment toujours une hétérogénéité et nécessite un échantillonnage pour avoir une vision globale de la tumeur reçue. Jean-François Emile présente des exemples de cas qui illustrent cette hétérogénéité tumorale d’un point de vue clinique, diagnostique, moléculaire.

Jean-François EMILE, Université de Versailles Saint-Quentin – diaporama

La TEP pour l’imagerie non invasive de l’hétérogénéité tumorale au niveau du corps entier

Le TEP est la modalité d’imagerie clinique la plus récente. Une approche biologique multiple peut conduire à mettre en évidence l’hétérogénéité tumorale sur l’ensemble des lésions macroscopiques du corps entier. Jean-Noël Talbot présente l’ensemble des traceurs disponibles permettant de mettre en évidence l’hétérogénéité tumorale, et illustrera cela en mettant en évidence l’hétérogénéité tumorale entre patients, puis chez un même patient de manière spatiale et temporelle.

Jean-Noël TALBOT, AP-HP Hôpital Tenon, Université Pierre et Marie Curie – diaporama

CONCLUSION DE LA JOURNÉE

Le 11e Colloque du Cancéropôle Île-de-France est conclu par Wolf-Hervé Fridman qui revient sur les interventions de la journée : quelle que soit l’approche utilisée, l’échelle à laquelle on se place, le moment où l’on examine une tumeur, ou même dans le micro-environnement, une hétérogénité tumorale est observée, qu’il est aujourd’hui nécessaire d’intégrer.

Wolf-Hervé FRIDMAN, Président du Cancéropôle Île-de-France

 

En fin de journée, le Président du Cancéropôle Île-de-France Wolf-Hervé FRIDMAN a également remis les Prix du Cancéropôle IDF à trois doctorants pour les récompenser de leurs travaux de recherche dans le domaine du Cancer : Esther AGUILAR FADO, Sara Maria CIGNA et Nicolas MOLINIÉ.

15/12/2015 - 11e Colloque annuel : hétérogénéité tumorale