Améliorer l’efficience des traitements contre le cancer

Le Cancéropôle IDF a organisé, le 8 novembre 2011, une journée de conférences sur le sujet des médecines complémentaires qui permettent d’améliorer l’efficience des traitements classiques contre le cancer ou de limiter leurs effets secondaires.

Animée par le Pr Jean Navarro, cette journée a montré l’importance de la prise en charge globale du malade afin d’améliorer l’efficience des traitements contre le cancer. Ont été abordés différentes stratégies complémentaires des traitements, allant de l’accompagnement psychologique à l’activité sportive en passant par l’utilisation de l’hypnose ou de la médecine chinoise, et le rôle important de la nutrition.

Cette journée a été organisée en collaboration avec les sociétés Nutricia et Baxter.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de cette journée.

Télécharger le programme

 

Coordination scientifique : Pr Jean Navarro (AP-HP, Cancéropôle Île-de-France)

 

8 novembre 2011 : Améliorer l'efficience des traitements contre le cancer

Compte-rendu de la journée

Nutrition et cancer

Olivier MIR présente le rôle de la nutrition, et plus particulièrement l’influence de la graisse viscérale lors des traitements. D’après ses observations, il faudrait adapter les doses de chimiothérapie aux masses musculaires et graisseuses sachant que le déficit de masse musculaire et l’excès de masse graisseuse sont défavorables : augmentation du risque de cancer, diminution de la tolérance aux traitements et de leur efficacité. Le soutien diététique est nécessaire pendant les traitements.

Olivier MIR, AP-HP Hôpital COCHIN diaporama

 

Effets secondaires

Damien Pouessel, chercheur et clinicien à l’Hôpital Saint Louis, présente ici des travaux qui étudient les effets secondaires des traitements contre le cancer, et la façon dont leur prise en charge a des répercussions sur les traitements eux-même. Les effets secondaires peuvent amener à diminuer les doses, diminuer l’efficacité ou retarder les traitements. Les stratégies doivent être définies au cas par cas.

Damien POUESSEL, AP-HP Hôpital Saint Louis diaporama

 

Activité physique

Jean-Marc Descotes, directeur de la CAMI, parle du rôle que peut jouer une activité sportive dans la prise en charge du cancer ainsi que sur les risques d’être malade. L’activité physique intense et régulière, conduite pour le plaisir qu’elle provoque et son utilité, diminue le risque de cancer de 25%, et celui de récidive de 50%. Les éducateurs doivent être formés aux spécificités des malades atteints de cancer.

Jean-Marc DESCOTES, directeur de la CAMI Sport & Cancer diaporama

 

Prise en charge psychologique

Sylvie Dolbeault est psychiatre à l’institut Curie et spécialisée dans la prise en charge psychologique de patients atteints de cancers. On constate une sur-prévalence et une surmortalité du cancer chez les patients déprimés. La dépression conduit chez les malades à diminuer l’observance. Les facteurs de protection : soutien social, optimisme, croyance, permettent d’améliorer la qualité de vie. 30 à 40% des patients ont des troubles psycho pathologiques. Ces troubles sont mal détectés. Il faut augmenter la détection systématique des patients vulnérables, agir sur les facteurs de risque connus.

Sylvie DOLBEAULT, Institut Curie diaporama

 

Médecine holistique

François Goldwasser est professeur à l’Hôpital Cochin, et coordonne un projet de recherche visant à évaluer un nouveau mode de prise en charge des patients atteints de cancer. Le projet Ariane de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris vise à une prise en charge globale des patients cancéreux : pluridisciplinarité et médecine intégrée en un lieu unique et partagé pour une synthèse immédiate et réactive. Il présente ses premiers résultats.

François GOLDWASSER, AP-HP Hôpital Cochin diaporama

 

Hypnose et cancer

Philippe Bordon, de l’Hôpital Ambroise Paré, présente l’hypnose et l’utilisation qu’il en fait dans le cadre de sa pratique clinique en cancérologie. L’hypnose n’est pas un traitement. Elle permet de diminuer les troubles des effets secondaires. Elle est complémentaire à des aides psychologiques pour permettre de mieux supporter les traitements.

Philippe BORDON, AP-HP Hôpital Ambroise Paré diaporama

 

Point de vue de l’antropologue

Pour Patrick Deshayes, professeur à l’Université Lyon II, il faut instaurer un dialogue entre les rationalités des patients et celles des professionnels. Le cancer évolue vers une maladie chronique qui conduit à une transformation de la personne – corporelle et identitaire – qui devient un hybride patient-traitement. Le patient doit accepter cette nouvelle personne normale avec une maladie chronique en échange de sa survie. Il faut trouver des moyens d’accompagner le patient cancéreux qui devient une nouvelle personne normale atteinte d’une maladie chronique. Cela permettrait en outre d’éviter les dérives sectaires..

Patrick DESHAYES, Université Lyon II

 

Médecine chinoise

Eric Marié, Professeur à la Faculté de Médecine de Montpellier, est Docteur en médecine traditionnelle chinoise. La médecine chinoise présente une approche globale du malade : sont pris en compte la maladie mais aussi son symptôme et le terrain du malade. En Chine, la médecine traditionnelle est utilisée en complément de traitements de type chimiothérapies ou radiothérapies, et permet d’améliorer l’efficacité des traitements, de prévenir récidives, et de diminuer les effets secondaires.

Eric MARIE, Faculté de médecine de Montpellier diaporama

 

Lutte contre les dérives sectaires

Georges Fenech est Président de la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Il rappelle, lors de son intervention, que la plus grande vigilance est requise contre les dérives sectaires qui peuvent être le fait d’individus exerçant ou non en institution. Les signes d’alerte sont les recommandations d’arrêt de traitement, le prix et l’absence de communication.

Georges FENECH, Président de la MIVILUDES Texte

 

8 novembre 2011 : Améliorer l'efficience des traitements contre le cancer

Formation “NGS & Cancer : Analyses RNA-Seq”

Le Cancéropôle Île-de-France organise, en concertation avec les trois SIRIC d’Île-de-France, PACRI et Saint-Louis Institute, une formation pratique sur le traitement de données massives “NGS et Cancer”. 

Objectifs : Apprendre de manière pratique à réaliser un traitement complet de données NGS (Next Generation Sequencing) au moyen de l’outil Galaxy et du logiciel R

Public concerné : Chercheurs franciliens dans le domaine du cancer. Attention, des prérequis en NGS, et sur les outils Galaxy et R sont demandés.

 

Prochaine session : aucune date pour le moment.

La participation à la formation complète (3 jours) est obligatoire.

Une convention de formation devra être signée par votre organisme d’appartenance avant votre participation à la formation.

Les frais de formation sont pris en charge par le Cancéropôle IDF.

 

Nous demandons préalablement aux participants:

  • De se familiariser avec le NGS et l’outil Galaxy :

Cours d’Introduction NGS et Galaxy : PDF avec explications et commentaires de nos formateurs en double-cliquant sur la bulle orange située en haut à gauche des pages. En cas de problème de visualisation, retrouvez le PDF avec commentaires intégrés (qualité plus faible).

Le screencast introduction à Galaxy : https://www.canceropole-idf.fr/gt-bioinfo/formation-en-ligne/10-introduction-a-galaxy/

Le QCM de validation des connaissances : http://canceropole.Prerequis-RNAseq.sgizmo.com/s3/

  • D’avoir des prérequis avec logiciel R

Si vous n’avez pas effectué de formations R, nous vous conseillons de suivre les cours en ligne suivants:
https://www.datacamp.com/courses/free-introduction-to-r
https://www.datacamp.com/courses/working-with-the-rstudio-ide-part-1

 

Programme

  • Applications RNA-seq
  • Alignement des données brutes
  • Notions de statistiques
  • Exploration des données
  • Normalisation et tests statistiques
  • Reconstruction de transcrits
  • Présentation des méthodes d’identification des fusions
  • Prise en main de R
  • Manipulation de données RNA-seq

Un temps de tutorat permettra à chaque participant d’échanger avec les formateurs pour bénéficier de conseils sur les manières d’aborder le traitement de leurs données.

Des ordinateurs seront mis à votre disposition pour l’ensemble de la formation.
La formation utilise l’instance publique Galaxy de l’Institut Curie.

La participation à la formation complète (3 jours) est obligatoire.

Formateurs

Les 21 participants sont accompagnés tout au long de la formation par 7 formateurs, bio-informaticiens spécialistes du domaine du cancer de Gustave Roussy, Institut Curie et Institut Jacques Monod – Université Paris Diderot.

Préparation à la formation

En vous inscrivant à cette formation, vous vous engagez à :

  • valider le QCM de contrôle des connaissances sur l’outil Galaxy et le NGS avant le 1er septembre 2018 : http://canceropole.Prerequis-RNAseq.sgizmo.com/s3/
  • communiquer les justificatifs attestant une formation préalablement effectuée sur le logiciel R, avant le 1er septembre 2018. Vous pouvez également suivre les cours en ligne suivants, et nous transmettre l’attestation de formation en ligne:

https://www.datacamp.com/courses/free-introduction-to-r
https://www.datacamp.com/courses/working-with-the-rstudio-ide-part-1

 

Pour aller plus loin …

Retrouvez les tutoriels vidéos sur Galaxy et sur l’utilisation des Genome Browser  gratuitement sur notre mini-site pédagogique. Ces vidéos sont en HD, n’oubliez pas de changer la résolution via la roue crantée en bas à droite de chaque vidéo.

Analyses RNA-Seq

Visualisation de données génomiques

Avis sur la formation

Soucieux de la qualité de formation que nous proposons, nous demandons à chaque stagiaire de compléter un formulaire d’évaluation en fin de formation. Celui-ci comprend une partie sur l’appréciation globale, l’organisation, les formateurs et le contenu de la formation.

Retrouvez les résultats du questionnaire d’évaluation pour la formation du 7, 8 et 9 novembre 2018

Formation “NGS & Cancer : Analyses DNA-Seq”

Le Cancéropôle Île-de-France organise, en concertation avec les trois SIRIC d’Île-de-France, PACRI et Saint-Louis Institute, une formation pratique sur le traitement de données massives “NGS et Cancer”. 

Objectifs : Apprendre de manière pratique à réaliser un traitement complet de données NGS (Next Generation Sequencing) sur des données ADN au moyen de l’outil Galaxy et du logiciel R.

Public concerné : Chercheurs franciliens travaillant dans le domaine du cancer 

Des prérequis et connaissances sur l’outils Galaxy et le logiciel R sont demandés pour participer à la formation.

 

Prochaine session : mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17 mai 2019.
INSCRIPTIONS CLOSES.

La participation à la formation complète (3 jours) est obligatoire.
Les frais de formation sont pris en charge par le Cancéropôle IDF.

Une convention de formation devra être signée par votre organisme d’appartenance avant votre participation à la formation.

 

 

Programme

Cette session de formation sera consacrée à l’analyse de données de type ADN (exome, génome) obtenues par séquençage haut débit (données DNA-Seq) sous l’outil Galaxy. Les analyses de données ARN ou épigénomiques feront l’objet de prochaines sessions de formation.

  • Contrôle qualité des données, alignement, pré-processing, visualisation sous IGV
  • Détection de petits variants somatiques (varscan2, mutect2)
  • Détection de variants structurels
  • Détection de variants du nombre de copie
  • Détection de variants de taille intermédiaire
  • Annotation et ressources accessibles
  • Exploration de données sous R : TCGA biolinks, signature de Stratton, oncoprint, classification / survie, fragl

Télécharger le programme détaillé.

Un temps de tutorat permettra à chaque participant d’échanger avec les formateurs pour bénéficier de conseils sur les manières d’aborder le traitement de leurs données.

Des ordinateurs seront mis à votre disposition pour l’ensemble de la formation.
La formation utilise l’instance publique Galaxy de l’Institut Curie.

Préparation à la formation

Des prérequis et connaissances sur l’outil Galaxy et le logiciel R sont demandés pour participer à la formation.

Prérequis logiciel R

Afin de pouvoir suivre la formation, il vous est demandé d’être familier avec le logiciel R. Si ce n’est pas le cas, nous vous invitons à suivre en amont une formation adéquate ou à suivre les premiers chapitres des moocs suivants (gratuits) :

Des justificatifs vous seront demandés lors de votre inscription à la formation.

Prérequis NGS

De manière à optimiser le temps de formation, nous vous demandons en amont de la formation de vous familiariser avec des notions de base des NGS et du traitement des données. Nous mettons pour cela à disposition, au moment des inscriptions, un support de cours dédié et vous demanderons de valider un QCM d’évaluation du niveau des connaissances. Si vous avez déjà suivi une formation à l’analyse de données NGS, ces notions de bases sont en principe acquises.

 

Formateurs

Les 21 participants sont accompagnés tout au long de la formation par 7 formateurs, bio-informaticiens spécialistes du domaine du cancer de Gustave Roussy, Institut Curie et Institut Jacques Monod – Université Paris Diderot :

  • Jean-Charles Cadoret, Institut Jacques Monod – Université Paris Diderot
  • Marc Deloger, Institut Curie
  • M’Boyba Diop, Gustave Roussy
  • Pierre Gestraud, Institut Curie
  • Elodie Girard, Institut Curie
  • Bastien Job, Gustave Roussy
  • Nicolas Servant, Institut Curie

Pour aller plus loin…

Pour vous familiariser avec le vocabulaire employé vous pouvez également vous initier à la pratique de Galaxy et à l’utilisation des “Génome Browser” via les tutoriels vidéo suivants. Ces vidéos s’inscrivent dans le cadre de notre formation en ligne disponible gratuitement sur notre mini-site pédagogique.

Ces vidéos sont en HD, n’oubliez pas de changer la résolution via la roue crantée en bas à droite de chaque vidéo.

 

Titre : Analyse de génome: détection de variants structuraux

Formateur : Bruno Zeitouni, Institut Curie

Ressources :

Titre : Analyse d’exome: détection de variations ponctuelles

Formateurs : Romain Daveau, Elodie Girard, Institut Curie

Ressources :

 

 

Titre : Visualisation de données génomique par IGV (Integrated Genome Viewer)

Formateurs : Yannick Boursin, Gustave Roussy

Ressources : 

Titre : Visualisation de données génomiques par UCSC

Formateurs : Yannick Boursin, Gustave Roussy

Ressources : 

Avis sur la formation

Soucieux de la qualité de formation que nous proposons, nous demandons à chaque stagiaire de compléter un formulaire d’évaluation en fin de formation. Celui-ci comprend une partie sur l’appréciation globale, l’organisation, les formateurs et le contenu de la formation.

Retrouvez les résultats du questionnaire d’évaluation pour la formation d’avril 2017

Décisions, normes et éthique dans le cancer

Le groupe de travail Sciences Humaines et Sociales du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 2 octobre 2015, une journée sur le sujet de la décision médicale intitulée “Décisions, normes et éthique dans le cancer”.

Cette journée a été l’occasion d’échanges pluridisciplinaires sur les thèmes de l’annonce et de la décision médicale et thérapeutique entre chercheurs et professionnels de santé.
Elle a fait intervenir des spécialistes de 6 disciplines différentes : philosophie, sociologie, oncologie, psychologie, droit et économie.

Cette journée s’est découpée en trois temps :
Temps 1 – Implication des données extra cliniques dans la décision médicale
Temps 2 – De l’annonce de la maladie à la décision thérapeutique
Temps 3 – Les situations critiques

Ce séminaire visait à promouvoir la réflexion, la formation, l’échange et la collaboration, aussi, chaque présentation était suivie d’un temps de questions et d’échanges.

Les représentants des associations de patients membres du groupe de travail ont été invités à participer à la journée dans un rôle de modération.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.

> Télécharger le programme de la journée

Coordination scientifique

Groupe de travail “Sciences Humaines et sociales” du Cacnéropôle Île-de-France, piloté par Sylvie DOLBEAULT (Institut Curie) et Edwige RUDE-ANTOINE (CNRS, CENJ Institut Marcel Mauss).

02/10/2015 - Décisions, normes et éthique dans le cancer

 

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION DE LA JOURNÉE

Les enjeux de la journée sur le sujet de la prise de décision médicale sont énoncés par le Professeur Jean Navarro. La notion de médecine personnalisée est venu compliquer le sujet : le concept du bon traitement pour le bon patient au bon moment est très séducteur, mais recouvre en fait une approche de thérapie ciblée, plus qu’une véritable personnalisation des traitements. On arrive aujourd’hui vers la notion de la clinique du partenariat entre soignants et patients, et le rôle des sciences humaines et sociales est essentiel pour prendre du recul sur ces questions et proposer des solutions.

Jean NAVARRO, Cancéropôle Île-de-France diaporama

Mise en perspective éthique

Le Professeur Claude Huriet, ancien sénateur français particulièrement investi dans les questions de bioéthique, revient sur l’histoire du Cancéropôle Île-de-France qui, quasiment depuis sa création, a pris le pari de donner une place aux disciplines des sciences humaines et sociales en créant un axe de recherche dédié. Il revient également sur le rôle de l’éthique qui n’est pas de définir des normes ou des règles mais de poser des questions et donner un avis.

Claude HURIET, Cancéropôle Île-de-France

Décision rationnelle et décision structurée

L’intervention d’Emmanuel Picavet, philosophe à l’Université Paris I, abordera les concepts de décision rationnelle et décision structurée. Découpée en trois volets, elle évoquera : l’écart souvent vécu entre le vocalubaire de la prise de décision et la décision elle-même ; l’étape de la srtucturation de la décision, très liée à la notion de collégialité ; poser quelques jalons sur la conceptualisation de l’espoir et de la confiance.

Emmanuel PICAVET, Université Paris I Panthéon-Sorbonne – diaporama

 

02/10/2015 - Décisions, normes et éthique dans le cancer

TEMPS 1 : QUELLE DIVERSITÉ DE DONNÉES DANS LA DÉCISION MÉDICALE ?

Oncologie : la victoire de la biologie sur la clinique ?

Une décision médicale se prend au sein de la communauté médicale, en incluant le patient, mais également avec la société via les questions de santé publiques. C’est particulièrement le cas pour la médecine personnalisée qui amène l’importante question du coût de ces traitements innovants. Lionel Pourtau, sociologue à Gustave Roussy, aborde la question de la construction de la décision médicale chez les médecins et notamment la dimension sociétale de la participation à la décision médicale.

Lionel POURTAU, Gustave Roussy – diaporama

Point de vue de l’oncologue

Joseph Gligorov, oncologue à l’Hôpital Tenon et la faculté de médecine Pierre et Marie Curie, revient sur les conflits éthiques auxquels sont confrontés les oncologues dans leur pratique et notamment lors de la prise de décision. Il focalisera également une partie de son intervention sur l’éthique de l’accès à l’innovation.

Joseph GLIGOROV, AP-HP Hôpital Tenon – diaporama

Importance des aspects psycho-sociaux et relationnels dans la décision médicale

Le Professeur Patrice Guex, psychiatre à la Faculté de biologie et émdecine de Lausanne, réagit aux présentations de la matinée et revient sur l’importance des aspects psycho-sociaux, sociologiques et relationnels dans la décision médicale tout au long du continuum des soins.

Patrice GUEX, Faculté de biologie et de médecine, Université de Lausanne – diaporama

Illustration : cas particuliers d’annonce de la décision

Sylvie Dolbeault est chef du Pôle psycho-oncologique et social au sein du département de Soins de supports de l’Institut Curie. Son intervention complète celles des précédents intervenants et évoque, par quelques situations cliniques, les sujets abordés lors de la journée. Les soignants sont en effet confrontés en permanence à un grand écart entre l’idéal théorique d’une pratique des soins et la réalité de terrain.

Sylvie DOLBEAULT, Institut Curie – diaporama

02/10/2015 - Décisions, normes et éthique dans le cancer

TEMPS 2 : DE L’ANNONCE DE LA MALADIE À LA DÉCISION THÉRAPEUTIQUE

La prise de décision partagée entre médecin et patient : quelles perspectives en France ?

Nora Moumjid est économiste de la santé et chercheur en économie de la santé au sein d’un centre de lutte contre le cancer. Elle aborde la question de la prise de décision partagée entre médecin et patient en faisant un état des lieux des pratiques dans différents pays et en dégage des messages clés pour dynamiser la recherche sur le sujet.

Nora MOUMJID, Université Claude Bernard Lyon I – diaporama

 

TEMPS 3 : LES SITUATIONS CRITIQUES

La décision thérapeutique face au cancer du patient âgé : quelle place est accordée à l’incertitude ? Une étude internationale

En décembre 2011, le Cancéropôle Île-de-France avait organisée une journée en psycho-oncologie qui avait permis aux chercheurs présents d’aborder la question suivante : comment peut-on étudier les prises de décisions lorsque tout est incertain ? A la suite de cette journée, les échanges entre chercheurs ont continué et ont permis la mise en place d’une étude internationale sur les personnes âgées dont Yves Libert présente aujourd’hui les premiers résultats.

Yves LIBERT, Institut Jules Bordet – diaporama

02/10/2015 - Décisions, normes et éthique dans le cancer

Oncogériatrie : de la recherche à la pratique

Le groupe de travail Oncogériatrie du Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 19 juin 2015, une journée de séminaire à destination des professionnels impliqués dans la prise en charge des patients âgés atteints de cancer, ayant pour but de :

  • rendre compte des apports de la recherche à la pratique
  • favoriser le développement d’un projet commun entre les UCOGs franciliens
  • associer dans une réflexion commune gériatres, oncologues, infirmiers des UCOGs et des centres périphériques et privés dans une dimension de recherche.

Plus d’un tiers des cas de cancers incidents et plus de 50% des décès surviennent chez des patients âgés de 70 ans ou plus. Cette population particulière, dont le nombre augmente de plus en plus, est cependant confrontée à l’absence de recommandations spécifiques de prise en charge des personnes âgées atteintes d’un cancer, et est souvent exclue des essais thérapeutiques et de standard thérapeutique.

Une recherche spécifique en oncogériatrie doit être développée de manière transversale, et les Unités de Coordination en OncoGériatrie (UCOG) sont des acteurs majeurs de cette dynamique. Le groupe de travail du Cancéropôle Île-de-France souhaite, au travers de cette journée, développer une interaction entre les UCOGs franciliennes en favorisant l’émergence d’une recherche spécifique en Sciences Humaines et Sociales en oncogériatrie et en appréhendant les problèmes de dépistage du cancer chez les sujets âgés.

La journée a été articulée en 3 table rondes :

  • dépistage du cancer,
  • qualité de vie
  • intervention.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.
Télécharger le programme de la journée

Coordination scientifique

Groupe de travail “Oncogériatrie” du Cancéropôle Île-de-France piloté par Elena Paillaud (AP-HP Henri Mondor, UCOG Sud-Val-de-Marne).
> En savoir plus sur le groupe de travail

 

19/06/2015 : "Oncogériatrie : de la recherche à la pratique"

 

Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION

Jean-Léon Lagrange ouvre la journée en présentant les objectifs de cette rencontre et le contexte de la recherche francilienne en oncogériatrie. L’Île-de-France regroupe 5 des 24 Unités de Coordination en OncoGériatrie (UCOG) et représente une force de proposition importante dans le domaine de l’oncogériatrie. Cette journée associe des représentants de ces 5 UCOGs, des gériatres, oncologues, médecins généralistes, kinésitérapeuthes et associations de patients, pour leur développer de manière transversale et interdisciplinaire une recherche spécifique en oncogériatrie, domaine qui va prendre de plus en plus d’importance avec le vieillissement de la population.

Jean-Léon LAGRANGE, AP-HP Hôpital Henri Mondor, UCOG Sud-Val-de-Marnediaporama

 

19/06/2015 : "Oncogériatrie : de la recherche à la pratique"

I – REPÉRAGE DES PATIENTS À RISQUES EN ONCOGÉRIATRIE : QUE NOUS APPORTE LA RECHERCHE ?

Repérage des patients à adresser pour une évaluation gériatrique standardisée : optimisation du score de dépistage G8

Epidémiologiste et statisticien, E Audureau parle du travail effectué par l’équipe de recherche CEpIA. L’objectif de l’outil de dépistage rapide G8 est de détecter les patients justifiant d’une Evaluation Gériatrique Standardisée (EGS). Il est l’outil qui présente la plus forte sensibilité, mais dont la spécificité est faible. L’objectif du travail a été de modifier cet outil pour améliorer son efficacité en utilisant les données de la cohorte ELCAPA.

Etienne AUDUREAU, AP-HP Hôpital Henri Mondor, UPECdiaporama

 

Facteurs de risque de mortalité à un an

Emilie Ferrat présente le travail de thèse de santé publique réalisé dans l’équipe CEpIA, dont l’objectif était d’identifier les facteurs oncologiques et les paramètres de l’Evaluation Gériatrique Approfondie associés à la mortalité à un an des patients âgés atteints de cancer. Le travail a été effectué sur la cohorte prospective ELCAPA.

Emilie FERRAT, médecin généraliste à Créteil, UPEC, UCOG Sud-Val-de-Marnediaporama

 

Faisabilité des traitements anti-tumoraux chez les patients âgés

Florence Canoui est épidémiologiste dans l’équipe de recherche CEpIA et a effectué une étude de cohorte observationnelle pour déterminer la fréquence de la faisabilité du traitement anti-cancéreux chez les patients âgés atteints de cancer, et les facteurs associés à la faisabilité du traitement. Ont été analysés : la faisabilité globale du plan de traitement, de chacune des modalités, séparément selon le statut métastatique ou non, et une analyse des facteurs associés à la faisabilité.

Florence CANOUI, AP-HP Hôpital Henri Mondor, UPEC, UCOG Créteildiaporama

 

Dépistage des malades à risque : les écarts entre la recherche et la pratique de ville

Eric Dupuydupin est praticien hospitalier et a été pendant une dizaine d’année médecin généraliste. Il aborde les écarts entre la recherche et la médecine de terrain et la difficulté (ou facilité) à mener des actions de recherche auprès des médecins de ville et des réseaux de santé.


Eric DUPUYDUPIN, AP-HP Hôpital Henri Mondor, Président d’Essononco – diaporama

 

Synthèse

Les deux modérateurs de la première session prennent un moment pour faire un bilan avant d’ouvrir les discussions avec la salle.

Jean-Léon LAGRANGE, Philippe CAILLET, UCOG Sud-Val-de-Marne

 

II – QUALITÉ DE VIE : LIMITATION DES TRAITEMENTS, PRISE EN COMPTE DES SOUHAITS DES PATIENTS ET DES AIDANTS, QUALITÉ DE SURVIE COMME CRITÈRE DE RECHERCHE

Estimer l’acceptabilité des patients âgés lors de la prise en charge oncogériatrique

Sophie Moulias présente un travail de réfléxion en cours de progression mené au sein de son centre, créé à partir de réflexions communes au sein d’un groupe de travail pluridisciplinaire autour de la notion d’acceptabilité pour créer un outil d’évaluation de l’acceptabilité d’un patient auquel on vient de diagnostiquer un cancer, en amont de son traitement, pour adapter ce dernier et éventuellement améliorer son observance.

Sophie MOULIAS, AP-HP Hôpital Ambroise Parédiaporama

 

— Cancéropôle IDF (@canceropole) 19 juin 2015

Acceptabilité et qualité de vie dans les essais GERICO

Etienne Brain présente l’expérience du groupe GERICO de recherche clinique en oncogériatrie sur l’acceptabilité et la qualité de vie à partir de cas cliniques concrets. Le groupe GERICO existe depuis une quinzaine d’années et est hébergé par Unicancer. Les questions au coeur de sa réflexion sont : comment applique-t-on des traitements sur cette population vieillissante qu’il est difficile d’évaluer ? Comment bien évaluer pour éviter le non traitement et le surtraitement ? L’acceptabilité d’un traitement par un patient âgé est très liée au maintien de la qualité de vie, et est de plus en plus souvent évaluée dans les études cliniques en oncogériatrie.


Etienne BRAIN, Florence ROLLOT, Institut Curie – diaporama

Qualité de vie, qualité d’une vie

Michèle Monville est psychanalyste et co-fondatrice de l’association Accueil Famille Cancer. Elle fait un historique de la prise en compte de la qualité de vie lors du traitement de patients, et sur sa définition par le patient lui-même, par le médecin et par les proches :un décalage existe entre les questions que se posent les patients et celles que posent les médecins. Elle présente également les actions menées par l’association qui ont pour but d’accompagner et améliorer la qualité de vie des patients.

Michèle MONVILLE, Association Accueil Famille Cancer

 

19/06/2015 : "Oncogériatrie : de la recherche à la pratique"

 

III – LE CHEMIN CLINIQUE PÉRI-OPÉRATOIRE

De la chirurgie à la pratique : filière de chirurgie gériatrique

Djamel Ghebriou est oncogériatre au Centre Hospitalier d’Argenteuil / Centre Hospitalier d’Eaubonne et présente l’importance d’insérer les actes chirurgicaux chez les patients âgés atteints de cancer dans une filière de de chirurgie gériatrique. Le processus décisionnel qui doit amener un patient âgé à se faire opérer doit inclure l’évaluation gériatrique. Il insiste également sur les aspects nutrition, préhabilitation en pré-opératoire et réhabilitation en post-opératoire.


Djamel GHEBRIOU, FROG – diaporama

 

— Cancéropôle IDF (@canceropole) 19 juin 2015

Aspects pratiques de la filière de chirurgie gériatrique en place au centre hospitalier Simone Veil à Eaubonne

Christian Batchy, médecin gériatre, et Claire Cleach, kinésitérapeuthe à l’Hôpital Simone Veil CH d’Eaubonne, présentent les résultats de la mise en application d’une filière de chirurgie gériatrique dans leur centre hospitalier qui leur ont permis d’améliorer la prise en charge de la personne âgée fragile en milieu chirurgicale et devenir un centre de référence pour la chirurgie de la personne âgée fragile. Le projet fait intervenir tous les corps de métiers et une prise en charge interdisciplinaire des patients.

Christian BATCHY, Claire CLEACH, Hôpital Simone Veil – diaporama

Synthèse

Virginie Fossey-Diaz conclut cette session en une diapositive et revient sur l’importance des 3 P : pré, péri et post opératoire, avant de laisser la place aux échanges avec la salle.

Virginie FOSSEY-DIAZ, UCOG Paris-Norddiaporama

 

19/06/2015 : "Oncogériatrie : de la recherche à la pratique"

CONCLUSION

La recherche en oncogériatrie est essentielle pour ce qu’elle permet de mettre en oeuvre en pratique, conclut Danièle Avenin. Toutes les expériences ne permettent pas de déboucher sur une pratique quotidienne partagée, et les essais cliniques donnent un cadre pour permettre de rendre ces expériences reproductibles pour améliorer la prise en charge globale des patients âgés.

Danièle AVENIN, APHP Hôpital Tenon

Recherche en gestion : parcours de soin en cancérologie

Le Cancéropôle Île-de-France a organisé, le 12 décembre 2014, une rencontre entre chercheurs, cliniciens et professionnels de santé sur le thème de la coordination des parcours de soins entre hôpital et médecine de ville pour les patients atteints de cancer.

Cette journée avait pour but d’établir un bilan actuel de l’état du parcours de soin dans le cadre du cancer. La présentation de différents services mis en oeuvre et d’acteurs impliqués dans l’amélioration du parcours de soin visait à promouvoir une réflexion sur son évolution possible. Une cinquantaine de chercheurs, cliniciens et jeunes chercheurs ont pu échanger avec les experts étrangers et français au cours de cette journée.

Des experts étrangers ont été invités pour offrir une vision complète et pour permettre aux équipes et cliniciens franciliens d’analyser les services existant à l’international :

  • Claude Sicotte (Montréal, Canada)
  • Thomas C Ricketts (University of North Carolina, USA)

L’ensemble des intervenants a insisté sur l’importance de la continuité dans le parcours de soin dans le cadre du cancer, ainsi que l’utilisation et le développement des outils adaptés pour permettre cette coordination.

Retrouvez ici le compte-rendu multimédia de la journée.

 

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Coordination scientifique

Etienne MINVIELLE (Gustave Roussy).

 

Compte-rendu de la journée

ÉTAT DES CONNAISSANCES EN PARCOURS DE SOIN EN CANCÉROLOGIE

Etienne Minvielle présente le programme et les intervenants de la journée. Il établit ensuite un état des lieux de la recherche en gestion concernant le parcours de soin en cancérologie, en insistant sur deux tendances majeures que sont l’étude de la chronicité du parcours en situation clinique, et l’important développement de la médecine personnalisée.

Etienne MINVIELLE, Gustave Roussy –  diaporama

L’APPORT DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION

Claude Sicotte présente les technologies de l’information et replaçant le contexte général du sujet, et illustre l’apport de ces technologies par la présentation de modèles organisationnels et des données probantes obtenues lors d’études récentes sur le sujet.

Claude SICOTTE, Université de Montréal, Canadadiaporama

LES MODES D’ORGANISATION

Parcours de malades atteintes de cancer du sein: Roman Rouzier illustre les parcours de soins conjoints ville/hôpital en présentant le parcours standard des patientes atteintes de cancer du sein, relativement standardisé à l’institut Curie.

Roman ROUZIER, Institut Curie – diaporama

 

Table-ronde: UNE RECHERCHE EN AIDE AUX DÉCIDEURS PUBLICS ?

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Claudia FERRARI et Hermann NABI (INCa), Roman ROUZIER (Institut Curie), Elisabeth FERY-LEMONNIER (Ministère des Affaires Sociales), Danièle LEGRAND (ARS-Île-de-France).

Modération : Etienne MINVIELLE.

PATHWAYS OF CARE, COORDINATION OF CARE, CARE MANAGEMENT, TEAM CARE

Tom Ricketts explore le concept de coordination du parcours de soin à partir d’un bilan de la littérature et de sa propre expérience. Il insiste notamment sur l’inconsistance de la coordination qui peut causer des difficultés dans l’accès aux soins et leur insertion dans les programmes de recherche.

Thomas C RICKETTS, University of North Carolina, USAdiaporama

LES INCITATIONS FINANCIÈRES AU PARCOURS DE SOIN

La dernière présentation de la journée consiste en une revue de la littérature sur les incitations financières à la coordination des soins, par Anne Girault et Chloé Gervès. Elles présentent les différents modes de paiement existants, ainsi que les coûts de la non-coordination, et illustrent leur bilan par des exemples de structures organisationnelles et d’expérimentations françaises d’incitation déjà mises en place.

Anne GIRAULT, EHESP, Gustave Roussy Cancer Campusdiaporama
Chloé GERVES-PINQUIE, EHESP, Gustave Roussy Cancer Campus – diaporama

Comment interagir efficacement autour de la recherche sur le cancer ?

Cet après-midi de rencontre et discussions entre représentants des associations franciliennes de patients et proches de patients atteints de cancer et membres du Cancéropôle Île-de-France s’est tenu le vendredi 5 décembre 2014.

Le but de cette demi-journée était de favoriser l’interactivité, et de ne pas limiter les débats à quelques personnes afin d’établir un dialogue constructif pour faire évoluer les pratiques. Les trois thématiques abordées lors des table-rondes ont été identifiées suite à une réflexion commune d’un groupe de travail constitué de représentants d’associations et du Cancéropôle. Elles sont autant de pistes de réflexion pour la mise en place d’une démarche de démocratie scientifique dans la recherche sur le cancer en Île-de-France.

Ces tables rondes ont vu intervenir des chercheurs et médecins franciliens, des représentants d’associations de patients, ainsi que des intervenants extérieurs, dont l’expérience a permis d’enrichir les échanges.

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Compte-rendu de la journée

INTRODUCTION

Le professeur Jean Navarro, ancien président du Cancéropôle Île-de-France et le journaliste Gérard Bonos ont assuré la modération et l’animation de cet après-midi riche en idées et qu’on espère initiateur de projets communs aux associations et chercheurs.

 

PRISE EN COMPTE DE L’EXPERTISE DES PATIENTS ET DU REGARD DES ASSOCIATIONS DANS LES STRATÉGIES DE RECHERCHE

Les intervenants ont expliqué les visions différentes des chercheurs et patients sur “l’expertise des patients”. Ils sont fortement insisté sur le besoin d’échange et d’adaptation du discours nécessaire pour permettre des échanges constructifs. Gilles Frydman a illustré, par les exemples de Smart Patients et ACOR, la prise en compte de l’expertise du patient aux Etats-Unis.

Le Cancéropôle pourrait jouer le rôle de passerelle d’information entre chercheurs et patients dans les deux sens. Il serait intéressant de creuser la piste du développement d’outils d’information active sur les projets de recherche clinique.

Ghislaine LASSERON, Europa Donna Forum France
Pr Pierre LAURENT-PUIG, Directeur scientifique du Cancéropôle IDF, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou
Dr Gilles FRYDMAN, Communautés en ligne Smart Patients et ACOR

 

IMPLICATIONS CONCRÈTES DES ASSOCIATIONS DANS DES PROJETS DE RECHERCHE

Parmi les exemples détaillés pendant la table-ronde, Dominique Donnet-Kamel a présenté l’étude Cairnet, du Groupe de Réflexion avec les Associations de Malades (GRAM) de l’INSERM, dont les résultats sont consultables ici.

De plus, certaines actions menées en collaboration entre des associations et des chercheurs ( cancer, SIDA, maladies rares ) ont été présentées par les intervenants. Il a été par exemple fait mention du réseau ScienSA’s, un réseau d’expertise scientifique partagée qui favorise les collaborations et les échanges entre les chercheurs nouvellement retraités et les associations de malades.

Franck Dufour, Fondation ARC
Franck DUFOUR, Directeur Scientifique de la Fondation ARC
Christophe POZUELOS, Coordinateur nationale de l’association France Lymphome Espoir
Dr Fathia MAMI-CHOUAIB, directrice de recherche à l’Institut Gustave Roussy
Dr Dominique DONNET-KAMEL, INSERM, responsable de la mission Associations de Malades

 

ACTIONS DE SENSIBILISATION DES PATIENTS À LA RECHERCHE

Le sujet des équipes AJA (Adolescents Jeunes Adultes) a notamment été abordé, ainsi que l’existence de fascicules d’information pour l’intégration aux projets de recherche déjà mis en place à l’Institut Curie. L’utilisation des réseaux sociaux pour colliger les informations sur la maladie, les tweet-chat sur le modèle américain, la web radio de Curie pour Octobre Rose, sont autant d’actions de sensibilisation mises en place ou à l’étude.

Il est important que les associations n’hésitent pas à contacter les soignants et les chercheurs pour mettre en place des projets les intégrant. Leur implication dans les protocoles, les projets de recherche ou les événements scientifiques est pour le moment souvent ponctuelle.

Alexandra STAMM, association Cheer’Up
Dr Christophe LETOURNEAU, médecin-chercheur à l’Institut Curie

 

CONCLUSIONS

A l’issue de cette après-midi, une action a été immédiatement mise en place : les associations impliquées dans les thématiques concernées par les groupes de travail animés par le Cancéropôle Île-de-France (Oncogériatrie, Cancers Rares, Plate-formes, Intégration de données, Sciences Humaines et Sociales) ont été invitées à participer aux réunions de ces groupes. Leur point de vue apporte une nouvelle expertise et une vision du sujet plus large et permettra de faire évoluer considérablement les actions de recherche des membres du Cancéropôle sur ces thématiques.
D’autres projets collaboratifs entre associations et chercheurs pourraient être prochainement mis en place. Le Cancéropôle et les associations volontaires poursuivent leurs interactions. Toute association de patients et proches œuvrant ou intéressée par la recherche contre la cancer est invitée à se rapprocher du Cancéropôle Île-de-France.

10e colloque annuel du Cancéropôle IDF

Le 27 novembre 2014, à Paris, s’est tenu le 10ème colloque annuel du Cancéropôle Île-de-France. Cette rencontre a eu pour but de faire un état des connaissances sur des sujets de recherche inscrits dans la stratégie du Cancéropôle IDF pour le 3e Plan Cancer.

La journée a été introduite le nouveau Président du Cancéropôle Île-de-France, Hervé Fridman, ainsi que par les représentants de l’INCa et du Conseil Régional Île-de-France.

Le Directeur scientifique du Cancéropôle IDF, Pierre Laurent-Puig, a ensuite présenté les orientations stratégiques et scientifiques qui seront mises en place dans le cadre du 3e Plan Cancer.
Certaines des thématiques phares inscrites dans cette nouvelle stratégie ont été abordées sous la forme de table-rondes, afin de permettre aux chercheurs franciliens de faire un état de l’art et discuter des enjeux qui s’offrent à eux en s’appuyant sur leurs travaux de recherche actuels.

Les trois thèmes retenus pour cette journée étaient :

  • Oncogériatrie, table-ronde modérée par Elena Paillaud.
  • Cancers rares, table-ronde modérée par Anne-Paule Gimenez-Roqueplo.
  • Big data, table-ronde modérée par Anita Burgun.

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Coordination scientifique

Pierre Laurent-Puig, Directeur scientifique du Cancéropôle Île-de-France

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Compte-rendu de la journée

I – TABLE RONDE ONCOGÉRIATRIE

Introduction

Elena Paillaud introduit la première table-ronde en rappelant que suite au vieillissement de la population et la forte incidence des cancers chez la population âgée, la prise en charge dans cette situation est devenue un enjeu public, rendu complexe par l’hétérogénéité de la population concernée, notamment en terme de comorbidité associée, d’autonomie et de facteurs psycho-sociaux.

Elena PAILLAUD, AP-HP Hôpital Henri Mondor – diaporama

 

Cancers digestifs des patients âgés, les questions à résoudre

Thomas Aparicio rappelle que l’incidence des cancers digestifs, notamment les cancers colo-rectaux, est importante chez les personnes âgées (40% des cas chez les personnes de plus de 60 ans). Il présente ensuite les programmes qui ont été mis en place pour optimiser la prise en charge des patients, grandement améliorée ces dix dernières années.

Thomas APARICIO, AP-HP Hôpital Avicenne, Université Paris XIII – diaporama

 

Optimisation du parcours de soins pour chirurgie lourde chez la personne âgée

Les travaux présentés par Pierre Mongiat-Artus s’incluent dans deux des objectifs du Plan Cancer 3: promouvoir la médecine personnalisée, notamment clinique, et fédérer les énergies disponibles en la matière. Ce projet fait suite à trois constatations qui reflètent la situation: une restriction médicale et matérielle de l’accès des personnes âgées à la chirurgie lourde, et un défaut de prise en compte de l’impact des soins et des désirs des patients dans le parcours de soin.

Pierre MONGIAT-ARTUS, AP-HP Hôpital Saint-Louis, Université Paris Diderot – diaporama

Etudes stratégiques de phase III: à propose de l’essai Unicancer ASTER 70s ou intégration d’un outil génomique pour la décision du traitement adjuvant du cancer du sein luminal de la femme âgée

Etienne Brain présente l’essai ASTER 70s, lancé depuis deux ans, et qui s’intègre dans le projet GERICO, sur le cancer du sein le plus fréquent.

Etienne BRAIN, Institut Curie

 

Contribution de l’évaluation gériatrique standardisée à l’optimisation du traitement du sujet âgé cancéreux: la cohorte prospective multicentrique ELCAPA

Elena Paillaud termine les présentations de cette première table-ronde en présentant la cohorte ELCAPA, qui a pour objectifs d’évaluer l’impact de l’évaluation gériatrique standardisée, de déterminer les paramètres associés à la mortalité, et de valider les outils de repérage de la fragilité. Cette évaluation impacte déjà les décisions thérapeutiques chez les patients âgés.

Elena PAILLAUD, AP-HP Hôpital Henri Mondor – diaporama

 

 

II – TABLE RONDE CANCERS RARES

Introduction

Anne-Paule Gimenez-Roqueplo introduit la deuxième table-ronde en donnant la définition de Cancer Rare. Elle insiste sur la difficulté diagnostique et et de prise en charge qui découlent de cette faible incidence, et présente les centres experts nationaux de cancers rares labelisés par l’INCa pour avancer sur l’étude de ces cancers.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou – diaporama

 

Apport du séquençage d’exomes constitutionnels pour l’identification de nouveaux gènes de prédisposition aux cancers rares

Brigitte Bressac de Paillerets présente l’utilisation du séquençage d’exomes constitutionnels chez des patients atteints de mélanome, ce qui a permis l’identification de mutation de novo impliquées dans le développement de cancers rares. Le séquençage d’exomes a pour objectifs de permettre le dépistage et la prévention précoce, et de favoriser la médecine personnalisée.

Brigitte BRESSAC DE PAILLERETS, Gustave Roussydiaporama

 

Génomique intégrée et classification des tumeurs de la corticosurrénale

Jérôme Bertherat parle de l’étude des tumeurs corticosurrénaliennes depuis son début, 20 ans auparavant. La mise en place rapide de banques de tumeurs et de partenariats entre équipes de recherche et équipe clinique a permis la création d’un réseau national COMETE, intégré dans un réseau européen, et permet aujourd’hui l’identification des mutations fréquentes et des gènes “conducteurs” dans les cas de corticosurrénalomes.

Jérôme BERTHERAT, Institut Cochin, Université Paris Descartes – diaporama

 

Parangliomes: de la génétique à la thérapie ciblée

Anne-Paule Gimenez-Roqueplo reprend la parole pour parler des parangliomes/phéochromocytomes qui sont des tumeurs neuro-endocrines rares, malignes dans 15% des cas. Une douzaine degènes de prédisposition à ce cancer ont été identifiés, mutés au niveau constitutionnel chez 40% des patients et au niveau somatique pour 20% des tumeurs sporadiques.Les travaux présentés ici ont pour objectifs d’identifier les mécanismes oncogéniques en cause et de proposer aux patients une thérapie ciblée orientée par le profil moléculaire.

Anne-Paule GIMENEZ-ROQUEPLO, AP-HP Hôpital européen Georges Pompidou, Université Paris Descartesdiaporama

 

 

III – TABLE RONDE BIG DATA

Introduction

La troisième table-ronde est introduite par Anita Burgun, qui redonne la définition de Big Datas d’après les 4V: Volume, Vélocité, Variété et Véracité.

Anita BURGUN, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidoudiaporama

Action du groupe de travail bio-informatique du Cancéropôle IDF

Les formations pratiques de bio-informatique mises en place par le Cancéropôle Île-de-France sont présentées par Jean-Charles Cadoret: ces formations ont pour but la transmission d’un savoir-faire technique, et donne la possibilité aux chercheurs qui les suivent d’apprendre à traiter et analyser leurs propres données générées pendant leurs recherches, grâce à l’outil Galaxy.

Jean-Charles CADORET, Institut Jacques Monod, Université Paris Diderotdiaporama

Bio-informatique, big data et médecine de précision en oncologie

A travers un exemple d’essai clinique en place à l’institut Curie, Emmanuel Barillot explique comment sont utilisées les big datas en recherche clinique. Il insiste notamment sur les perspectives et la valorisation des ces datas en plus de leur utilisation.

Emmanuel BARILLOT, Institut Curiediaporama

Exemples de modèles prédictifs dérivés de données massives à Gustave Roussy

Daniel Gautheret présente la modélisation bio-informatique à Gustave Roussy. A travers des exemples de modèles prédicitfs, il insiste notamment sur deux points bloquants sur le aprcours depuis le prélèvement des données jusqu’à l’obtention de données cliniques, que sont la technique initiale d’analyse des données et la mise en relation entre les données haut débit intelligibles et les données cliniques.

Daniel GAUTHERET, Université Paris Suddiaporama

Big Data et Imagerie

Laure Fournier présente l’exemple de l’imagerie en big data. L’imagerie en cancérologie représente en effet un très important volume de données, qui constituent une source énorme de données exploitables pour la recherche d’informations.

Laure FOURNIER, INSERM, AP-HP Hôpital Européen Georges Pompidou, Université Paris Descartesdiaporama

 

IV – PRIX DU CANCÉROPÔLE ÎLE-DE-FRANCE

La journée s’est terminée par la remise aux allocataires de bourses doctorales et postdoctorales du Prix du Cancéropôle: chaque année, les bénéficiaires de ces bourses peuvent présenter leurs travaux de recherche tout au long de la journée, via des posters exposés et présentés par les jeunes chercheurs. Trois prix d’un valeur de 1500 euros ont été attibués aux allocataires suivants:

Mélanie DESCHASAUX (doctorante 2ème année), pour son travail “Statut plasmatique en vitamine D (25OHD) et risque de cancer: modulation par des facteurs alimentaire, biologiques, anthropométriques et génétiques”
Nicolas JACQUELOT (doctorant 2ème année) pour son travail “Principaux facteurs décisionnels et prédictifs de réponse aux anticorps thérapeutiques dans le mélanome métastasique de stade III/IV”
Marion PIGANEAU (doctorante 3ème année) pour son travail “Conséquences cellulaires de la formation de translocations chromosomiques et tumorigénèse: le modèle du lymphome anaplasique à grandes cellules (ALCL)

Evaluation de la qualité de vie en psycho-oncologie

La réunion bi-annuelle “Mesures subjectives en santé et recherche en psycho-oncologie” du 21 novembre 2014 organisée par le Cancéropôle Île-de-France a permis aux chercheurs et cliniciens de discuter des travaux récents en psycho-oncologie sur le thème de la qualité de vie.

Les journées MSSR (mesures subjectives en santé et recherche en psycho-oncologie) sont depuis 2011 des rendez-vous bi-annuels permettant aux chercheurs en psycho-oncologie de discuter de leurs travaux en cours et à venir, aussi bien avec la communauté scientifique francilienne qu’avec des experts du domaine invités pour l’occasion.

L’édition du 21 novembre 2014 a permis d’aborder le sujet de l’impact des traitements du cancer sur les symptômes et la qualité de vie, et l’utilisation de déterminants biologiques pour la pratique clinique.

Trois experts étrangers ont été invités à participer à la journée pour présenter leurs travaux et discuter des projets de recherche franciliens : Irma Verdonck de Leeuw, de l’University Medical Center d’Amsterdam, Gabriella Pravettoni, de l’European Institute of Oncology de Milan, et Josée Savard, de l’université de Laval.

 

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Coordination scientifique

Diane Boinon (Gustave Roussy), Anne Brédart (Institut Curie, Université Paris Descartes), Silla Consoli (AP-HP), Sarah Dauchy (Gustave Roussy), Sylvie Dolbeault (Institut Curie), Jean-Luc Kop (Université de Nancy), Darius Razavi (Université Libre de Bruxelles).

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Compte-rendu de la journée

Introduction

Anne Brédart présente le programme de la journée, à savoir la présentation de différentes recherches sur la qualité de vie des patients, et les besoins en soins de support, avec n application clinique directe. Le développement de ces initiatives a pour but l’amélioration de la qualité des soins et leurs adaptation aux patients.

Anne BREDART, Institut Curie, U. Paris Descartes

 

Monitoring quality of life in clinical practice and innovating supportive care

Irma Verdonck, secrétaire du groupe Qualité de vie de l’EORTC (European Organisation for Research and Treatment of Cancer), présente ses travaux sur la surveillance de la qualité de vie et les soins de support innovants. Elle illustre sa présentation par l’exemple d’Oncoquest, un outil en ligne d’évaluation de la qualité de vie des patients souffrant de cancer.

Irma VERDONCK DE LEEUW, VU University Medical Center, Amsterdam diaporama

 

Patient empowerment and P-Medicine

Les travaux présentés ici ont pour objectif d’améliorer la prise en charge du patient en combinant perspectives médicales et psychologiques. Un essai clinique impliquant une centaine de patientes utilise un questionnaire en ligne afin de permettre au médecin d’établir un profil psychologique personnalisé, afin de permettre au patient et au médecin de prendre des décisions partagées et adaptées.

Gabriella PRAVETTONI et Alessandra GORINI, European Institute of Oncology, Milan diaporama

 

Profil d’évolution des besoins d’aide en soins de support et prédicteurs psychosociaux après le traitement d’un cancer du sein non métastatique

Cette étude collaborative entre l’institut Curie et le département Biostatistiques de l’Université de Nantes d’évaluer la nécessité des soins de support en oncologie en relevant les témoignages de patientes souffrant de cancer du sein, leur perception d’elles-même et de leur entourage après la maladie et le traitement, et d’analyser leurs évolutions individuelles.

Jean-Benoît HARDOUIN, Université de Nantes, et Anne BREDART, Institut Curie, Université Paris Descartes diaporama

 

Troubles cognitifs et cancer

Marie Lange présente la notion de chemobrain (ou chemofog): c’est un déclin cognitif observé à l’issu du traitement du cancer, qui atteint 15 à 25% des patientes traitées par chimiothérapie, et affecte donc négativement qualité de vie des malades. Ce déclin cognitif peut être évalué par différents tests présentés lors de cette intervention.

Marie LANGE, Centre François Baclesse, Caen

 

Bien dormir suite à un cancer, est-ce possible ?

Josée Savard étudie depuis plus de quinze ans les difficultés de sommeil associées au cancer, en particulier au cancer du sein et de la prostate. Une étude longitudinale chez plus de 900 patients, suivis pendant 18 mois après leur chirurgie, montre que presque 60% d’entre eux présentent un syndrome ou des symptômes d’insomnie. Elle conseille ainsi d’adopter une thérapie cognitive comportementale pour améliorer le sommeil des patients.

Josée SAVARD, Université de Laval, Québec

 

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Une cinquantaine de chercheurs, cliniciens et jeunes chercheurs ont pu échanger avec les experts étrangers et français au cours de cette journée.

Imagerie et cancers : optique et imagerie multiphotonique

Cette journée, coordonnée par le groupe de travail “Imagerie multiphotonique” du Cancéropôle Île-de-France, a eu lieu le 19 septembre 2014 et a permis de faire un point sur l’avancée des travaux franciliens sur le sujet. Une matinée sur le sujet “optique et diagnostique” a permis d’ouvrir les discussions sur des utilisations innovantes de l’imagerie pour le diagnostique.

Pour dynamiser la recherche en imagerie dans le domaine du cancer, le Cancéropôle Île-de-France a mis en place en 2011 un programme incitatif « Imagerie multiphotonique » pour permettre l’appropriation par la communauté scientifique du développement instrumental et de l’environnement technologique. Des fonds ont été alloués à ce programme dans le cadre du 2e Plan Cancer. Plusieurs réunions scientifiques organisées sur la période 2011-2014 ont permis la construction de ce projet collaboratif, le suivi de son avancement ainsi que la diffusion des conclusions et technologies mises en place à l’ensemble de la communauté scientifique.

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Coordination scientifique

Claude Boccara (ESPCI), Antonello de Martino (Ecole Polytechnique), Corinne Laplace-Bhuilé (Gustave Roussy), Jean Salamero (Institut Curie)

19/09/2014 : "Imagerie et cancer"

Compte-rendu de la journée

I – OPTIQUE ET DIAGNOSTIC EN CANCÉROLOGIE

Recherches méthodologiques en optique ayant pour but de mettre au point de nouvelles stratégies diagnostiques des cancers. Une table ronde sera dédiée aux développements et applications mis en oeuvre par des industriels.

La première partie de la journée a porté sur l’optique et son utilisation pour le diagnostic en cancérologie. Des recherches méthodologiques en optique, ayant pour but de mettre au point de nouvelles stratégies diagnostiques des cancers, ont été présentées, suivies d’une table-ronde dédiée aux développements et applications mis en oeuvre par les industriels.

 

Introduction et hommage à Antonello de Martino

Claude Boccara introduit la journée, qui traitera principalement de sujets relatifs aux photons balistiques, et rend hommage à Antonello de Martino et à ses travaux.

Claude BOCCARA, ESPCI

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Mélanine – mélanome

François Amblard commence par une rétrospective de l’utilisation de l’imagerie multiphotonique depuis 1997, rendue possible par une collaboration entre médecins et chercheurs. Il présente ses travaux sur la détection de mélanome, rendue possible par le fait que les cellules chargées en mélanine sont plus denses et répondent différemment des cellules environnantes à un rayonnement thermique.

François AMBLARD, Institut Curie

 

 

Table ronde : développements et applications par les industriels

OCT et pathologie : L’Optical Coherence Tomography, qui permet d’isoler les photons revenant d’un couche tissulaire précise, est la technique qui s’est le plus rapidement implanté dans le domaine médical. Elle est actuellement présente chez la plupart des ophtalmologistes de ville et a plusieurs applications en dermatologie. LL Tech travaille maintenant à l’impliquer dans le domaine pathologique.

Fabrice HARMS, LL Tech – diaporama

Microscopie confocale et endoscopie : Francois Lacombe présente le développment d’un sytème de diagnostic in vivo basé sur la miscroscopie confocale, par sa société, dans le domaine de l’endoscopie. Il insiste, en réponse aux remarques des interventions précédentes, sur les efforts que doivent déployer les sociétés pour convaincre les médecins d’adopter des nouvelles technologies pourtant prouvées efficaces, et l’illustre par l’exemple de la technique CellVizio.

François LACOMBE, Mauna Kea Techdiaporama

Imagerie par fluorescence et chirurgie : La technologie présentée ici est une solution d’imagerie macroscopique qui permet la détection de la fluorescence jusqu’à 1 cm de profondeur, en temps réel, par le chirurgien. L’aspect diagnostic repose sur l’utilisation d’un agent spécifique de contraste pour la fluorescence nécessaire à la détection.

Pierre-Alix DANCER, Fluoptics

19/09/2014 : "Imagerie et cancer"

II – IMAGERIE MULTIPHOTONIQUE

Point sur l’avancement du programme incitatif concerté du Cancéropôle IDF et l’ouverture de plateformes mutualisées d’imagerie multiphoniques en Île-de-France.

L’après-midi est consacré à l’imagerie multiphotonique : un bilan est établi sur l’avancement du programme incitatif concerté du Cancéropôle Île-de-France, puis le sujet de l’ouverture de plateformes mutualisées d’imagerie multiphotonique est présenté au travers de quatre exemples de plateformes déjà implantées dans des instituts de recherche franciliens.

 

Introduction

Jean Salamero introduit la deuxième partie de cette journée en présentant le projet incitatif “Imagerie multiphotonique”, un programme transversal entre différentes structures de recherche appartenant toutes au Cancéropôle, et le projet Canoli, plus global, dans lequel il s’inscrit. Canoli est un projet de recherche et d’expertise en imagerie monté entre différents instituts de recherche franciliens, et qui a pour objectif une mutualisation des moyens et des données.

Jean SALAMERO, Institut Curie

Imagerie CLSM multiphoton pour une microscopie biochimique en cellules vivantes et cultures 3D

François Waharte présente le système confocal pour la microscopie de fluorescence multimodale, le premier outil mis en place dans le cadre du projet Imagerie Multiphotonique. Ce système est un outil versatile, qui permet plus de 10 types d’utilisation et dont les caractéristiques et les possibilités sont présentées dans cette intervention.

François WAHARTE, Institut Curiediaporama

 

Microscopie et macroscopie multiphoton et suivi de biomarqueurs métastatiques

Marie Irondelle décrit le projet de mise en place d’un système de microscopie et de macroscopie en multiphoton, afin d’étudier des mécanismes biologiques différents et variés, depuis le niveau tissulaire jusqu’au niveau subcellulaire.

Marie IRONDELLE, Institut Curie

Nouvelles chambres dorsales pour l’imagerie haute résolution intravitale

En imagerie intravitale, pour lever la limitation causée par l’absorption de la lumière par les tissus lors du passege de la macroscopie à la microscopie in vivo, il est nécessaire de créer une fenêtre physique d’observation optique. Valérie Rouffiac présente les chambres dorsales utilisées à l’institut Gustave Roussy.

Valérie ROUFFIAC, Gustave Roussy

 

Développement et déploiement d’une base de données image commune : bilan

Corinne Laplace-Builhé et Perrine Paul-Gilloteaux présentent le système de gestion globale des données image générées par l’institut Curie et Gustave Roussy. Cette base de données a pour objectif la gestion d’une grande quantité de données, l’homogénéisation des pratiques, la centralisation, et la sécurisation. Elle permet l’utilisation des données en mode projet (collaboration multi-équipes).

Perrine PAUL-GILLOTEAUX, Institut Curie et Corinne LAPLACE-BUILHE, Gustave Roussydiaporama

 

Management du projet : contraintes, accès, partage, gestion des projets d’application

Jean Salamero conclut les présentations de cette journée par un bilan global sur l’avancement du projet incitatif concerté “Imagerie multiphotonique” et sur les aspects management et budgétaires. Ce programme a permis de créer une interface entre les plate-formes d’imagerie des instituts Curie, Gustave Roussy et Saint Louis, bien que les perspectives d’évolution restent encore nombreuses.

Jean SALAMERO, Institut Curie

 

Perspectives : table ronde et débat

La journée se termine par une table-ronde/débat ouverte pour explorer les perspectives liées au projet du Cancéropôle “Imagerie multiphotonique”. L’ensemble des participants est invité contribuer à définir les axes de développement à prioriser. Une cinquantaine de chercheurs et cliniciens ont ainsi pu participer aux échanges de la journée.

19/09/2014 : "Imagerie et cancer"