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10e colloque annuel du Cancéropôle IDF

Le 27 novembre 2014, à Paris, s’est tenu le 10ème colloque annuel du Cancéropôle Île-de-France. Cette rencontre a eu pour but de faire un état des connaissances sur des sujets de recherche inscrits dans la stratégie du Cancéropôle IDF pour le 3e Plan Cancer.

La journée a été introduite le nouveau Président du Cancéropôle Île-de-France, Hervé Fridman, ainsi que par les représentants de l’INCa et du Conseil Régional Île-de-France.

Le Directeur scientifique du Cancéropôle IDF, Pierre Laurent-Puig, a ensuite présenté les orientations stratégiques et scientifiques qui seront mises en place dans le cadre du 3e Plan Cancer.
Certaines des thématiques phares inscrites dans cette nouvelle stratégie ont été abordées sous la forme de table-rondes, afin de permettre aux chercheurs franciliens de faire un état de l’art et discuter des enjeux qui s’offrent à eux en s’appuyant sur leurs travaux de recherche actuels.

Les trois thèmes retenus pour cette journée étaient :

  • Oncogériatrie, table-ronde modérée par Elena Paillaud.
  • Cancers rares, table-ronde modérée par Anne-Paule Gimenez-Roqueplo.
  • Big data, table-ronde modérée par Anita Burgun.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
> Télécharger le programme de la journée

 

Coordination scientifique

Pierre Laurent-Puig, Directeur scientifique du Cancéropôle Île-de-France

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Compte-rendu de la journée

I – TABLE RONDE ONCOGÉRIATRIE

Introduction

Elena Paillaud introduit la première table-ronde en rappelant que suite au vieillissement de la population et la forte incidence des cancers chez la population âgée, la prise en charge dans cette situation est devenue un enjeu public, rendu complexe par l’hétérogénéité de la population concernée, notamment en terme de comorbidité associée, d’autonomie et de facteurs psycho-sociaux.

Elena PAILLAUD, AP-HP Hôpital Henri Mondor – diaporama

 

Cancers digestifs des patients âgés, les questions à résoudre

Thomas Aparicio rappelle que l’incidence des cancers digestifs, notamment les cancers colo-rectaux, est importante chez les personnes âgées (40% des cas chez les personnes de plus de 60 ans). Il présente ensuite les programmes qui ont été mis en place pour optimiser la prise en charge des patients, grandement améliorée ces dix dernières années.

Thomas APARICIO, AP-HP Hôpital Avicenne, Université Paris XIII – diaporama

 

Optimisation du parcours de soins pour chirurgie lourde chez la personne âgée

Les travaux présentés par Pierre Mongiat-Artus s’incluent dans deux des objectifs du Plan Cancer 3: promouvoir la médecine personnalisée, notamment clinique, et fédérer les énergies disponibles en la matière. Ce projet fait suite à trois constatations qui reflètent la situation: une restriction médicale et matérielle de l’accès des personnes âgées à la chirurgie lourde, et un défaut de prise en compte de l’impact des soins et des désirs des patients dans le parcours de soin.

Pierre MONGIAT-ARTUS, AP-HP Hôpital Saint-Louis, Université Paris Diderot – diaporama

Etudes stratégiques de phase III: à propose de l’essai Unicancer ASTER 70s ou intégration d’un outil génomique pour la décision du traitement adjuvant du cancer du sein luminal de la femme âgée

Etienne Brain présente l’essai ASTER 70s, lancé depuis deux ans, et qui s’intègre dans le projet GERICO, sur le cancer du sein le plus fréquent.

Etienne BRAIN, Institut Curie

 

Contribution de l’évaluation gériatrique standardisée à l’optimisation du traitement du sujet âgé cancéreux: la cohorte prospective multicentrique ELCAPA

Elena Paillaud termine les présentations de cette première table-ronde en présentant la cohorte ELCAPA, qui a pour objectifs d’évaluer l’impact de l’évaluation gériatrique standardisée, de déterminer les paramètres associés à la mortalité, et de valider les outils de repérage de la fragilité. Cette évaluation impacte déjà les décisions thérapeutiques chez les patients âgés.

Elena PAILLAUD, AP-HP Hôpital Henri Mondor – diaporama

 

 

II – TABLE RONDE CANCERS RARES

Introduction

Anne-Paule Gimenez-Roqueplo introduit la deuxième table-ronde en donnant la définition de Cancer Rare. Elle insiste sur la difficulté diagnostique et et de prise en charge qui découlent de cette faible incidence, et présente les centres experts nationaux de cancers rares labelisés par l’INCa pour avancer sur l’étude de ces cancers.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou – diaporama

 

Apport du séquençage d’exomes constitutionnels pour l’identification de nouveaux gènes de prédisposition aux cancers rares

Brigitte Bressac de Paillerets présente l’utilisation du séquençage d’exomes constitutionnels chez des patients atteints de mélanome, ce qui a permis l’identification de mutation de novo impliquées dans le développement de cancers rares. Le séquençage d’exomes a pour objectifs de permettre le dépistage et la prévention précoce, et de favoriser la médecine personnalisée.

Brigitte BRESSAC DE PAILLERETS, Gustave Roussydiaporama

 

Génomique intégrée et classification des tumeurs de la corticosurrénale

Jérôme Bertherat parle de l’étude des tumeurs corticosurrénaliennes depuis son début, 20 ans auparavant. La mise en place rapide de banques de tumeurs et de partenariats entre équipes de recherche et équipe clinique a permis la création d’un réseau national COMETE, intégré dans un réseau européen, et permet aujourd’hui l’identification des mutations fréquentes et des gènes “conducteurs” dans les cas de corticosurrénalomes.

Jérôme BERTHERAT, Institut Cochin, Université Paris Descartes – diaporama

 

Parangliomes: de la génétique à la thérapie ciblée

Anne-Paule Gimenez-Roqueplo reprend la parole pour parler des parangliomes/phéochromocytomes qui sont des tumeurs neuro-endocrines rares, malignes dans 15% des cas. Une douzaine degènes de prédisposition à ce cancer ont été identifiés, mutés au niveau constitutionnel chez 40% des patients et au niveau somatique pour 20% des tumeurs sporadiques.Les travaux présentés ici ont pour objectifs d’identifier les mécanismes oncogéniques en cause et de proposer aux patients une thérapie ciblée orientée par le profil moléculaire.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP Hôpital européen Georges Pompidou, Université Paris Descartesdiaporama

 

 

III – TABLE RONDE BIG DATA

Introduction

La troisième table-ronde est introduite par Anita Burgun, qui redonne la définition de Big Datas d’après les 4V: Volume, Vélocité, Variété et Véracité.

Anita BURGUN, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidoudiaporama

Action du groupe de travail bio-informatique du Cancéropôle IDF

Les formations pratiques de bio-informatique mises en place par le Cancéropôle Île-de-France sont présentées par Jean-Charles Cadoret: ces formations ont pour but la transmission d’un savoir-faire technique, et donne la possibilité aux chercheurs qui les suivent d’apprendre à traiter et analyser leurs propres données générées pendant leurs recherches, grâce à l’outil Galaxy.

Jean-Charles CADORET, Institut Jacques Monod, Université Paris Diderotdiaporama

Bio-informatique, big data et médecine de précision en oncologie

A travers un exemple d’essai clinique en place à l’institut Curie, Emmanuel Barillot explique comment sont utilisées les big datas en recherche clinique. Il insiste notamment sur les perspectives et la valorisation des ces datas en plus de leur utilisation.

Emmanuel BARILLOT, Institut Curiediaporama

Exemples de modèles prédictifs dérivés de données massives à Gustave Roussy

Daniel Gautheret présente la modélisation bio-informatique à Gustave Roussy. A travers des exemples de modèles prédicitfs, il insiste notamment sur deux points bloquants sur le aprcours depuis le prélèvement des données jusqu’à l’obtention de données cliniques, que sont la technique initiale d’analyse des données et la mise en relation entre les données haut débit intelligibles et les données cliniques.

Daniel GAUTHERET, Université Paris Suddiaporama

Big Data et Imagerie

Laure Fournier présente l’exemple de l’imagerie en big data. L’imagerie en cancérologie représente en effet un très important volume de données, qui constituent une source énorme de données exploitables pour la recherche d’informations.

Laure FOURNIER, INSERM, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou, Université Paris Descartesdiaporama

 

IV – PRIX DU CANCÉROPÔLE ÎLE-DE-FRANCE

La journée s’est terminée par la remise aux allocataires de bourses doctorales et postdoctorales du Prix du Cancéropôle: chaque année, les bénéficiaires de ces bourses peuvent présenter leurs travaux de recherche tout au long de la journée, via des posters exposés et présentés par les jeunes chercheurs. Trois prix d’un valeur de 1500 euros ont été attibués aux allocataires suivants:

Mélanie DESCHASAUX (doctorante 2ème année), pour son travail “Statut plasmatique en vitamine D (25OHD) et risque de cancer: modulation par des facteurs alimentaire, biologiques, anthropométriques et génétiques”
Nicolas JACQUELOT (doctorant 2ème année) pour son travail “Principaux facteurs décisionnels et prédictifs de réponse aux anticorps thérapeutiques dans le mélanome métastasique de stade III/IV”
Marion PIGANEAU (doctorante 3ème année) pour son travail “Conséquences cellulaires de la formation de translocations chromosomiques et tumorigénèse: le modèle du lymphome anaplasique à grandes cellules (ALCL)

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