10e colloque annuel du Cancéropôle IDF

Le 27 novembre 2014, à Paris, s’est tenu le 10ème colloque annuel du Cancéropôle Île-de-France. Cette rencontre a eu pour but de faire un état des connaissances sur des sujets de recherche inscrits dans la stratégie du Cancéropôle IDF pour le 3e Plan Cancer.

La journée a été introduite le nouveau Président du Cancéropôle Île-de-France, Hervé Fridman, ainsi que par les représentants de l’INCa et du Conseil Régional Île-de-France.

Le Directeur scientifique du Cancéropôle IDF, Pierre Laurent-Puig, a ensuite présenté les orientations stratégiques et scientifiques qui seront mises en place dans le cadre du 3e Plan Cancer.
Certaines des thématiques phares inscrites dans cette nouvelle stratégie ont été abordées sous la forme de table-rondes, afin de permettre aux chercheurs franciliens de faire un état de l’art et discuter des enjeux qui s’offrent à eux en s’appuyant sur leurs travaux de recherche actuels.

Les trois thèmes retenus pour cette journée étaient :

  • Oncogériatrie, table-ronde modérée par Elena Paillaud.
  • Cancers rares, table-ronde modérée par Anne-Paule Gimenez-Roqueplo.
  • Big data, table-ronde modérée par Anita Burgun.

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Coordination scientifique

Pierre Laurent-Puig, Directeur scientifique du Cancéropôle Île-de-France

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Compte-rendu de la journée

I – TABLE RONDE ONCOGÉRIATRIE

Introduction

Elena Paillaud introduit la première table-ronde en rappelant que suite au vieillissement de la population et la forte incidence des cancers chez la population âgée, la prise en charge dans cette situation est devenue un enjeu public, rendu complexe par l’hétérogénéité de la population concernée, notamment en terme de comorbidité associée, d’autonomie et de facteurs psycho-sociaux.

Elena PAILLAUD, AP-HP Hôpital Henri Mondor – diaporama

 

Cancers digestifs des patients âgés, les questions à résoudre

Thomas Aparicio rappelle que l’incidence des cancers digestifs, notamment les cancers colo-rectaux, est importante chez les personnes âgées (40% des cas chez les personnes de plus de 60 ans). Il présente ensuite les programmes qui ont été mis en place pour optimiser la prise en charge des patients, grandement améliorée ces dix dernières années.

Thomas APARICIO, AP-HP Hôpital Avicenne, Université Paris XIII – diaporama

 

Optimisation du parcours de soins pour chirurgie lourde chez la personne âgée

Les travaux présentés par Pierre Mongiat-Artus s’incluent dans deux des objectifs du Plan Cancer 3: promouvoir la médecine personnalisée, notamment clinique, et fédérer les énergies disponibles en la matière. Ce projet fait suite à trois constatations qui reflètent la situation: une restriction médicale et matérielle de l’accès des personnes âgées à la chirurgie lourde, et un défaut de prise en compte de l’impact des soins et des désirs des patients dans le parcours de soin.

Pierre MONGIAT-ARTUS, AP-HP Hôpital Saint-Louis, Université Paris Diderot – diaporama

Etudes stratégiques de phase III: à propose de l’essai Unicancer ASTER 70s ou intégration d’un outil génomique pour la décision du traitement adjuvant du cancer du sein luminal de la femme âgée

Etienne Brain présente l’essai ASTER 70s, lancé depuis deux ans, et qui s’intègre dans le projet GERICO, sur le cancer du sein le plus fréquent.

Etienne BRAIN, Institut Curie

 

Contribution de l’évaluation gériatrique standardisée à l’optimisation du traitement du sujet âgé cancéreux: la cohorte prospective multicentrique ELCAPA

Elena Paillaud termine les présentations de cette première table-ronde en présentant la cohorte ELCAPA, qui a pour objectifs d’évaluer l’impact de l’évaluation gériatrique standardisée, de déterminer les paramètres associés à la mortalité, et de valider les outils de repérage de la fragilité. Cette évaluation impacte déjà les décisions thérapeutiques chez les patients âgés.

Elena PAILLAUD, AP-HP Hôpital Henri Mondor – diaporama

 

 

II – TABLE RONDE CANCERS RARES

Introduction

Anne-Paule Gimenez-Roqueplo introduit la deuxième table-ronde en donnant la définition de Cancer Rare. Elle insiste sur la difficulté diagnostique et et de prise en charge qui découlent de cette faible incidence, et présente les centres experts nationaux de cancers rares labelisés par l’INCa pour avancer sur l’étude de ces cancers.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou – diaporama

 

Apport du séquençage d’exomes constitutionnels pour l’identification de nouveaux gènes de prédisposition aux cancers rares

Brigitte Bressac de Paillerets présente l’utilisation du séquençage d’exomes constitutionnels chez des patients atteints de mélanome, ce qui a permis l’identification de mutation de novo impliquées dans le développement de cancers rares. Le séquençage d’exomes a pour objectifs de permettre le dépistage et la prévention précoce, et de favoriser la médecine personnalisée.

Brigitte BRESSAC DE PAILLERETS, Gustave Roussydiaporama

 

Génomique intégrée et classification des tumeurs de la corticosurrénale

Jérôme Bertherat parle de l’étude des tumeurs corticosurrénaliennes depuis son début, 20 ans auparavant. La mise en place rapide de banques de tumeurs et de partenariats entre équipes de recherche et équipe clinique a permis la création d’un réseau national COMETE, intégré dans un réseau européen, et permet aujourd’hui l’identification des mutations fréquentes et des gènes “conducteurs” dans les cas de corticosurrénalomes.

Jérôme BERTHERAT, Institut Cochin, Université Paris Descartes – diaporama

 

Parangliomes: de la génétique à la thérapie ciblée

Anne-Paule Gimenez-Roqueplo reprend la parole pour parler des parangliomes/phéochromocytomes qui sont des tumeurs neuro-endocrines rares, malignes dans 15% des cas. Une douzaine degènes de prédisposition à ce cancer ont été identifiés, mutés au niveau constitutionnel chez 40% des patients et au niveau somatique pour 20% des tumeurs sporadiques.Les travaux présentés ici ont pour objectifs d’identifier les mécanismes oncogéniques en cause et de proposer aux patients une thérapie ciblée orientée par le profil moléculaire.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP Hôpital européen Georges Pompidou, Université Paris Descartesdiaporama

 

 

III – TABLE RONDE BIG DATA

Introduction

La troisième table-ronde est introduite par Anita Burgun, qui redonne la définition de Big Datas d’après les 4V: Volume, Vélocité, Variété et Véracité.

Anita BURGUN, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidoudiaporama

Action du groupe de travail bio-informatique du Cancéropôle IDF

Les formations pratiques de bio-informatique mises en place par le Cancéropôle Île-de-France sont présentées par Jean-Charles Cadoret: ces formations ont pour but la transmission d’un savoir-faire technique, et donne la possibilité aux chercheurs qui les suivent d’apprendre à traiter et analyser leurs propres données générées pendant leurs recherches, grâce à l’outil Galaxy.

Jean-Charles CADORET, Institut Jacques Monod, Université Paris Diderotdiaporama

Bio-informatique, big data et médecine de précision en oncologie

A travers un exemple d’essai clinique en place à l’institut Curie, Emmanuel Barillot explique comment sont utilisées les big datas en recherche clinique. Il insiste notamment sur les perspectives et la valorisation des ces datas en plus de leur utilisation.

Emmanuel BARILLOT, Institut Curiediaporama

Exemples de modèles prédictifs dérivés de données massives à Gustave Roussy

Daniel Gautheret présente la modélisation bio-informatique à Gustave Roussy. A travers des exemples de modèles prédicitfs, il insiste notamment sur deux points bloquants sur le aprcours depuis le prélèvement des données jusqu’à l’obtention de données cliniques, que sont la technique initiale d’analyse des données et la mise en relation entre les données haut débit intelligibles et les données cliniques.

Daniel GAUTHERET, Université Paris Suddiaporama

Big Data et Imagerie

Laure Fournier présente l’exemple de l’imagerie en big data. L’imagerie en cancérologie représente en effet un très important volume de données, qui constituent une source énorme de données exploitables pour la recherche d’informations.

Laure FOURNIER, INSERM, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou, Université Paris Descartesdiaporama

 

IV – PRIX DU CANCÉROPÔLE ÎLE-DE-FRANCE

La journée s’est terminée par la remise aux allocataires de bourses doctorales et postdoctorales du Prix du Cancéropôle: chaque année, les bénéficiaires de ces bourses peuvent présenter leurs travaux de recherche tout au long de la journée, via des posters exposés et présentés par les jeunes chercheurs. Trois prix d’un valeur de 1500 euros ont été attibués aux allocataires suivants:

Mélanie DESCHASAUX (doctorante 2ème année), pour son travail “Statut plasmatique en vitamine D (25OHD) et risque de cancer: modulation par des facteurs alimentaire, biologiques, anthropométriques et génétiques”
Nicolas JACQUELOT (doctorant 2ème année) pour son travail “Principaux facteurs décisionnels et prédictifs de réponse aux anticorps thérapeutiques dans le mélanome métastasique de stade III/IV”
Marion PIGANEAU (doctorante 3ème année) pour son travail “Conséquences cellulaires de la formation de translocations chromosomiques et tumorigénèse: le modèle du lymphome anaplasique à grandes cellules (ALCL)

Evaluation de la qualité de vie en psycho-oncologie

La réunion bi-annuelle “Mesures subjectives en santé et recherche en psycho-oncologie” du 21 novembre 2014 organisée par le Cancéropôle Île-de-France a permis aux chercheurs et cliniciens de discuter des travaux récents en psycho-oncologie sur le thème de la qualité de vie.

Les journées MSSR (mesures subjectives en santé et recherche en psycho-oncologie) sont depuis 2011 des rendez-vous bi-annuels permettant aux chercheurs en psycho-oncologie de discuter de leurs travaux en cours et à venir, aussi bien avec la communauté scientifique francilienne qu’avec des experts du domaine invités pour l’occasion.

L’édition du 21 novembre 2014 a permis d’aborder le sujet de l’impact des traitements du cancer sur les symptômes et la qualité de vie, et l’utilisation de déterminants biologiques pour la pratique clinique.

Trois experts étrangers ont été invités à participer à la journée pour présenter leurs travaux et discuter des projets de recherche franciliens : Irma Verdonck de Leeuw, de l’University Medical Center d’Amsterdam, Gabriella Pravettoni, de l’European Institute of Oncology de Milan, et Josée Savard, de l’université de Laval.

 

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Coordination scientifique

Diane Boinon (Gustave Roussy), Anne Brédart (Institut Curie, Université Paris Descartes), Silla Consoli (AP-HP), Sarah Dauchy (Gustave Roussy), Sylvie Dolbeault (Institut Curie), Jean-Luc Kop (Université de Nancy), Darius Razavi (Université Libre de Bruxelles).

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Compte-rendu de la journée

Introduction

Anne Brédart présente le programme de la journée, à savoir la présentation de différentes recherches sur la qualité de vie des patients, et les besoins en soins de support, avec n application clinique directe. Le développement de ces initiatives a pour but l’amélioration de la qualité des soins et leurs adaptation aux patients.

Anne BREDART, Institut Curie, U. Paris Descartes

 

Monitoring quality of life in clinical practice and innovating supportive care

Irma Verdonck, secrétaire du groupe Qualité de vie de l’EORTC (European Organisation for Research and Treatment of Cancer), présente ses travaux sur la surveillance de la qualité de vie et les soins de support innovants. Elle illustre sa présentation par l’exemple d’Oncoquest, un outil en ligne d’évaluation de la qualité de vie des patients souffrant de cancer.

Irma VERDONCK DE LEEUW, VU University Medical Center, Amsterdam diaporama

 

Patient empowerment and P-Medicine

Les travaux présentés ici ont pour objectif d’améliorer la prise en charge du patient en combinant perspectives médicales et psychologiques. Un essai clinique impliquant une centaine de patientes utilise un questionnaire en ligne afin de permettre au médecin d’établir un profil psychologique personnalisé, afin de permettre au patient et au médecin de prendre des décisions partagées et adaptées.

Gabriella PRAVETTONI et Alessandra GORINI, European Institute of Oncology, Milan diaporama

 

Profil d’évolution des besoins d’aide en soins de support et prédicteurs psychosociaux après le traitement d’un cancer du sein non métastatique

Cette étude collaborative entre l’institut Curie et le département Biostatistiques de l’Université de Nantes d’évaluer la nécessité des soins de support en oncologie en relevant les témoignages de patientes souffrant de cancer du sein, leur perception d’elles-même et de leur entourage après la maladie et le traitement, et d’analyser leurs évolutions individuelles.

Jean-Benoît HARDOUIN, Université de Nantes, et Anne BREDART, Institut Curie, Université Paris Descartes diaporama

 

Troubles cognitifs et cancer

Marie Lange présente la notion de chemobrain (ou chemofog): c’est un déclin cognitif observé à l’issu du traitement du cancer, qui atteint 15 à 25% des patientes traitées par chimiothérapie, et affecte donc négativement qualité de vie des malades. Ce déclin cognitif peut être évalué par différents tests présentés lors de cette intervention.

Marie LANGE, Centre François Baclesse, Caen

 

Bien dormir suite à un cancer, est-ce possible ?

Josée Savard étudie depuis plus de quinze ans les difficultés de sommeil associées au cancer, en particulier au cancer du sein et de la prostate. Une étude longitudinale chez plus de 900 patients, suivis pendant 18 mois après leur chirurgie, montre que presque 60% d’entre eux présentent un syndrome ou des symptômes d’insomnie. Elle conseille ainsi d’adopter une thérapie cognitive comportementale pour améliorer le sommeil des patients.

Josée SAVARD, Université de Laval, Québec

 

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Une cinquantaine de chercheurs, cliniciens et jeunes chercheurs ont pu échanger avec les experts étrangers et français au cours de cette journée.

Imagerie et cancers : optique et imagerie multiphotonique

Cette journée, coordonnée par le groupe de travail “Imagerie multiphotonique” du Cancéropôle Île-de-France, a eu lieu le 19 septembre 2014 et a permis de faire un point sur l’avancée des travaux franciliens sur le sujet. Une matinée sur le sujet “optique et diagnostique” a permis d’ouvrir les discussions sur des utilisations innovantes de l’imagerie pour le diagnostique.

Pour dynamiser la recherche en imagerie dans le domaine du cancer, le Cancéropôle Île-de-France a mis en place en 2011 un programme incitatif « Imagerie multiphotonique » pour permettre l’appropriation par la communauté scientifique du développement instrumental et de l’environnement technologique. Des fonds ont été alloués à ce programme dans le cadre du 2e Plan Cancer. Plusieurs réunions scientifiques organisées sur la période 2011-2014 ont permis la construction de ce projet collaboratif, le suivi de son avancement ainsi que la diffusion des conclusions et technologies mises en place à l’ensemble de la communauté scientifique.

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Coordination scientifique

Claude Boccara (ESPCI), Antonello de Martino (Ecole Polytechnique), Corinne Laplace-Bhuilé (Gustave Roussy), Jean Salamero (Institut Curie)

19/09/2014 : "Imagerie et cancer"

Compte-rendu de la journée

I – OPTIQUE ET DIAGNOSTIC EN CANCÉROLOGIE

Recherches méthodologiques en optique ayant pour but de mettre au point de nouvelles stratégies diagnostiques des cancers. Une table ronde sera dédiée aux développements et applications mis en oeuvre par des industriels.

La première partie de la journée a porté sur l’optique et son utilisation pour le diagnostic en cancérologie. Des recherches méthodologiques en optique, ayant pour but de mettre au point de nouvelles stratégies diagnostiques des cancers, ont été présentées, suivies d’une table-ronde dédiée aux développements et applications mis en oeuvre par les industriels.

 

Introduction et hommage à Antonello de Martino

Claude Boccara introduit la journée, qui traitera principalement de sujets relatifs aux photons balistiques, et rend hommage à Antonello de Martino et à ses travaux.

Claude BOCCARA, ESPCI

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Mélanine – mélanome

François Amblard commence par une rétrospective de l’utilisation de l’imagerie multiphotonique depuis 1997, rendue possible par une collaboration entre médecins et chercheurs. Il présente ses travaux sur la détection de mélanome, rendue possible par le fait que les cellules chargées en mélanine sont plus denses et répondent différemment des cellules environnantes à un rayonnement thermique.

François AMBLARD, Institut Curie

 

 

Table ronde : développements et applications par les industriels

OCT et pathologie : L’Optical Coherence Tomography, qui permet d’isoler les photons revenant d’un couche tissulaire précise, est la technique qui s’est le plus rapidement implanté dans le domaine médical. Elle est actuellement présente chez la plupart des ophtalmologistes de ville et a plusieurs applications en dermatologie. LL Tech travaille maintenant à l’impliquer dans le domaine pathologique.

Fabrice HARMS, LL Tech – diaporama

Microscopie confocale et endoscopie : Francois Lacombe présente le développment d’un sytème de diagnostic in vivo basé sur la miscroscopie confocale, par sa société, dans le domaine de l’endoscopie. Il insiste, en réponse aux remarques des interventions précédentes, sur les efforts que doivent déployer les sociétés pour convaincre les médecins d’adopter des nouvelles technologies pourtant prouvées efficaces, et l’illustre par l’exemple de la technique CellVizio.

François LACOMBE, Mauna Kea Techdiaporama

Imagerie par fluorescence et chirurgie : La technologie présentée ici est une solution d’imagerie macroscopique qui permet la détection de la fluorescence jusqu’à 1 cm de profondeur, en temps réel, par le chirurgien. L’aspect diagnostic repose sur l’utilisation d’un agent spécifique de contraste pour la fluorescence nécessaire à la détection.

Pierre-Alix DANCER, Fluoptics

19/09/2014 : "Imagerie et cancer"

II – IMAGERIE MULTIPHOTONIQUE

Point sur l’avancement du programme incitatif concerté du Cancéropôle IDF et l’ouverture de plateformes mutualisées d’imagerie multiphoniques en Île-de-France.

L’après-midi est consacré à l’imagerie multiphotonique : un bilan est établi sur l’avancement du programme incitatif concerté du Cancéropôle Île-de-France, puis le sujet de l’ouverture de plateformes mutualisées d’imagerie multiphotonique est présenté au travers de quatre exemples de plateformes déjà implantées dans des instituts de recherche franciliens.

 

Introduction

Jean Salamero introduit la deuxième partie de cette journée en présentant le projet incitatif “Imagerie multiphotonique”, un programme transversal entre différentes structures de recherche appartenant toutes au Cancéropôle, et le projet Canoli, plus global, dans lequel il s’inscrit. Canoli est un projet de recherche et d’expertise en imagerie monté entre différents instituts de recherche franciliens, et qui a pour objectif une mutualisation des moyens et des données.

Jean SALAMERO, Institut Curie

Imagerie CLSM multiphoton pour une microscopie biochimique en cellules vivantes et cultures 3D

François Waharte présente le système confocal pour la microscopie de fluorescence multimodale, le premier outil mis en place dans le cadre du projet Imagerie Multiphotonique. Ce système est un outil versatile, qui permet plus de 10 types d’utilisation et dont les caractéristiques et les possibilités sont présentées dans cette intervention.

François WAHARTE, Institut Curiediaporama

 

Microscopie et macroscopie multiphoton et suivi de biomarqueurs métastatiques

Marie Irondelle décrit le projet de mise en place d’un système de microscopie et de macroscopie en multiphoton, afin d’étudier des mécanismes biologiques différents et variés, depuis le niveau tissulaire jusqu’au niveau subcellulaire.

Marie IRONDELLE, Institut Curie

Nouvelles chambres dorsales pour l’imagerie haute résolution intravitale

En imagerie intravitale, pour lever la limitation causée par l’absorption de la lumière par les tissus lors du passege de la macroscopie à la microscopie in vivo, il est nécessaire de créer une fenêtre physique d’observation optique. Valérie Rouffiac présente les chambres dorsales utilisées à l’institut Gustave Roussy.

Valérie ROUFFIAC, Gustave Roussy

 

Développement et déploiement d’une base de données image commune : bilan

Corinne Laplace-Builhé et Perrine Paul-Gilloteaux présentent le système de gestion globale des données image générées par l’institut Curie et Gustave Roussy. Cette base de données a pour objectif la gestion d’une grande quantité de données, l’homogénéisation des pratiques, la centralisation, et la sécurisation. Elle permet l’utilisation des données en mode projet (collaboration multi-équipes).

Perrine PAUL-GILLOTEAUX, Institut Curie et Corinne LAPLACE-BUILHE, Gustave Roussydiaporama

 

Management du projet : contraintes, accès, partage, gestion des projets d’application

Jean Salamero conclut les présentations de cette journée par un bilan global sur l’avancement du projet incitatif concerté “Imagerie multiphotonique” et sur les aspects management et budgétaires. Ce programme a permis de créer une interface entre les plate-formes d’imagerie des instituts Curie, Gustave Roussy et Saint Louis, bien que les perspectives d’évolution restent encore nombreuses.

Jean SALAMERO, Institut Curie

 

Perspectives : table ronde et débat

La journée se termine par une table-ronde/débat ouverte pour explorer les perspectives liées au projet du Cancéropôle “Imagerie multiphotonique”. L’ensemble des participants est invité contribuer à définir les axes de développement à prioriser. Une cinquantaine de chercheurs et cliniciens ont ainsi pu participer aux échanges de la journée.

19/09/2014 : "Imagerie et cancer"

Couples et cancers : mesures subjectives en santé et recherche en psycho-oncologie

Les chercheurs en psycho-oncologie du Cancéropôle Île-de-France ont organisé, les 6 et 7 mai 2017, deux journées pour discuter du sujet “Couple et cancer”. 

Ces journées ont été consacrées à l’impact d’un diagnostic de cancer sur le couple et aux interventions psychologiques destinées aux couples dans ce contexte. La place du conjoint lors des prises de décision thérapeutique comme par exemple le choix de la reconstruction mammaire a été abordée dans le cadre d’une recherche interculturelle. Le vécu de deuil face au décès du conjoint d’un cancer a également été abordé.

Au cours de la seconde journée, des présentations de résultats de recherche portant sur des interventions de couple en oncologie ont été réalisées. L’efficacité de ces interventions selon leur contenu ou modalité a également été discutée.

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Coordination scientifique

Anne Brédart (Institut Curie, U. Paris Descartes), Silla Consoli (AP-HP), Sarah Dauchy (Gustave Roussy), Sylvie Dolbeault (Institut Curie), Jean-Rémy Garbay (Gustave Roussy), Jean-Luc Kop (Nancy Université), Darius Razavi (Université Libre de Bruxelles)

6/7 mai 2014 : "Couple et cancer"

Compte-rendu de la journée

Introduction

Anne Brédart présente le but de la journée, c’est à dire qui va dans le détail des méthodes de recherche visant à évaluer l’efficacité des interventions pour comprendre notamment comment les améliorer. Les aspects qualitatifs et quantitatifs de ces recherches seront abordés.

Anne BREDART, Institut Curie, U. Paris Descartes

 

Recherches interventionnelles pour des couples face au stress lié au cancer : questions méthodologiques

Dans son intervention complémentaire de celle du 6 mai 2014, Karen Kayser se focalise sur quelques questions de recherches pratiques : comment combiner recherche et intervention ? Comment définir le design et développer une intervention ?
Elle aborde également la question de la qualité des données et les moyens quantitatifs de les analyser. Elle prend comme modèle le programme de recherche interventionnelle qu’elle a mené intitulé “Partners in coping”.

Karen KAYSER, University of Louisville, USA – diaporama

 

Émotions exprimées par les couples faisant face au cancer du sein 

Linda CHARVOZ présente quelques uns des résultats obtenus dans le cadre d’un projet de recherche sur des femmes faisant face au cancer du sein visant à étudier les émotions exprimées (expressed emotion) et voir si un lien existe avec ces émotions et la détresse psychologique des couples. Les résultats sont mis en parralèle avec une autre étude les émotions exprimées, et réinterprétés dans le cadre de modèles connus.

Linda CHARVOZ, Université Paris Descartes – diaporama


Consultations dyadiques dans les soins de patients atteints de cancer

Julien Tiete travaille à la mise en place d’un programme d’intervention ouvert aux dyades au sens large, c’est à dire un “couple” patient / proche qui ne se limite pas uniquement le couple patient conjoint. Après être revenu sur ce que la littérature a à offrir sur le sujet, il présente le projet pilote mis en place pendant un peu plus d’un an au sein de l’Hôpital Erasme et de l’Institut Jules Bordet, avant d’ouvrir sur le programme de recherche interventionnel actuellement en cours de montage.

Julien TIETE, Université Libre de Bruxelles, Institut Bordet, Belgique – diaporama

 

Perspectives historiques et développements actuels en psychologie lors d’une reconstruction mammaire à la suite d’un cancer du sein

Professeur en psychologie à l’Université Teesside au Royaume-Uni, Anna Van Wersch travaille depuis trois ans en collaboration avec des équipes françaises. Elle présente ici ses recherches sur les patientes atteintes du cancer du sein, et plus particulièrement ses études sur l’impact psychologique de la reconstruction mammaire chez les patientes et sur le couple.

Anna VAN WERSCH, Teesside University, UK – diaporama

 

ENQUÊTE SUR L’ARRIMAGE ENTRE LES BESOINS ET LES PRÉFÉRENCES DES COUPLES CONFRONTÉS À L’EXPÉRIENCE DU CANCER EN MATIÈRE D’INTERVENTION PSYCHOSOCIALE ET L’OFFRE DE SERVICE AU QUÉBEC

Louise Picard présente une enquête qu’elle a mené au sein de son équipe de l’Université de Laval avec Marie-Claude Blais et Patrick Villeneuve, et sur l’arrimage entre les besoins de couples confrontés au cancer et la réponse à ces besoins dans l’offre de service. Elles parlent ensemble des enjeux méthodologiques et éthiques auxquels l’équipe de recherche a été confrontée, ainsi que les réponses apportées.

Marie-Claude BLAIS, Département de psychologie, Université du Québec à Trois-Rivières, Centre de Recherche sur le cancer du CHU de Québec ; Louise PICARD, Centre de recherche de l’Hôtel Dieu de Québec, Centre de recherche et évaluative en oncologie, Université de Laval

6/7 mai 2014 : "Couple et cancer"
Cette journée était couplée avec une première réunion dédiée aux concepts théoriques et cliniques utilisés en psycho-oncologie sur le thème “Couple et Cancer”. Y ont été présentés les modèles issus de la recherche qui peuvent être appliqués à la clinique, et des exemples d’interventions mises en oeuvre en clinique. Retrouvez également en ligne le compte-rendu multimédia de cette journée axée sur le lien entre recherche et clinique.

 

Couples et cancers : modèles et concepts théorico-cliniques

Le Cancéropôle Île-de-France a organisé les 6 et 7 mai 2014 deux journées en psycho-oncologie sur le thème “couple et cancers”. Cette première journée était consacrée aux aspects théoriques du sujet.

Les journées des 6 et 7 mai ont été consacrées à l’impact d’un diagnostic de cancer sur le couple et aux interventions psychologiques destinées aux couples dans ce contexte. La place du conjoint lors des prises de décision thérapeutique comme par exemple le choix de la reconstruction mammaire sera abordée dans le cadre d’une recherche interculturelle.
Le vécu de deuil face au décès du conjoint d’un cancer sera également abordé.

Cette première journée de séminaire a abordé les aspects théoriques de ce sujet de psycho-oncologie et les modèles issus de la recherche qui peuvent être appliqués à la clinique, pour répondre à la question « Quelles sont les interventions existantes auprès des couples en contexte de cancer ? ».

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
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Coordination scientifique

Diane BOINON (Gustave Roussy), Anne BREDART (Institut Curie, U Paris Descartes), Sarah DAUCHY (Gustave Roussy), Sylvie DOLBEAULT (Institut Curie), Lionel POURTAU (Université Paris Sud)

6/7 mai 2014 : "Couple et cancer"

 

Compte-rendu de la journée

Introduction

Sarah Dauchy retrace l’historique de ces journées de psycho-oncologie ainsi que leur objectif. Cette première journée a pour but de conceptualiser la recherche clinique en psycho-oncologie et présenter des données cliniques qui permettront de penser des recherches. L’attention portée en cancérologie aux couples date d’une dizaine d’année. Aujourd’hui on considère en psycho-oncologie que le proche a une triple fonction vis à vis du patient, qui n’a tout son sens que si on l’analyse par l’étude de la relation entre les deux, le couple.

Sarah DAUCHY, Gustave Roussy

 

Penser l’impact du cancer sur le couple grâce au modèle systémique

Cécile Flahault présente les différents aspects théoriques associés aux recherches et aux soins concernant les couples en cancérologie. Elle discute le modèle issu de la systémie concernant la prise en charge des couples, et discuter des interactions possibles entre ce modèle essentiellement thérapeutique et ceux définis par les différentes recherches sur le sujet.

Cécile FLAHAULT, Institut Curie, U. Paris Descartes diaporama

 

Coping dyadique, applications de la théorie à la pratique et à la recherche

Alexandra Stulz explique au cours de son intervention le concept de coping dyadique, qui reconnaît l’interdépendance des couples et conduit à l’implication du conjoint dans les traitements. Elle reviendra sur l’origine de ce concept, ses différents modèles, ainsi que ses applications dans la recherche et la clinique.

Alexandra STULZ, Université Paris Descartes diaporama

 

Impact des dysfonctionnements sexuels sur le fonctionnement des couples

Psychologue à Strasbourg, Eliane Marx s’intéresse depuis quelques années à la question de la sexualité, généralement peu évoquée en consultation de ville, pour essayer de comprendre ce qui peut motiver la détresse des patients atteints de cancer et son impact sur la qualité de vie. Elle revient sur les modèles, qui intègrent des éléments biologiques, psychologiques, interpersonnels et comportementaux et appuie son exposé sur des enquêtes et son expérience de terrain.

Eliane MARX, Centre Paul Strauss, Strasbourg

 

Intervention pour les couples face au stress lié au cancer

L’une des expertes invitées, Karen Kayser, s’intéresse à la prise en charge psycho-sociale des patients atteints de cancer, notamment sous l’angle du couple. Elle explique pourquoi il est intéressant d’étudier les couples dans le cadre du cancer et présente le modèle de coping relationnel culturel qu’elle a pu mettre en place. Elle reviendra enfin sur ses travaux sur l’évaluation de la détresse relationnelle dans le cadre du cancer et un exemple d’intervention qu’elle a pu mettre en place dans ce cadre.

Karen KAYSER, University of Louisville, USA diaporama

 

Que nous propose la littérature pour intervenir auprès des couples en contexte de cancer ?

Marie-Claude Blais revient sur le travail qu’elle a mené avec Louise Picard de recension critique des écrits portant sur les interventions existantes auprès des couples en contexte de cancer.

Marie-Claude BLAIS, Département de psychologie, Université du Québec à Trois-Rivières, Centre de Recherche sur le cancer du CHU de Québec ;
Louise PICARD, Centre de recherche de l’Hôtel Dieu de Québec, Centre de recherche et évaluative en oncologie, Université de Laval

6/7 mai 2014 : "Couple et cancer"

 

Cette journée était couplée avec une seconde réunion dédiée aux méthodes de recherche en psycho-oncologie sur le thème “Couple et Cancer”. Des résultats de recherche portant sur des interventions de couple en oncologie y ont été discutés.

Nutrition et cancer : le rôle des compléments alimentaires

Cette journée de conférences organisée par le Cancéropôle Île-de-France et le Réseau NACRe le 18 novembre 2013 a réuni chercheurs, cliniciens et professionnels de la santé intéressés par les liens entre nutrition et cancer. Ils se sont focalisés sur les travaux récents sur le rôle des compléments alimentaires.

Les cancers sont des maladies multifactorielles impliquant des facteurs endogènes (génétique, hormonal, …), comportementaux et environnementaux. A ce titre, il a été montré que le régime alimentaire peut jouer un rôle sur le risque de survenue de la maladie, mais aussi sur l’efficacité des traitements. Des études ont été réalisées sur l’influence de la supplémentation en divers nutriments seuls ou en combinaison, avant et pendant un cancer, et les résultats de ces études mettent en évidence de possibles effets délétères.

Dans le cadre de l’animation scientifique sur la thématique “Nutrition et cancer”, le Cancéropôle Île-de-France et le Réseau NACRe proposent au chercheurs et professionnels de santé de déchiffrer le rôle des compléments alimentaires en s’appuyant sur des études récentes en épidémiologie, biologie moléculaire et recherche clinique.

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Coordination scientifique

  • Jean Navarro, Cancéropôle Île-de-France,
  • Paule Latino-Martel, Réseau NACRe

18 novembre 2013 : "Nutrition et cancer : le rôle des compléments alimentaires"

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION

Le Pr Jean Navarro introduit le thème de la journée et évoque sa complexité, rendue dans le terme “cacophonie alimentaire”.

Jean NAVARRO, Cancéropôle Île-de-France – diaporama

I – RISQUE DE CANCERS

Rapport introductif sur les aspects épidémiologiques

Marie-Christine Boutron-Ruault est épidémiologiste. Elle présente un bilan des résultats de recherche en épidémiologie récents sur la complémentation alimentaire.

Marie-Christine BOUTRON-RUAULT, Inserm, U. Paris 11, Gustave Roussy diaporama

Consommation de compléments alimentaires dans un échantillon de 80 000 adultes français avec un focus sur les fumeurs, et perspectives de la cohorte nutrinet-santé

Mathilde Touvier coordonne plusieurs projets de recherche exploitant les données recueillies via internet auprès de la cohorte NutriNet-Santé et permettant d’évaluer le rôle de l’alimentation sur la santé. Une analyse des résultats permet d’obtenir des données sur l’impact de la consommation de béta-carotène chez des patients fumeurs atteints de cancer.

Mathilde TOUVIER, INSERM, INRA, CNAM, U. Paris 13 diaporama

 

Etude prospective des liens entre taux d’acides gras plasmatiques et risque de cancer (global et du sein) : modulation par une supplémentation en antioxydants

Camille Pouchieu présente ses résultats de thèse sur les liens entre taux d’acides gras et risques de cancer. Ces résultats sont actuellement en cours de soumission sous la forme d’un article scientifique.

Camille POUCHIEU, Inra, Inserm

Sélénium, polyphénols et risque de cancers

Marina Touillaud, du Centre Leon Berard, fait une revue du rôle des phyto-oestrogènes et du sélénium dans le  risque de cancers. Plusieurs études ont permis d’obtenir des données pertinentes : l’étude OPUS, une étude de petite taille de la consommation journalière de compléments au soja (polyphénol), et en France l’étude E3N, qui suit des femmes depuis les années 1990 et étudie les facteurs de risques de cancer.

Marina TOUILLAUD, Centre Léon Bérard diaporama

Réglementation et point de vue du pharmacien

Marie-Paule Vasson, professeur et docteur en pharmacie de l’Université Clermont 1, présente le point de vue réglementaire de l’utilisation des compléments alimentaires. Les compléments alimentaires répondent au code de la consommation, et à ce titre les entreprises souhaitant les comercialiser doivent suivre une procédure de mise sur le marché et déclarer le complément alimentaire auprès de la DGCCRF.

Marie-Paule VASSON, Université Clermont I

18 novembre 2013 : "Nutrition et cancer : le rôle des compléments alimentaires"

II – PRISE EN CHARGE DES CANCERS

Folates et gliome

Pierre François Cartron est épigénéticien (INSERM, Université de Nantes) et présente ses travaux de recherche sur l’effet des folates sur l’invasion, la croissance et la survie tumorale de gliomes. Ce projet de recherche comporte des expériences in vitroin vivo et sont complétés par une recherche clinique actuellement en cours sur 45 patients. L’équipe de recherche mesure également l’effet des folates sur l’efficacité de traitements utilisés couramment pour traiter les gliomes.

Pierre-François CARTRON, Inserm, Université de Nantes

Compléments antioxydants et traitement

Paule Latino-Martel (INSERM, INRA, CNAM, Université Paris 13, coordinatrice du réseau NACRe) présente les effets de la prise de compléments alimentaires anti-oxydants pendant la maladie et les traitements du cancer, sur la survie, le risque de récidive ou de second cancer primitif, l’efficacité ou la toxicité des traitements, ou les symptômes. Il s’agit de l’actualisation de la revue systématique de la littérature réalisée dans le cadre du groupe d’experts membres de la Société Francophone Nutrition Clinique et Métabolisme (SFNEP) et/ou du réseau NACRe, qui a élaboré les recommandations “Nutrition chez le patient adulte atteint de cancer”.

Les données disponibles actuellement incitent à la prudence et mettent en évidence les besoins de recherche

Retrouvez sur le site du réseau NACRe :

18 novembre 2013 : "Nutrition et cancer : le rôle des compléments alimentaires"

Evidence-based and patient centered information on food supplements for cancer patients

Klara Rombauts travaille pour une association suisse à but non lucratif Reliable Cancer Therapy dont le cœur de métier est la recherche de nouveaux traitements contre le cancer et les rendre accessibles, informer les patients atteints de cancer des des dernières innovations. Elle présente ici la méthodologie utilisée pour la rédaction d’un guide pratique à destination des patients atteints de cancer sur l’impact des compléments alimentaires sur les traitements, qui a pour but de donner des informations factuelles sur les compléments alimentaires centrées sur le patient atteint de cancer.

Klara ROMBAUTS, Reliable Cancer Therapies diaporama

 

Lutte contre les dérives sectaires

Chantal Gatignol est conseillère santé à la Mission ministérielle de Lutte contre les dérive sectaire, dont les missions sont : veille, coordination de prévention et répression. Elle met en garde envers un risque auxquels les patients atteints de cancer peuvent être confrontés lorsqu’ils ont recours à des médecines non conventionnelles. On observe depuis quelques années une augmentation du nombre dérives thérapeutiques, des pseudo-thérapeutes isolant les patients de leur entourage, et les amenant à abandonner tout traitement conventionnel. Pour rappel, les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments et ne peuvent se substituer aux thérapies conventionnelles.

Chantal GATIGNOL, MIVILUDES diaporama

 

18 novembre 2013 : "Nutrition et cancer : le rôle des compléments alimentaires"

Réunion de travail “Radiobiologie / Radiothérapie Expérimentale”

Le 14 octobre 2013 après-midi, le groupe de travail en radiobiologie et radiothérapie expérimentale du Cancéropôle Île-de-France a organisé une réunion ouverte à tous les chercheurs et cliniciens iintéressés par ces thématiques. Cette après-midi a été l’occasion de faire un point sur le projet en cours, et discuter de projets qui pourraient être ouverts à collaborations. 

Le groupe de travail “Radiobiologie-Radiothérapie expérimentale” du Cancéropôle Île-de-France s’est monté en 2011 pour piloter un programme de recherche sur trois ans financé par le Cancéropôle Île-de-France. Les principales équipes travaillant sur cette thématique se sont ainsi associées dans un programme de recherche inter-institutionnel impliquant l’Institut Curie, le CEA et Gustave Roussy.

Ce programme incitatif a permis de doter l’Île-de-France d’un équipement permettant d’améliorer significativement les développements précliniques des nouvelles stratégies thérapeutiques en radiothérapie. Le projet de recherche collaboratif vise à étudier : – l’effet biologique des modifications de débit des rayonnements ionisants – les approches de radiosensibilisation tumorale, notamment les nouvelles combinaisons thérapeutiques – les mécanismes de toxicité sur les tissus sains de l’irradiation.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.

Coordination scientifique

Groupe de travail Radiobiologie – Radiothérapie expérimentale

14 octobre 2013 : "Programme incitatif concerté Radiobiologie / Radiothérapie expérimentale"

 

Compte-rendu de la journée

I – BILAN DES TRAVAUX SUR LES ULTRA-HAUT DÉBITS DE DOSES

En première partie de l’après-midi, les équipes impliquées dans le programme incitatif initié par le Cancéropôle Île-de-France ont fait un point d’avancement sur ce programme de recherche inter-institutionnel.

Un article présentant tous les résultats a été rédigé en collaboration par les équipes impliquées de l’Institut Curie, Gustave Roussy, CEA et Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort et a été soumis pour publication.

 

II – PRÉSENTATIONS DES PROJETS EN COURS EN VUE D’ÉVENTUELLES COLLABORATIONS

En seconde partie de l’après-midi, différents projets de recherche impliquant la radiothérapie ont été présentés de manière à confronter les résultats et faire émerger des questions qui pourraient donner lieu à des collaborations inter-institutionnelles.

En conclusion de cette après-midi, Frédéric Pouzoulet (Institut Curie), responsable de la plateforme Radiobiologie expérimentale située à Orsay et soutenu par le Cancéropôle Île-de-France, a souligné les nombreuses perspectives possibles au travail en cours.

14 octobre 2013 : "Programme incitatif concerté Radiobiologie / Radiothérapie expérimentale"

Le programme de recherche incitatif inter-institutionnel Radiobiologie / Radiothérapie expérimentale a été financé à hauteur de 244 800€ par le Cancéropôle Île-de-France dans le cadre de son programme scientifique LABEL 2011-2013.

4e séminaire de biotechnologie de l’UMRS728

Pour la 4ème édition, le Laboratoire Inserm UMRS 1165 (ex- UMRS 728) de l’Institut Universitaire d’Hématologie, avec le concours du Cancéropôle Île-de-France, a organisé sur deux journées, le 4e séminaire de Biotechnologie du Campus Saint-Louis les 12 et 13 septembre 2013.

Ouvertes à chaque édition sur une thématique très ciblée, ces journées ont mis l’accent sur le suivi d’un protocole d’assurance qualité de prélèvements biologiques pour en minimiser les artefacts liés à des traitements inappropriés, et donc optimiser la qualité et la reproductibilité des résultats qui vont découler de leurs analyses.

Ces journées ont réuni près d’une centaine de personnes venues de tous horizons au niveau national. Que ce soient des chercheurs, des ingénieurs, des techniciens ou des étudiants, de nombreuses discussions furent proposées autour de présentations de 30 minutes qui ont porté sur différents points:

  1. Faire le point sur la démarche qualité du traitement des échantillons depuis le prélèvement jusqu’à l’analyse finale ;
  2. Informer sur le cadre réglementaire concernant les prélèvements de tissus humains requalifiés et/ou réalisés pour la recherche, et le cadre du règlement pour les prélèvements de tissus d’origine animale ;
  3. Faire le point sur les avancées scientifiques et technologiques en vue d’effectuer des recherches dans les domaines de la génomique, de la transcriptomique et de la protéomique à partir de prélèvements tissulaires de toutes origines ;
  4. Ouvrir la possibilité d’initier ou de renforcer des collaborations sur des projets d’intérêt commun ;
  5. Echanger avec des partenaires industriels impliqués dans cette approche et présents sur le site.

Outre l’identification des lésions pathologiques qui se fait classiquement dans tous les examens histologiques à partir de prélèvements de tissus biologiques, l’analyse moléculaire de ces mêmes tissus a connu un développement considérable depuis ces 10 dernières années, grâce aux avancées technologiques remarquables dans ce domaine. Complément indispensable à la description des lésions tissulaires faites en microscopie photonique et électronique, les études moléculaires permettent de mieux comprendre certains des mécanismes physiopathologiques.

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Coordination scientifique

UMR_S 728, Comité d’organisation piloté par Luc Legrès, IUH Université Paris Diderot, AP-HP Hôpital Saint Louis

Compte-rendu de la journée

 

 

Optimisation des prélèvements biopsiques guidés par l’imagerie en hématologie et cancérologie

Les ponctions biopsies guidées par l’imagerie, autrefois réalisées dans de rares centres spécialisés, tendent à se généraliser. Tous les organes sont désormais accessibles. L’optimisation du rendement diagnostique de ces gestes passe par un conditionnement irréprochable des prélèvements. Il est nécessaire d’effectuer un échantillonnage le plus large possible de la tumeur, de ramener du matériel en quantité suffisante, en utilisant des aiguilles de gros calibre. Enfin, il convient de réaliser systématiquement une congélation d’une partie des prélèvements, en plus de la fixation. L’utilisation d’un large panel d’anticorps permet une caractérisation beaucoup plus fine des lésions en immunohistochimie. Les techniques de biologie moléculaires permettent de mieux caractériser les tumeurs et de mettre en évidence des anomalies génotypiques beaucoup plus précocement. Tous ces progrès passent par une collaboration étroite entre le service de radiologie et le service de pathologie.

Eric DE KERVILER – Service de Radiologie, Hôpital Saint-Louis

 

Phenotypic and genotypic stability in preclinical models of aggressive renal cell carcinomas

Renal cell carcinomas are tumors with poor prognosis and few treatment options. Tumor xenografts can be useful models for testing new treatment approaches. We developed xenografted models for six aggressive renal cell carcinomas and we provide evidence that these models reproduce phenotypic and genotypic features of the primary tumor from which they derive and show similarity with patients for response to antiangiogenic treatment.

Marianna VARNA – UMR S728, INSERM, Université Paris Diderot

 

 

Que reste-t-il en 2013 de la microscopie électronique comme outil de diagnostic en pathologie humaine ?

Différentes techniques complémentaires permettant de faire le diagnostic et le pronostic des lésions observées dans un laboratoire de pathologie, comme l’immunohistochimie, et plus récemment de biologie moléculaire, ont permis ces dernières années d’optimiser la prise en charge des patients. Une technique autrefois largement utilisée, la microscopie électronique (ME), voit son utilisation de plus en plus limitée en pathologie humaine et dans les hôpitaux. Cette technique longue, difficile, onéreuse, nécessitant un personnel hautement qualifié, a “déserté” les hôpitaux et devient surtout réservée à des centres universitaires et de recherche. Toutefois, la ME reste un outil indispensable pour le pathologiste. En effet, elle permet parfois de confirmer et, plus exceptionnellement, de poser le diagnostic de certaines lésions tissulaires et cellulaires. La ME est aussi d’un apport très important pour la compréhension de la physiopathologie de certaines maladies humaines. Nous abordons dans cette présentation les principales indications actuelles de la ME, en insistant sur certains domaines de la pathologie humaine, comme les maladies infectieuses et certaines tumeurs.

Paul HOFMAN – CHU de Nice

 

TumoroteK®: une solution informatique pour une recherche de qualité

La traçabilité informatique est un critère primordial pour la qualité d’un matériel biologique stocké. Toutes les étapes de la vie d’un échantillon, depuis son prélèvement réalisé sur le patient, jusqu’à l’utilisation pour des projets d’étude clinique et/ou de recherche génèrent de nombreuses données dont TumoroteK® assure la gestion informatisée. L’application permet également d’associer le matériel biologique à toutes autres données spécifiques à l’activité de la collection ou à des projets de recherche par la création de tables d’annotations entièrement paramétrables. Les différents outils de recherche proposés par TumoroteK® permettent la sélection du matériel biologique pour chaque projet sur l’ensemble de ces critères de qualité et de ces données associées. Par ailleurs, TumoroteK® fait l’objet de développements permanents visant à intégrer les transferts automatisés de données depuis différentes applications (Systèmes de Gestion de Laboratoire notamment). A la saisie des échantillons peut se joindre le consentement du patient, le compte-rendu anatomopathologique, mais aussi des photos macro- et microscopiques de l’échantillon ainsi qu’une ou plusieurs lames virtuelles permettant d’illustrer et de compléter les annotations textuelles.

Nathalie DUFAY – NeuroBioTec, Hospices Civils de Lyon/Service de Pathologie, Hôpital Saint Louis, Paris

 

 

La fixation, une étape pré-analytique aux conséquences majeures

La fixation tissulaire ou cellulaire est une étape classique de l’étude microscopique. Son impact sur la qualité des résultats est majeur. La fixation formolée est le standard actuel, mais tous les formols ne se valent pas et il existe de nombreuses alternatives aux fixateurs formolés. L’objectif de cette présentation est de décrire les grandes familles de fixateurs, leurs avantages et inconvénients respectifs, afin de permettre au chercheur de choisir la technique de fixation la plus adaptée a ses objectifs. Une réflexion et une mise au point préalable de la technique de fixation est toujours possible et préférable. Rien n’est plus frustrant que se rendre compte a posteriori que nos précieux prélèvements sont inutilisables pour le programme de recherche.

Philippe ROCHAIX – Institut Claudius-Régaud, Toulouse

 

Analyse histologique de modèles de maladies humaines chez la souris nude

Généralités méthodologiques. Analyse du chimérisme cellulaire et de macromolécules de la matrice extracellulaire. Particularités des méthodes immunohistochimiques chez la souris.

François PLENAT – SBS CRAN, CNRS UMR7039, Nancy

 

Prélèvements sur animaux: aspects réglementaires et éthiques

La réglementation encadrant l’utilisation d’animaux a des fins expérimentales a été révisée récemment avec la parution des textes de transposition de la directive européenne 2010/63. La nécessite de prendre en compte le bien-être animal est ainsi réaffirmé et renforcé par un certain nombre de dispositifs nouveaux (structure en charge du bien-être animal, évaluation éthique des projets, formation continue des personnels…). Tout personnel amené à participer à la conception ou à la réalisation d’un projet impliquant des animaux se doit de respecter et d’appliquer les principes fondamentaux de la règle des 3r (remplacer, réduire, raffiner) afin de minimiser les contraintes imposées à ces animaux et de s’inscrire ainsi dans une démarche scientifique éthique. L’utilisation d’animaux à des fins de prélèvements de tissus ou d’organes entre bien entendu dans le champ d’application de cette réglementation.

Brigitte RAULT – INSERM, Bureau d’Expérimentation Animale

 

Lames virtuelles : intérêts et limites en pathologie expérimentale

La généralisation des systèmes de numérisation des lames de pathologie expérimentales facilite de nombreuses étapes de l’analyse : illustrations, analyses comparatives, morphométrie, archivage de données, constitution et interprétation de tissues microarrays, télépathologie et enseignement. La pertinence des travaux reste néanmoins totalement dépendante des étapes préanalytiques, de la qualité des technique ainsi que des nécessaires dialogues entre expérimentateurs et pathologistes.

Pierre DUBUS – EA2406 Université, Bordeaux

 

 

La microdissection laser: qualité des échantillons et applications

Les tissus sont composés de structures histologiques hétérogènes complexes avec une large gamme de types cellulaires différents. Surmonter le problème de l’hétérogénéité des tissus dans l’étude des maladies est possible grâce à la microdissection assistée par laser qui est considérée comme un puissant outil pour sélectionner des cellules d’intérêt obtenues soit à partir de tissus préalablement fixés puis inclus en paraffine, soit à partir de tissus congelés. Cette technologie a été largement utilisée pour l’étude et l’analyse de l’ADN et del’ARN avec des résultats particulièrement démonstratifs. Toutefois, les analyses moléculaires peuvent être considérablement entravées par la préparation initiale des prélèvements qui doit impérieusement être un compromis entre l’obtention d’une bonne morphologie et la capacité de préserver le matériel biologique à étudier de façon fiable et reproductible.

Luc LEGRES – UMR S728, INSERM, Université Paris Diderot

 

Quantification haut débit des RNAs grands ou petits issus de tissus ou de cellules isolées

Les nanotechnologies appliquées à la quantification génique permettent de générer des quantités de données inenvisageables il y a encore peu de temps. De nombreux fabricants de matériel nous proposent des appareils et des protocoles dédiés à ce haut débit, que ce soit en qPCR sur de faibles quantités de matrice, voire sur des « single cells ». A travers notre expérience au sein de la plateforme GeT, nous proposons de voir quelles sont leurs possibilités, leurs limites et les précautions à prendre pour mener à bien un projet les utilisant.

Jean-José MAORET – Plateforme GeT du Génopôle Toulouse

 

Analyse protéomique de carcinomes hépatocellulaires à différentiation duale

Hepatocellular carcinoma (hcc) is the third leading cause of cancer death worldwide. The prognosis for patients with hcc is poor: overall survival at 5 years is 2-10%. The biliary differentiation marker cytokeratin-19 (ck19), a protein expressed in cholangiocytes and hepatic progenitor cells, but not in normal hepatocytes, has been observed in 10-30% of the tumors, and correlated with worse survival. The molecular basis for this particular hcc subclass had to be clarified. We undertook a quantitative proteomics study to assess the difference in protein abundances between ck19+ and ck19- tumors. A label-free quantitative strategy based on the accurate mass and time (amt) tag method was used. This method relies on accurate mass and retention time measurements determination using advanced mass spectrometry instruments and nano-HPLC. This strategy allows the analysis of minute quantities of sample obtained by microdissection, while providing a broad dynamic range of quantification.

Christophe MASSELON – CEA, Grenoble

 

Qualité des acides nucléiques : DNAqual

La qualité des acides nucléiques distribues par les biobanques est primordiale. Nous présentons le test DNAqual, commercialisé par Eurobio. Il a été développé par les chercheurs de l’institut de chimie de Nice lors du programme Ibisa: qualité des acides nucléiques, et validé pour l’ADN humain et de souris. DNAqual peut servir d’indicateur qualité pour toutes les biobanques soucieuses d’intégrer un contrôle dans leur démarche qualité. De la même manière, un contrôle de la qualité de l’ADN mitochondrial, Mitoc, est disponible chez Eurobio. Comme DNAqual, Mitoc peut servir d’indicateur de qualité des ADN distribués par les biobanques (humaines et murines) DNAqual et Mitoc sont des tests en kits qui fonctionnent sur toutes les machines de qPCR.

Nadine MARTINET – Institut de Chimie, UMR CNRS 7272, Nice

 

 

Les évaluations qui ont été faites systématiquement auprès de l’auditoire après chacune des quatre éditions ont recueilli l’enthousiasme quasi unanime des participants incluant orateurs et industriels conviés. Ce qui ressort des commentaires reçus est l’importance qui est portée sur les récentes avancées technologiques et surtout les applications présentées qui en découlent. Un bon point est également gagné auprès des participants à qui nous proposons des rencontres avec les industriels, car il leur est possible d’avoir des démonstrations avec eux tout en discutant de difficultés techniques auxquelles ils ont pu être confrontés. Enfin, l’organisation de ces deux journées sous forme de sessions est vraiment bien appréciée, les échanges avec les intervenants étant de plus facilités par le petit nombre de participants. Cette 4ème édition dont l’organisation initiale remonte en 2004, nous encourage à renouveler ce type de rencontres scientifiques dédiées aux avancées technologiques liées aux petits prélèvements de tissus, aux techniques s’y associant et au respect du contrôle qualité de chaque étape d’analyse franchie.

Oncogénétique et mesures subjectives en psycho-oncologie

Ce séminaire “Mesures subjectives en santé et recherche en psycho-oncologie” organisé par le Cancéropôle Île-de-France le 7 juin 2013, ont permis aux chercheurs franciliens de parler de l’impact psychologique des nouvelles approches oncogénétiques.

Les journées MSSR (mesures subjectives en santé et recherche en psycho-oncologie) sont depuis 2011 des rendez-vous bi-annuelles permettant aux chercheurs en psycho-oncologie de discuter de leurs travaux en cours et à venir, aussi bien avec la communauté scientifique francilienne qu’avec des experts du domaine invités pour l’occasion.

L’édition du 7 juin 2013 a permis d’aborder les questions de l’impact psychologique des tests oncogénétiques ainsi que des mesures subjectives appliquées en soins palliatifs.

Trois experts ont été invités à participer à la journée pour présenter leurs travaux et discuter des projets de recherche franciliens : Stephen Lepore, professeur à Temple University (Philadelphie, USA), Shoshanna Shiloh, Professeur à Tel Aviv University (Israel), et Mathieu Bernard, responsable de recherche au CHUV de Lausanne (Suisse).

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
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Coordination scientifique

Anne Brédart (Institut Curie, Université Paris Descartes), Silla Consoli (AP-HP), Sarah Dauchy (Gustave Roussy), Sylvie Dolbeault (Institut Curie), Jean-Rémi Garbay (Gustave Roussy), Jean-Luc Kop (Université de Lorraine), Darius Razavi (Université Libre de Bruxelles).

7 juin 2013 : "Psycho-oncologie : oncogénétique et mesures subjectives"

Compte-rendu de la journée

Introduction

Anne Brédart (Institut Curie, Université Paris Descartes) replace le thème abordé lors de la matinée, à savoir la recherche en psycho-oncologie dans le domaine de l’oncogénétique, dans le contexte du paysage francilien.

Anne BREDART, Institut Curie, Université Paris Descartes

 

Tests génétiques du risque de cancer : les motivations et les conséquences d’une telle connaissance

Shoshana Shiloh revient dans un premier temps sur la perception du risque, et notamment ses aspects subjectifs et objectifs, puis présentera des travaux menés sur la question de la motivation qui conduit à faire un test génétique du risque de cancer. Elle présentera enfin la signification et les conséquences psychologiques liées au statut dit “à risque”, de manière générale et dans le cadre du cancer.

Shoshana SHILOH, School of Psychological Sciences, Tel-Aviv diaporama

 

La consultation d’oncogénétique pour les femmes à risque de cancer du sein ou de l’ovaire

Antoine De Pauw est oncogénéticien à l’Institut Curie, et revient dans sa présentation sur les risques de cancer du sein et de l’ovaire, et plus particulièrement sur les risques génétiques. Il présente les résultats d’une étude menée sur plusieurs centres, dont le but était de comparer la façon dont sont prises en charge les patientes suivant leur profil génétique.

Antoine DE PAUW, Institut Curie diaporama

 

Impact de la communication du résultat de test oncogénétique selon leur perception de risque de prédisposition génétique

L’étude présentée par Anne Brédart à laquelle a participé Jean-Luc Kop a été menée dans le cadre de celle présentée précédemment par Antoine De Pauw, et avait pour but d’évaluer l’impact psychologique du résultat des tests oncogénétiques dans les différents centres de prise en charge.

Anne BREDART, Institut Curie, Université Paris Descartes diaporama

 

Le programme lifscreen de prise en charge du syndrôme Li-Fraumeni

Olivier Caron est oncogénéticien à Gustave Roussy, et discute dans sa présentation du syndrome Li Fraumeni, qui est une prédisposition génétique au cancer, dont le risque associé de développer un cancer est encore mal connu. Il présente notamment l’étude Lifscreen qui compare l’effet de deux prises en charge différente ainsi que leur impact sur le statut psycho-social des patients.

Olivier CARON, Gustave Roussy diaporama

 

Le test présymptômatique chez le mineur dans les tumeurs endocrines héréditaires – l’expérience de la consultation multidisciplinaire d’oncogénétique de l’HEGP

Khadija Lahlou-Larorêt est psychiatre de liaison à l’Hôpital Européen Georges Pompidou. Elle présente notamment la mise en place d’une consultation d’oncogénétique combinée à une consultation psychologique pour les mineurs présentant un risque hérédiraire de cancer endocrine, ainsi qu’une étude visant à évaluer ce protocole de façon rétrospective.

Khadija LAHLOU-LAFORET, AP-HP, Hôpital Européen Georges Pompidou diaporama

 

La question du sens de la vie chez les patients oncologiques et en soins palliatifs : présentation d’un instrument de mesure subjectif basé sur une approche idiographique et premiers résultats

Mathieu Bernard, psychologue à Lausanne dans un service de soins palliatifs, présente un outil utilisé dans le cadre d’une recherche centrée sur la question du sens de la vie, et les premiers résultats obtenus dans le cadre de cette étude.

Mathieu BERNARD, CHUV de Lausanne, Suisse diaporama

 

 

7 juin 2013 : "Psycho-oncologie : oncogénétique et mesures subjectives"

Une cinquantaine de chercheurs, cliniciens et jeunes chercheurs ont échangé avec les experts étrangers et équipes franciliennes au cours de cette journée.

Prise en charge psychologique de groupes en cancérologie

Ce groupe de travail en psycho-oncologie a réuni cliniciens, chercheurs et associations de patients au tour du thème de la prise en charge psychologique des patients en groupe lors de cette journée organisée par le Cancéropôle Île-de-France le 6 juin 2013.

Cette journée a permis aux chercheurs et cliniciens de partager leur expérience dans une perspective de recherche. Elle était associée à la journée du 7 juin “Mesures subjectives en santé et recherche en psycho-oncologie”. La réunion s’est découpée en deux parties :

  • le matin des présentations théorico-cliniques consacrées à la diversité des types de prises en charge en groupes, à leur rationnel comme à leur mise en place
  • l’après-midi des discussions autour de prises en charge thérapeutiques pratiques, susceptibles de faire émerger de nouvelles questions de recherche.

Stephen Lepore, de l’Université Temple à Philadelphie, a été invité pour partager son expérience sur le sujet des groupes de psychothérapie en oncologie.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
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Coordination scientifique

Sarah Dauchy (Gustave Roussy), Sylvie Dolbeault (Institut Curie), Diane Boinon (Gustave Roussy), Nicolas Bendrihen (Gustave Roussy), Silla Consoli (AP-HP), Anne Brédart (Institut Curie, Université Paris Descartes).

6 juin 2013 : "Prise en charge psychologique de groupes en cancérologie"

 

Compte-rendu de la journée

Des groupes, pour quoi faire ?

Sarah Dauchy présente thème de la journée et explique les différents types de groupes de supports qui peuvent exister en psychologie et les replace selon leur typologie, et en relation avec les interventions de la journée.

Sarah DAUCHY, Gustave Roussy

 

Groupes de soutien dans le cadre du cancer

Stephen Lepore étudie la façon dont des modifications de l’environnement d’un patient permet d’améliorer la manière dont il réagit à l’événement traumatique qu’est le diagnostic et le traitement pour un cancer, ainsi que les mécanismes théoriques qui ont pu être mis en évidence. Il revient plus précisément sur l’influence que peuvent avoir des groupes de soutiens en psycho-oncologie, et détaille dans un second temps ensuite plus particulièrement une recherche qu’il a mené ces dernières années sur les groupes de soutiens en ligne.

Stephen LEPORE, Temple University, Philadelphie diaporama

 

Groupes psychothérapeutiques : un impact sur la survie ?

Psychologue et doctorante, Florence Lewis étudie les groupes d’intervention après les traitements en cancérologie. Elle revient sur quelques études pertinentes présentant l’impact des groupes de soutien sur la survie des patients, ainsi que des biais méthodologiques que comportent ces études.

Florence LEWIS, Université Libre de Bruxelles diaporama

 

Mise en place d’un groupe : freins, écueils, opportunités

Florence Cousson-Gélie parle de travaux de recherche menés en 00 – 004 par son équipe, de constitution d’un groupe de soutien en cancérologie et de l’étude de différents paramètres pour tester son efficacité sur la qualité de vie et la détresse de patients pendant leur traitement.

Florence COUSSON-GÉLIE, Université de Montpellier diaporama

 

Les proches : groupes d’enfants de parents malades

Nicole Landry-Dattée présente un groupe de soutien psychologiques créé en 994 pour répondre à la détresse des parents qui ne savaient pas répondre à leurs enfants à propos de leur maladie, et revient sur les enseignements apportés par cette expérience.

Nicole LANDRY-DATTEE, Gustave Roussy diaporama

 

7 juin 2013 : "Psycho-oncologie : oncogénétique et mesures subjectives"

Une centaine de chercheurs, cliniciens et jeunes chercheurs ont assisté aux échange de la journée et ont pu poser des questions aux orateurs sur leurs travaux.